UNE VOIX QUI RASSEMBLE Porte-parole principal de la
FRANCOPHONIE CANADIENNE dans neuf provinces et trois territoires
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Déclaration du président de la FCFA à l'occasion du Mois de l'histoire des Noirs

1er février - Le président de la FCFA, Jean Johnson, a émis la déclaration suivante pour souligner le début du Mois de l’histoire des Noirs :

« Je souhaite que le Mois de l’histoire des Noirs nous fasse pleinement prendre conscience de la place qu’occupent, au sein de notre francophonie, les personnes d’origine ou d’ascendance africaine ou caribéenne. Qu’ils soient enseignants, professionnels de la santé, gens d’affaires ou intervenants communautaires dans nos organismes, les Noires et les Noirs francophones façonnent l’avenir de nos communautés. Leur contribution est inestimable, et elle ira en augmentant.

Je souhaite que cette prise de conscience nous amène à reconnaître la discrimination raciale là où elle existe ; qu’elle nous amène à éliminer les obstacles à la pleine participation des francophones d’origines diverses au sein de nos réseaux associatifs. Je souhaite que la diversité dont nous sommes si fiers se reflète davantage dans les conseils d’administration et les comités exécutifs de nos organismes. Nos enfants et nos petits-enfants, qui comptent sur nous pour mobiliser toutes les forces de la communauté pour l’avenir du français, nous en remercieront.

J’invite les Canadiens et les Canadiennes de tous horizons à participer aux nombreuses activités en français qui ont lieu cette année pour marquer le Mois de l’histoire des Noirs. Je tiens également à applaudir la décision du gouvernement du Canada de souligner la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine ». 

Rentrée parlementaire : la FCFA donne deux mois au gouvernement pour livrer en matière de langues officielles

29 janvier - « Voilà maintenant presque 27 mois que ce gouvernement est arrivé au pouvoir. Les paroles ne suffisent plus, les francophones n’attendront plus. Nous donnons au gouvernement deux mois pour poser des gestes significatifs dans le dossier des langues officielles ». C’est ce qu’a déclaré ce matin le président de la FCFA, Jean Johnson, lors d’une conférence de presse à l’Édifice du Centre à l’occasion de la rentrée parlementaire.

La FCFA insiste, notamment, que le prochain plan d’action pour les langues officielles doit inclure 575 M $ sur cinq ans en investissements supplémentaires pour freiner l’érosion des organismes, des institutions, des centres communautaires et culturels francophones partout au pays.

« Voilà deux ans qu’on répète, d’une consultation à l’autre, que nos organismes sont à bout de souffle. Ce 575 M $ de plus est nécessaire pour réparer les torts causés par plus d'une décennie où les investissements du gouvernement dans nos communautés n'ont même pas été indexés au coût de la vie. D’ici le 31 mars, nous voulons un plan conçu pour faire une différence pour les francophones », déclare M. Johnson.

Le président de la FCFA a également interpellé directement le Premier ministre, en réclamant une déclaration de Justin Trudeau établissant clairement que la dualité linguistique, le respect de la Loi sur les langues officielles et l’appui aux minorités de langue officielle sont des priorités pour son gouvernement. « Lorsque le Premier ministre s’engage personnellement par rapport à un dossier, les choses bougent. Cet engagement personnel de Justin Trudeau envers les langues officielles, cette directive claire à l’appareil fédéral d’en faire une priorité, on l’attend encore », déplore M. Johnson. 

La FCFA a annoncé qu’elle sera de retour sur la Colline le 1er mars prochain pour une journée d’action intitulée Équipe francophonie. À cette occasion, des dizaines de représentants et représentantes des communautés francophones de partout au pays rencontreront des parlementaires pour parler d’enjeux prioritaires en matière de langues officielles et de francophonie. 

Déclaration à la suite du décès de Royal Galipeau

28 janvier - Le président de la FCFA, Jean Johnson, a émis la déclaration suivante en réaction au décès de l'ancien député d'Ottawa-Orléans, Royal Galipeau.  

« C'est avec tristesse que j'ai appris, hier, le décès de Royal Galipeau. Non seulement était-il un des interlocuteurs de premier plan de la FCFA à l'époque du gouvernement de Stephen Harper, je me rappelle également l'avoir rencontré lorsque j'étais président de l'Association canadienne-française de l'Alberta. C'est dire combien il se rendait disponible pour les organismes de la francophonie, et les discussions avec lui sur les enjeux des langues officielles duraient souvent plus longtemps que prévu : il était généreux de son temps parce qu'il y croyait profondément. Cela se voyait aussi au nombre d'événements de la francophonie locale, provinciale et nationale auxquels il se faisait un devoir et un point d'honneur d'assister.
 
Je tiens à offrir mes plus sincères condoléances à la famille et aux proches de M. Galipeau ».

Venez travailler avec nous!

La FCFA offre présentement un contrat de deux mois pour un appui en communications au niveau du dossier de l'immigration francophone. Cliquez ici pour en savoir plus et posez votre candidature d'ici le 29 janvier!

Déclaration de la FCFA concernant le départ à la retraite de la sénatrice Claudette Tardif

22 janvier - Le président de la FCFA, Jean Johnson, a émis la déclaration suivante suite à l’annonce du départ prochain de la sénatrice franco-albertaine Claudette Tardif, qui quittera le Sénat le 2 février prochain :  

« Comme président de la FCFA et comme Franco-Albertain, c’est avec grand regret que j’apprends le départ prochain de la sénatrice Tardif.

Pendant douze ans, Claudette Tardif a représenté à la fois la francophonie et l’Alberta avec distinction à la Chambre haute. S’il a été question de dualité linguistique dans les débats du Sénat, c’est en bonne partie grâce à la détermination de cette grande dame qui n’a jamais cessé de tout mettre en œuvre pour que le gouvernement respecte ses obligations en matière de langues officielles. Comme membre, puis présidente du Comité des langues officielles du Sénat, elle a passé au crible tous les éléments de la politique gouvernementale, des obligations linguistiques d’Air Canada à celles de Radio-Canada, pour enfin aboutir à un grand projet : la modernisation de la Loi sur les langues officielles.

La sénatrice Tardif a illustré comment le Sénat peut jouer son rôle de représentation des minorités au Canada. En tant que président de la FCFA, je la remercie pour tout ce qu’elle a fait pour la francophonie et pour le Canada, et je lui souhaite bon succès dans ses projets futurs. En tant que Franco-Albertain, je lui dis que je suis fier d’elle, de tout ce qu’elle a fait, et de tout ce qu’elle continuera à faire pour sa communauté ». 

Déclaration de la FCFA sur la nomination du nouveau juge en chef à la Cour suprême

12 décembre - Le président de la FCFA, Jean Johnson, a émis la déclaration suivante concernant la nomination du juge Richard Wagner à titre de nouveau juge en chef de la Cour suprême :

« Je tiens à féliciter le juge Wagner pour les nouvelles fonctions qu’il assume au plus haut tribunal de notre pays. Je souhaite que le nouveau juge en chef préside un tribunal où les droits linguistiques sont interprétés de manière large et libérale, en conformité avec l’approche adoptée par la Cour suprême dans l’arrêt Beaulac il y a deux décennies.

À cet égard, les communautés francophones et acadiennes n’ont pas oublié que le juge Wagner a appuyé leurs arguments, entre autres, dans les causes Rose-des-Vents et Caron-Boutet.

La FCFA reconnaît par ailleurs que la nomination du juge Wagner s’inscrit dans la tradition d’alternance entre des juges en chef représentant la tradition de common law et des juges en chef représentant la tradition de droit civil ». 

Déclaration du président de la FCFA en réaction aux propos de Raymond Théberge sur le bilinguisme des juges à la Cour suprême

6 décembre - Le président de la FCFA, Jean Johnson, a émis la déclaration suivante en réaction aux propos tenus par le candidat au poste de commissaire aux langues officielles, Raymond Théberge, devant le Comité permanent des langues officielles des communes hier soir :

« Les communautés francophones et acadiennes ont des attentes très élevées envers le prochain commissaire aux langues officielles. Elles veulent un chien de garde qui n’acceptera aucune dilution des principes de la dualité linguistique au pays.

Elles attendent d’un commissaire aux langues officielles une position claire, ferme et sans ambiguïté sur l’obligation pour les juges de la Cour suprême de connaître le français et l’anglais. Les francophones ont le droit d’être entendus et compris dans la langue officielle de leur choix sans l’aide d’un interprète devant la plus haute cour du pays, point à la ligne. C’est cela qu’il faut mettre en œuvre, dans le principe comme dans la pratique.

M. Théberge aura une autre heure de témoignage devant le Comité permanent des langues officielles demain. Nous espérons bien qu’il saura utiliser cette occasion pour clarifier ce qu’il voulait dire et établir fermement que le bilinguisme des juges à la Cour suprême n’est pas un principe négociable ». 

À la recherche d'un plan Trudeau pour les communautés francophones et acadiennes

30 novembre - « Pour plusieurs organismes et institutions de nos communautés, il est minuit moins une. Si on veut donner un nouvel élan à la francophonie en milieu minoritaire, freiner le déclin démographique et ralentir l’assimilation, il faut 575 millions de dollars en investissements additionnels pour nos communautés dans le prochain plan d’action pour les langues officielles ». C’est ce qu’a déclaré ce matin le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Jean Johnson.

La FCFA publie aujourd’hui les faits saillants d’une analyse des comptes publics qui montre que les organismes et institutions francophones n’ont reçu qu’une maigre part des fonds de la Feuille de route pour les langues officielles 2013-2018. Cette analyse, réalisée par un comité de travail formé de partenaires de la FCFA, a été présentée au Forum des leaders la semaine dernière.

« Les organismes et les institutions francophones n’ont reçu que 0,25 $ de chaque dollar investi dans la Feuille de route, et 0,07 $ des paiements de transfert de Patrimoine canadien en langues officielles. On sort réellement d’une décennie de plans quinquennaux par le gouvernement, pour les gouvernements. Comment s’étonner qu’on commence à voir des organismes francophones fermer leurs portes? » déclare M. Johnson.

Nous sommes au terme d’un processus de consultation exhaustif, mené dans l’ouverture et la collaboration par la ministre du Patrimoine canadien Mélanie Joly. Le plan qui émergera de ce processus en dira long sur la vision du Premier ministre Trudeau pour un Canada bilingue. Pour la FCFA, cette vision doit absolument reposer sur des communautés francophones et acadiennes fortes et en croissance.

La FCFA appelle le gouvernement à créer un plan qui produise une véritable transformation pour les communautés, dans cinq grands domaines :

  • Le maintien et l’augmentation du poids démographique de la francophonie ;
  • La création d’espaces de vie en français ;
  • Le renforcement des capacités des organismes et des institutions des communautés ;
  • L’accès à l’éducation en français de la prématernelle au postsecondaire, dans toutes les provinces et tous les territoires ;
  • La revitalisation des communautés francophones en milieu rural et éloigné.

« C’est maintenant qu’il faut agir. Il y a une occasion à saisir, maintenant, pour donner un nouveau souffle aux communautés francophones. Le Premier Ministre Trudeau nous a dit durant la campagne électorale de 2015 que nous comptions, c’est le temps de le démontrer », souligne M. Johnson. 

Faits saillants - analyse des comptes publics - Feuille de route pour les langues officielles

Public Accounts Analysis - Roadmap for Canada's Official Languages - Highlights

Un nouveau logo pour la FCFA

La FCFA est fière de vous présenter ses toutes nouvelles couleurs! La Fédération a dévoilé son nouveau logo à l’occasion d’une réception parlementaire à Ottawa, le 22 novembre. 

« Nous avons repensé de fond en comble l’image de la Fédération, et nous avons fait table rase. En fait, le logo qu'on dévoile n’est pas tant un point d’arrivée qu’un point de départ : il y a encore beaucoup de changement et d’innovation à venir au niveau de notre manière de présenter notre organisme, notre réseau et nos communautés », déclare le président de la FCFA, Jean Johnson.

Le nouveau logo est l’œuvre de Creative Coco’nuts, une firme franco-albertaine basée à Edmonton. L’image, créée en collaboration avec l’équipe des communications de la FCFA, évoque le slogan de la Fédération : une voix qui rassemble.

« La bulle de dialogue inclut les couleurs des drapeaux provinciaux et territoriaux des communautés francophones et acadiennes, et la mosaïque de couleurs parle aussi d’une francophonie moderne, diversifiée et ouverte. L’acronyme de la FCFA est présenté en lettres minuscules ; les majuscules sont réservées aux mots qui décrivent le public pour lequel nous existons : les francophones, les Acadiens et les Acadiennes », explique M. Johnson.

Au cours des prochains mois, la FCFA remplacera progressivement tous ses outils de communication, y compris son site Internet, pour refléter sa nouvelle image de marque. 

Situation critique pour l'alphabétisation en français : le RESDAC n'a plus de locaux ni d'employés

7 novembre - Depuis le 31 octobre, le Réseau pour l’alphabétisme et le développement des compétences (RESDAC), l’organisme national de première ligne en matière d’alphabétisation en français, n’a plus d’employés. Privé de financement depuis maintenant deux ans, le RESDAC est finalement arrivé presque au bout de ses ressources. Ce matin, l’organisme a tenu une conférence de presse conjointe avec la FCFA pour tirer la sonnette d’alarme.   

« Depuis deux ans, Emploi et Développement social Canada n’appuie plus le développement de l’alphabétisme. Le gouvernement a amputé le seul organisme national qui agissait dans ce dossier majeur pour les communautés francophones en situation minoritaire. Considérant que 53 % des francophones de ces communautés n’ont pas le niveau d’alphabétisme nécessaire pour pleinement intégrer la classe moyenne, il y aura des impacts », déclare le président du RESDAC, Donald Desroches. 

Les deux organismes ont d’ailleurs dévoilé un rapport d’enquête du Commissariat aux langues officielles, qui confirme qu’Emploi et Développement social Canada contrevient à la partie VII de la Loi sur les langues officielles à cet égard.

« La partie VII de la Loi impose aux institutions fédérales de prendre des mesures positives pour appuyer le développement des communautés francophones en situation minoritaire. L’envers de la médaille, c’est que les institutions fédérales ne doivent pas non plus nuire au développement de ces communautés. C’est pourtant ce qui est arrivé avec les changements apportés à Emploi et Développement social Canada », souligne M. Desroches.

La FCFA a rappelé qu’il y a dix ans à peine, le RESDAC disposait d’une équipe reconnue pour son excellence, était un joueur national reconnu pour son appui aux réseaux et aux centres d'alphabétisation partout au pays, et était un des organismes nationaux les plus dynamiques du réseau de la francophonie.

« Au cours de la dernière décennie, plusieurs organismes de notre réseau ont vu leur capacité d'action diminuer, année par année. La cause n'est peut-être pas exactement la même que dans le cas du RESDAC, mais le dénominateur commun, c'est le niveau d'engagement du gouvernement fédéral. Avec cet effritement, nous avons bien sûr envisagé qu'un jour, il se pourrait qu’un organisme national ferme ses portes ; aujourd’hui, nous y sommes presque », explique le directeur général de la FCFA, Alain Dupuis.

Le RESDAC et la FCFA demandent une intervention rapide du gouvernement afin de maintenir la capacité d’agir du chef de file national de l’alphabétisme et du développement des compétences en français.

« On sent une volonté et une ouverture du gouvernement d’agir dans ce dossier, et il a d’ailleurs une belle occasion ici de réparer les torts causés par ces décisions passées. Il a l'occasion de montrer l'importance qu'il accorde à la fois à la classe moyenne et à la dualité linguistique de notre pays », ajoute M. Dupuis. 

Déclaration du président de la FCFA concernant le rapport du Comité permanent des langues officielles sur Air Canada

3 novembre - Le président de la FCFA, Jean Johnson, a émis la déclaration suivante concernant le rapport La mise en œuvre de la Loi sur les langues officielles par Air Canada : visons l’excellence.

« Je trouve très encourageant de voir le Comité des langues officielles recommander que le gouvernement donne au commissaire aux langues officielles le pouvoir d’imposer des sanctions et des amendes aux institutions fédérales qui ne se conforment pas à leurs obligations linguistiques. Cette recommandation rejoint très bien les réflexions que nous sommes en train d’avoir, à la FCFA, par rapport à la modernisation de la Loi sur les langues officielles.

Trop souvent, les recommandations du commissaire aux langues officielles ne font pas l’objet de suivis par les institutions fédérales. Si on veut assurer, enfin, le plein respect de la Loi, il me semble que donner plus de mordant au commissaire devrait être une des premières mesures à prendre.

En ce qui a trait à Air Canada, le rapport indique que des progrès ont été accomplis, et c’est tant mieux. Ceci dit, il faut vraiment mettre cette institution en état d’assurer que les citoyens et les citoyennes qui voyagent avec notre transporteur aérien national soient servis dans la langue officielle de leur choix comme ils en ont le droit. »

Le ministre Ahmed Hussen, le secrétaire parlementaire Serge Cormier et la FCFA donnent le coup d'envoi à la 5e Semaine nationale de l'immigration francophone

30 octobre - Le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada, l’honorable Ahmed Hussen, et le secrétaire parlementaire Serge Cormier se sont joints à la vice-présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Audrey LaBrie, pour donner officiellement le coup d’envoi à la 5e Semaine nationale de l’immigration francophone, lors d’une célébration tenue au Collège Samuel-Genest d’Ottawa.

La Semaine, qui a débuté hier et se poursuit jusqu’à samedi, souligne la contribution des immigrantes et des immigrants à la vitalité et à l’essor des communautés francophones et acadiennes. Elle met aussi en valeur tout ce que les communautés ont à offrir aux nouveaux arrivants, aux nouvelles arrivantes et à leurs familles. La Semaine est célébrée partout au pays par le biais de quelque 100 activités dans une multitude de régions au Canada.

Lors du lancement au Collège Samuel-Genest, le ministre Hussen et Mme LaBrie ont entendu des témoignages des jeunes sur leur expérience de la diversité et de l’intégration en contexte scolaire. Ils en ont aussi appris davantage sur le Programme d’accueil des nouveaux arrivants (PANA) du Collège Samuel-Genest, et sur d’autres initiatives du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) en ce qui a trait à l’inclusion et à la diversité.

La FCFA tient à remercier chaleureusement le CECCE et le Collège Samuel-Genest pour leur collaboration dans la tenue de cet événement de lancement de la Semaine nationale de l’immigration francophone.

Citations

« L’immigration francophone, c’est un projet de société pour bâtir ensemble une francophonie plurielle, ouverte et diversifiée. Pour y parvenir, il faut que dans tous les espaces où l’on vit en français, on travaille à créer des communautés accueillantes. Je suis fière de voir le leadership qu’assument les jeunes à cet égard, ici à Samuel-Genest comme ailleurs au pays »

Audrey LaBrie, vice-présidente, FCFA du Canada

« Augmenter l’immigration francophone hors Québec est une priorité pour le gouvernement. Même s’il reste beaucoup de travail à faire pour atteindre notre objectif, nos efforts en matière de promotion, les changements apportés au processus de demande d’Entrée express et le volet Mobilité francophone du Programme de mobilité internationale prouvent que nous nous affairons déjà à y parvenir.  C’est grâce à l’immigration que nous pourrons continuer d’insuffler du dynamisme à nos collectivités francophones et de maintenir notre riche patrimoine de bilinguisme. »

L’honorable Ahmed Hussen, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté

Quelques faits

  • L’immigration est une priorité de développement pour les communautés francophones en situation minoritaire depuis près de 15 ans. Au cours de ces années, elles ont mis en place plusieurs services d’accueil et d’intégration en français, ainsi que 13 Réseaux en immigration francophone (RIF) dans neuf provinces et deux territoires.
  • La Semaine nationale de l’immigration francophone est coordonnée par la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada et les 13 RIF. Elle est inspirée de la Semaine de l’immigration francophone en Atlantique, une initiative organisée par le Comité atlantique sur l’immigration francophone (CAIF) en 2012 et en 2013. Elle est coordonnée et promue grâce à l’appui financier d‘Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

Réaction de la FCFA à la défaite du projet de loi sur le bilinguisme des juges de la Cour suprême : "Nous n'arrêterons pas d'insister sur ce principe"

27 octobre - « Nous sommes déçus, mais nous n’avons pas dit notre dernier mot. Ce que nous défendons, c’est le droit des citoyens et des citoyennes d’être entendus et compris dans la langue officielle de leur choix devant le plus haut tribunal du pays, et nous n’arrêterons pas d’insister sur ce principe jusqu’à ce qu’il soit entériné dans la loi ». C’est ce qu’a déclaré le président de la FCFA, Jean Johnson, à la suite de la défaite en Chambre du projet de loi C-203, mercredi soir.

Ce projet de loi, parrainé par le député François Choquette, visait à rendre obligatoire la connaissance du français et de l’anglais par les juges de la Cour suprême du Canada. Il s’agit de la plus récente version de plusieurs projets de loi qui ont été introduits et défaits au Parlement au cours de la dernière décennie.

« Plusieurs parlementaires libéraux ont dit qu’ils étaient d’accord avec le principe mais pas avec l’approche du projet de loi C-203. Dans ce cas, la balle est dans leur camp et c’est à eux à agir. La FCFA est même prête à appuyer le gouvernement en proposant des éléments pour un projet de loi », souligne M. Johnson.

La FCFA est d’avis que la question des compétences linguistiques des juges à la Cour suprême pourrait même faire partie d’une modernisation de la Loi sur les langues officielles, projet dans lequel la Fédération s’investit présentement de façon prioritaire.

« L’objectif qui est au cœur de la Loi, c’est l’égalité réelle des deux langues officielles au Canada. Est-ce qu’on peut dire que les francophones bénéficient d’une égalité réelle lorsqu’ils doivent passer par un interprète pour se faire comprendre à la plus haute cour du pays ? La réponse, pour moi, est clairement non. Alors qu’est-ce qu’on fait pour garantir cette égalité ? C’est peut-être dans ce sens qu’il faut traiter la question », explique M. Johnson. 

5e Semaine nationale de l'immigration francophone : célébrer les mille accents du français partout au pays

26 octobre - À l'approche de la 5e Semaine nationale de l’immigration francophone, qui débute ce dimanche, la FCFA invite la population canadienne à participer à près de 100 activités prévues aux quatre coins du pays entre le 29 octobre et le 4 novembre. La FCFA lance également Mes amis et moi, unis dans notre diversité, une campagne de témoignages où les francophones racontent comment des liens d’amitié avec des immigrants et immigrantes ont transformé leur vie.

« Nous voulons raconter ces histoires parce que l’immigration francophone, c’est avant tout une affaire de relations humaines, de gens qui créent des liens et s’enrichissent les uns les autres. C’est comment la langue française que nous partageons nous permet de se parler de nos différences, de reconnaître ce qu’on a en commun et de bâtir une francophonie plurielle et ouverte. C’est pour cette raison que la thématique de la Semaine 2017 est Une langue, mille accents », explique le président de la FCFA, Jean Johnson.

Plus de 80 activités sont déjà répertoriées sur le calendrier de la Semaine, et d’autres s’ajoutent quotidiennement. On y compte entre autres des spectacles, des ateliers, des projections de films et d'autres activités plus ciblées pour les enfants ; des activités sont programmées dans toutes les régions du pays, de l’Acadie au Yukon, en passant par l’Ontario et l’Alberta.

La FCFA invite la population à découvrir ces activités en visitant le Portail de l’immigration francophone au Canada. Le Portail inclut également des renseignements sur comment participer à la campagne Mes amis et moi, unis dans notre diversité.

On peut suivre les activités entourant la Semaine nationale de l’immigration francophone sur Facebook, Twitter (@fcfaimmigration) et Instagram.

Depuis 2013, les communautés francophones et acadiennes profitent de la Semaine pour promouvoir, manifester et célébrer la contribution des nouveaux arrivants d'expression française. La Semaine est coordonnée par la FCFA et les Réseaux en immigration francophone (RIF) à la grandeur du pays, avec l’appui de plusieurs partenaires. Elle est coordonnée et promue grâce à l’appui financier d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

Recrutement de travailleurs qualifiés à l'international : des sessions d'information pour les employeurs dans l'Ouest et en Ontario

25 septembre - Besoins en matière de main-d’œuvre qualifiée bilingue ? L’immigration francophone est une solution ! À compter d’aujourd’hui, des employeurs de huit villes de l’Ouest et de l’Ontario découvriront les avantages de recruter des travailleurs qualifiés d’expression française à l’international, à l’occasion d’une série de sessions d’information coordonnées par la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada et les Réseaux en immigration francophone (RIF).

Cette série, qui se poursuit jusqu’au 6 octobre, inclura des sessions à Vancouver, Kelowna et Kamloops (Colombie-Britannique), Edmonton (Alberta), Yellowknife (Territoires du Nord-Ouest), Winnipeg (Manitoba) ainsi que Brampton, Cornwall et Ottawa (Ontario). À chaque endroit, les employeurs et représentants d’associations professionnelles auront accès à la vaste expertise de représentants des bureaux d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) à Paris, Dakar et Rabat.

« Les employeurs ont un rôle très important à jouer pour la réussite du projet de l’immigration francophone, et une contribution très spécifique que nos communautés peuvent faire pour les aider à jouer ce rôle, c’est de créer un point de rencontre entre eux et les spécialistes qui peuvent les informer sur le recrutement à l’international », explique le président de la FCFA, Jean Johnson.

La FCFA et les RIF coordonnent la tenue de ces sessions d’information depuis maintenant cinq ans. Elles sont rendues possibles grâce à un partenariat avec l’ambassade du Canada à Paris et à l’appui d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada. La FCFA tient également à souligner la collaboration de plusieurs partenaires et membres des RIF.

Pour plus de renseignements sur les sessions d’informations, visitez le Portail de l’immigration francophone.

Déclaration du président de la FCFA à l'occasion du Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes

25 septembre - Le président de la FCFA, Jean Johnson, a émis la déclaration suivante pour souligner le Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes :

« Il y a un peu plus de 400 ans, les premiers explorateurs français ont mis le pied en Ontario pour la première fois et depuis ce temps, les accents de notre langue n’ont jamais cessé de se faire entendre dans la province.

De siècle en siècle, les Franco-Ontariens et les Franco-Ontariennes ont persisté pour faire leur place, des luttes contre le Règlement XVII à S.O.S Montfort. C’est parce que la fibre franco-ontarienne est faite de détermination et de volonté d’être et d’agir qu’aujourd’hui, le vert et le blanc sont sur la tour du CN, à la législature provinciale de Queen’s Park, sur les chandails et les visages de milliers d’écoliers et d’écolières qui défilent dans les rues de leur quartier.

Chez moi, lorsque nous faisons la levée du drapeau franco-albertain au mois de mars, nous avons coutume de dire que le ciel est bleu, blanc, rose. À tous et toutes les francophones de l’Ontario, je dis ceci : faites que le ciel soit vert et blanc en ce 25 septembre! »

Les communautés francophones et acadiennes prêtes à accueillir les demandeurs d'asile francophones en provenance des É.-U.

7 septembre 2017 - « Le message que nous lançons aujourd’hui est un message d’ouverture à accueillir les demandeurs d’asile francophones qui sont entrés au pays à Lacolle en provenance des États-Unis, une fois que le gouvernement du Canada aura statué sur leurs demandes ». C’est ce qu’ont déclaré, ce matin, les présidents de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada et de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO).

En conférence de presse ce matin, les deux organismes ont signalé l’intérêt des communautés francophones en situation minoritaire au pays à accueillir des demandeurs d’asile, et annoncé des mesures concrètes pour appuyer ceux-ci. Ils réclament également une rencontre le plus rapidement possible avec le ministre Ahmed Hussen pour s’assurer qu’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) mette dès maintenant les communautés francophones et acadiennes sur son radar pour tout ce qui touche à l’accueil des demandeurs d’asile. La FCFA et ses organismes membres s’attendent à ce que le ministère et la Commission de l’immigration et du statut de réfugié (CISR) traitent les dossiers des demandeurs d’asile en tenant compte des besoins de ces communautés.  

« L’immigration et la diversité, c’est prioritaire pour nos communautés. Les demandeurs d’asile sont des gens qui peuvent apporter une contribution importante à la vitalité de la francophonie. De son côté, IRCC a des obligations linguistiques qui l’engagent à appuyer cette vitalité. Lors de la crise des réfugiés syriens, ces obligations n’étaient pas sur le radar des fonctionnaires et il faut éviter de répéter cette erreur », souligne le président de la FCFA, Jean Johnson.

Les deux organismes estiment que le gouvernement peut mettre en place des mesures ciblées pour faciliter l’établissement de ces demandeurs d’asile, par exemple par le biais du programme Mobilité francophone.

« Nous savons que le développement de la communauté francophone en contexte minoritaire dépend grandement de l’immigration. De nombreux secteur cherchent vainement des francophones qualifiés pour combler des postes. C’est le cas dans l’enseignement, et d’autres besoins se font sentir dans les secteurs de la santé, des service sociaux et du développement communautaire. Nous voulons jouer un rôle de facilitateur et mettre en contact les employeurs avec ces personnes qui arrivent au pays. C’est pourquoi nous avons lancé un appel au réseau de la francophonie pour créer un répertoire des emplois disponibles au pays », explique le président de l’AFO, Carol Jolin.

Le Comité d’accueil haïtien de la capitale nationale participait à la conférence de presse de ce matin, à laquelle assistaient également d’autres organismes incluant le Conseil économique et social d’Ottawa-Carleton (CESOC), le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) et l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO). 

Déclaration du président de la FCFA à l'occasion de la Fête nationale de l'Acadie

15 août - Le président de la FCFA, Jean Johnson, a émis la déclaration suivante pour souligner la Fête nationale de l’Acadie :

« En cette année du 150e anniversaire de la Confédération, on ferait une énorme omission si on ne célébrait pas la résilience, la ténacité et le dynamisme du peuple acadien. L’histoire canadienne du dernier siècle et demi, c’est aussi l’histoire d’une Acadie qui s’est bâtie à coups de luttes et de défis, grâce à des générations de militants, de créateurs et d’entrepreneurs.

Avec leur ténacité et leur identité enracinée dans le cœur, les Acadiens et les Acadiennes ont occupé l’espace et se retrouvent maintenant dans toutes les régions du pays. Il existe maintenant des associations acadiennes – et des célébrations du 15 août – au Québec, en Ontario et jusque chez moi en Alberta. Cette présence, en soi, est déjà tout un tintamarre.

Aux Acadiens et aux Acadiennes, je souhaite que cette année la Fête nationale de l’Acadie soit nationale de deux manières : d’abord, bien sûr, parce qu’on célèbre la nation acadienne, mais aussi parce qu’on la célèbre dans toutes les régions du pays. En cette année du 150e anniversaire de la Confédération, je souhaite qu’on inscrive l’Acadie, et le rôle qu’elle a joué et continue de jouer dans la construction de notre pays, là où elle doit être : fermement dans la conscience collective des Canadiens et des Canadiennes.

C’est pourquoi je suis particulièrement content de voir que les célébrations du 15 août incluent, cette année, des événements comme Les Canadiens saluent l’Acadie! dans la région d’Ottawa-Gatineau. Je tiens aussi à féliciter les organisateurs de Grand-Pré 2017, une célébration historique des liens entre le peuple acadien et le peuple Mik’maq, qui a eu lieu cette fin de semaine en Nouvelle-Écosse.  

Longue vie à l’Acadie, partout où elle se trouve, et bon 15 août à tous et à toutes. Faites du bruit! »

"Nous ne sommes pas où nous devrions être en 2017"

2 août - « Nous n’avons jamais été aussi nombreux à parler français au Canada, mais le poids de la francophonie continue de reculer dans plusieurs régions du pays. Ce que ça nous dit, c’est qu’il faut de l’action immédiatement pour préserver, maintenir et augmenter la présence du français dans toutes les régions du Canada ». C’est ce qu’a déclaré le président de la FCFA, Jean Johnson, concernant les chiffres du recensement de 2016 sur les langues.

Ces chiffres, publiés ce matin par Statistique Canada, montrent que plus de 2,7 millions Canadiens et Canadiennes vivant à l’extérieur du Québec parlent le français, et un peu plus d’un million l’ont comme première langue officielle. On voit aussi une croissance de la francophonie, notamment, en Alberta et dans les territoires, mais un recul dans toutes les provinces de l’Atlantique sauf Terre-Neuve-et-Labrador, ainsi qu’au Manitoba et en Saskatchewan. Enfin, l’usage du français comme langue prédominante à la maison continue de décliner partout au pays.

« Voir des régions francophones comme la Péninsule acadienne ou l’Est ontarien en difficulté, oui, c’est inquiétant. Voir que le français continue de régresser à la maison, c’est inquiétant. Et même s’il est encourageant de voir la population francophone augmenter dans les grandes villes, encore faut-il que ces gens-là aient accès à des services, des activités, une vie socio-culturelle en français. Ces défis-là, c’est aujourd’hui qu’il faut s’y adresser, et vigoureusement », indique M. Johnson.

La FCFA insiste sur l’importance de mesures d’appui à trois niveaux : maintenir le poids démographique de la francophonie, par un soutien à l’immigration et à la petite enfance ; faire en sorte que les régions où le nombre de francophones décroît deviennent ou redeviennent des endroits où les gens peuvent s’établir et prospérer ; et assurer que les francophones qui s’installent dans les régions métropolitaines y trouvent des services, des activités et une vie socio-culturelle en français.

« Par exemple, il ne faut plus accepter que moins de 2 % des immigrants qui s’installent à l’extérieur du Québec s’intègrent à la communauté francophone. Il ne faut plus accepter que des parents francophones, ne pouvant attendre plus longtemps pour une place, soient forcés d’inscrire leur enfant à la garderie en anglais. Il ne faut plus accepter que des jeunes francophones ou ceux issus de l’immersion s’inscrivent à l’université en anglais parce qu’ils n’ont pas d’autres options », explique M. Johnson.

Pour la FCFA, il n’a jamais été plus important que le prochain plan d’action sur les langues officielles soit une réelle politique de développement global plutôt qu’une liste d’initiatives. « Notre objectif doit être d’assurer que tous ceux et toutes celles qui veulent vivre en français puissent le faire, peu importe leur origine ou leur langue maternelle, peu importe le contexte dans lequel ils vivent. C’est pour ce projet-là qu’on interpelle le Premier ministre Trudeau et la ministre Joly. Il faut un engagement renouvelé envers nos communautés pour qu’on puisse encore parler de dualité linguistique dans 20 ou 30 ans », déclare M. Johnson. 

Déclaration du président de la FCFA à la suite du décès de Marie Bourgeois

19 juillet - Le président de la FCFA, Jean Johnson, a émis la déclaration suivante à la suite du décès de Marie Bourgeois, figure emblématique de la francophonie de la Colombie-Britannique.

« J’apprends avec beaucoup de tristesse la disparition d’une militante qui a été un pilier non seulement de la francophonie dans sa province, mais aussi de la francophonie canadienne dans son ensemble.

Outre son engagement comme présidente de la Fédération des francophones de la Colombie-Britannique, directrice générale de la Maison de la francophonie, puis présidente du Conseil scolaire francophone, Marie Bourgeois a longtemps siégé au conseil d’administration de la FCFA. À ce titre, elle a joué un rôle actif, au cours des années 1990, dans la refonte de la gouvernance de la Fédération. Pour sa contribution, tant en Colombie-Britannique qu’au niveau national, elle a reçu notamment l’Ordre du Canada et l’Ordre des francophones d’Amérique.

Nous perdons une grande dame, qui a fait une différence pour l’avancement des droits des francophones. J’offre mes sympathies à sa famille et à ses proches, ainsi qu’à toute la communauté francophone de Colombie-Britannique». 

Déclaration du président de la FCFA à l’occasion de la Fête du Canada

Ottawa, 30 juin 2017 – Le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Jean Johnson, a émis la déclaration suivante pour marquer la Fête du Canada :

« C’est un grand plaisir pour moi de souhaiter à tous les Canadiennes et Canadiens, un bon 150e anniversaire! Cette fête est une occasion de célébrer toutes les facettes de notre société et de réaffirmer les valeurs qui nous unissent, soit l’ouverture, la diversité et la dualité linguistique. C’est aussi une occasion de commémorer les moments moins glorieux de notre histoire et de renouer notre désir de construire ensemble un pays qui saura faire une place pour tous ses citoyennes et citoyens.

Si nous jouissons de deux langues officielles au Canada et de communautés francophones dynamiques dans toutes les provinces et territoires, c’est parce que nos ancêtres ont su se mobiliser pour faire respecter notre droit de vivre et de nous épanouir en français, comme citoyennes et citoyens à part entière. Aujourd’hui, les communautés francophones et acadiennes constituent des terres d’accueil dynamiques, renforcées par l’apport culturel, intellectuel et économique des nouveaux arrivants venus de partout dans le monde. Ainsi, nos communautés continuent de contribuer à l’essor de notre pays et à faire vivre le bilinguisme et la diversité culturelle, gages de productivité et de compétitivité du Canada à l’international.

Le 150e de la Confédération canadienne est une belle occasion pour tous les Canadiens et les Canadiennes de reconnaître la contribution et l’importance de chacune et chacun à la construction de ce pays et de célébrer ensemble nos histoires et nos cultures dans un esprit d’égalité, de dialogue et de respect.

À tous et à toutes, je souhaite une joyeuse Fête du Canada ».

Déclaration du président de la FCFA à l’occasion de la Saint-Jean-Baptiste

Ottawa, 23 juin 2017 – Le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Jean Johnson, a émis la déclaration suivante pour souligner la Saint-Jean-Baptiste, Fête de la francophonie canadienne :

« C’est avec grande fierté que je souhaite aux francophones et francophiles des quatre coins du pays une bonne Saint-Jean-Baptiste ! Depuis plusieurs générations, la St-Jean est une occasion annuelle qui nous permet de nous rassembler pour fêter notre héritage et notre avenir prometteur en français, partout au pays. Cette année, les festivités s’inscrivent dans le cadre des célébrations du 150e anniversaire de la Confédération, année pendant laquelle il est important de rappeler le travail de nos ancêtres dans l’édification du Canada et l’apport continu de nos communautés francophones, qui enrichissent l’identité et l’expérience canadienne.

De plus, cette fête de la Saint-Jean s’inscrit dans le cadre des festivités de Constellation francophone, un événement unique présenté dans six villes au travers le Canada pour encourager le dialogue et les échanges entre les différentes communautés francophones. À Moncton/Dieppe, Québec, Ottawa, Toronto, Whitehorse et Winnipeg, les francophones se rassembleront pour célébrer la vitalité, le dynamisme et la diversité de la francophonie canadienne et acadienne.

Je vous invite donc à célébrer votre fierté et votre identité francophone, car il s’agit de la meilleure façon de démontrer que les communautés francophones et acadienne occupent une place essentielle au pays. Je souhaite à tous et à toutes une formidable Saint-Jean-Baptiste ».

Intérims et délais de nomination dans plusieurs postes-clés : la FCFA presse le gouvernement d'agir

20 juin - Avec la fin de la session parlementaire, plusieurs postes clés au gouvernement, dont celui de commissaire aux langues officielles et celui de président ou présidente du CRTC, demeurent vacants ou occupés par intérim. Cette situation sans précédent, ainsi que les processus de nomination anormalement longs, inquiètent la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada.

« Depuis le début de la semaine, la FCFA essaie de savoir si on a toujours au moins une commissaire aux langues officielles par intérim, puisque le mandat de Ghislaine Saikaley est échu depuis le 17 juin. On comprend qu’au niveau de la nomination du prochain ou de la prochaine commissaire, il y a un processus à refaire, mais entretemps, c’est quand même une fonction beaucoup trop importante pour qu’on se retrouve devant une chaise vide », déclare le président de la FCFA, Jean Johnson.

En ce qui a trait au CRTC, la FCFA a appris ce matin que Judith LaRocque, qui avait été nommée en novembre dernier pour occuper de façon intérimaire les fonctions de vice-présidente - radiodiffusion au Conseil, a maintenant été nommée présidente par intérim pour quatre mois à la suite de la fin du mandat de Jean-Pierre Blais. Le poste de vice-présidence radiodiffusion, qui attend une nomination permanente depuis l’automne 2015, redevient vacant.

« Il y a de grands renouvellements de licences qui s’en viennent, comme celui de Radio-Canada et celui d’Unis, et ce qu’on entend c’est que le CRTC n’aurait pas quorum en termes de conseillers francophones pour procéder aux audiences publiques. Ça nous met mal à l’aise, parce qu’on ne sait pas ce qui se passe au niveau des nominations », indique M. Johnson.

Les autres nominations qui se font attendre incluent le comité d’experts pour le nouveau Programme de contestation judiciaire. D’autre part, la ministre du Patrimoine canadien a annoncé aujourd’hui la création d’un comité indépendant qui aura pour mandat de mener le processus de sélection pour combler les postes au conseil d’administration de CBC/Radio-Canada.

« Il y a des postes qui sont trop importants pour qu’on attende des mois avant de les combler. Il faut que le gouvernement nous mette en position de continuer à avancer ; et dans les cas où les nominations tardent, il faut que le Premier Ministre explique pourquoi elles tardent », précise M. Johnson.

La FCFA est d’ailleurs toujours en attente d’une réponse à sa demande de rencontre avec le Premier Ministre. 

Déclaration du président de la FCFA concernant l'annonce de la Politique sur la francophonie du gouvernement de l'Alberta

14 juin - Le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Jean Johnson, a émis la déclaration suivante à la suite du dévoilement de la toute première Politique en matière de francophonie du gouvernement de l’Alberta, ce matin à Edmonton :

« C’est une journée historique non seulement pour la francophonie albertaine, mais aussi pour l’ensemble de la francophonie canadienne. De la Nouvelle-Écosse au Manitoba, de l’Ontario aux Territoires du Nord-Ouest, de l’Île-du-Prince-Édouard à l’Alberta, presque toutes les juridictions provinciales et territoriales au pays ont maintenant une loi ou une politique en matière de francophonie et de services en français.

Cela veut dire que la très grande majorité des 2,6 millions de citoyens et de citoyennes d’expression française à l’extérieur du Québec vivent dans une province ou un territoire où le français a un statut reconnu et formalisé par leur gouvernement. C’est une avancée remarquable en cette année du 150e anniversaire de la Confédération.

Je tiens à féliciter le gouvernement de l’Alberta pour son leadership, et à saluer l’Association canadienne-française de l’Alberta qui a travaillé très fort sur ce dossier. J’encourage également le gouvernement du Canada à appuyer l’Alberta pour qu’elle puisse répondre à la demande pour des services en français ». 

Entente multilatérale pour l'apprentissage et la garde des jeunes enfants : il faut des mesures concrètes et ciblées pour la petite enfance en français, dit la FCFA

13 juin 2017 - « Que le gouvernement investisse pour améliorer les services de garde partout au pays, c’est très bien. Mais s’il veut réellement que nos communautés bénéficient de ces investissements de façon équitable, il faut aller plus loin et prévoir des mesures concrètes et ciblées au bénéfice de la petite enfance en français ». C’est ce qu’a déclaré le président de la FCFA, Jean Johnson, à la suite du dévoilement hier de l’entente multilatérale pour l’apprentissage et la garde des jeunes enfants.

L’entente prévoit le transfert d’une somme de 7,5 milliards $ sur 11 ans vers les provinces et les territoires et inclut une mention de l’importance des « besoins particuliers des communautés francophones et anglophones minoritaires », sans préciser toutefois quelles mesures seront prises concrètement pour tenir compte de ces besoins.

« Ce qu’on comprend, c’est que ça va se négocier dans les ententes bilatérales avec chaque province et territoire, d’où l’importance d’assurer que les clauses linguistiques dans ces ententes soient musclées et incluent des mesures ciblées qui garantissent des retombées pour nos communautés, où les besoins en matière de services à la petite enfance en français sont souvent criants », explique M. Johnson.

L’automne dernier, le commissaire aux langues officielles Graham Fraser a émis un rapport mettant brossant un portrait frappant des défis en ce qui a trait à la petite enfance en français. Le commissaire a d’ailleurs recommandé au gouvernement d’intégrer une composante francophone dans son cadre national pour l’apprentissage et la garde des jeunes enfants.

« C’est un enjeu fondamental pour la francophonie. Quand un parent ne peut plus attendre pour une place en français pour son enfant et l’inscrit à un service de garde en anglais, les chances sont grandes que la suite du parcours scolaire va se faire dans cette langue. Les impacts sur la vitalité de nos communautés peuvent être désastreux », souligne M. Johnson.

La FCFA trouve d’ailleurs regrettable que ni la Commission nationale des parents francophones, ni la Fédération nationale des conseils scolaires francophones n’aient été invités à l’annonce d’hier. 

Rencontres nationales de la francophonie 2017 : Jean Johnson élu à la présidence de la FCFA

12 juin - La FCFA a un nouveau président. Rassemblés à Ottawa pour trois jours de rencontres qui ont culminé avec la 42e assemblée générale annuelle de la FCFA, les membres ont choisi le Franco-Albertain Jean Johnson pour présider aux destinées de l'organisme au cours des deux prochaines années.

Originaire de la région de Rivière-la-Paix, Jean Johnson était jusqu'à tout récemment président de l'Association canadienne-française de l'Alberta (ACFA) ; il est également directeur général du Quartier francophone d'Edmonton. Dix-huitième président de la FCFA, il est le deuxième Franco-Albertain à occuper ces fonctions.

« C'est une période de renouveau pour la FCFA, et je veux agir pour redonner de l'énergie et du dynamisme à notre réseau. Le vote était serré, mais mes conversations par la suite avec les membres m'ont donné le fort sentiment que les gens veulent travailler dans le même sens », a déclaré M. Johnson.

Jean Johnson succède à la Franco-Manitobaine Sylviane Lanthier, qu'il a tenu à remercier pour sa contribution à l'avancement de la francophonie. « Les membres de la Fédération ont choisi une nouvelle approche samedi, mais tout le monde reconnaît que Sylviane Lanthier est une leader francophone qui a beaucoup donné comme vice-présidente puis présidente de la FCFA », indique-t-il.

Le nouveau président signale par ailleurs que la FCFA a l'intention de continuer à insister pour rencontrer le Premier Ministre Justin Trudeau. « Il y a une certaine inquiétude dans le réseau, qui est ressortie clairement pendant nos rencontres. Les gens n'entendent pas beaucoup le Premier Ministre parler d'engagement envers les communautés francophones et acadiennes, et ils veulent que ça change », explique M. Johnson.  

Au cours des Rencontres nationales de la francophonie 2017, les membres de la FCFA ont aussi créé un groupe de travail qui se penchera sur la question de la modernisation de la Loi sur les langues officielles. La FCFA note d'ailleurs que la commissaire aux langues officielles par intérim a recommandé au gouvernement, la semaine dernière, d'étudier aussi cette question.

Enfin, les Rencontres ont aussi vu les célébrations du 10e anniversaire du Sommet des communautés francophones et acadiennes. À cette occasion, les 42 organismes membres du Forum des leaders ont adopté un nouveau Plan de concertation stratégique, qui succède au Plan stratégique communautaire qui était en vigueur depuis dix ans. « On entre dans la deuxième décennie du Forum des leaders ; la vision que nous nous sommes donnée en 2007 n'a pas changé, mais nous avons actualisé les chantiers et les moyens de travailler ensemble vers des actions concrètes », souligne M. Johnson.

 

Déclaration de la présidente de la FCFA concernant le retrait de la candidature de Madeleine Meilleur au poste de commissaire aux langues officielles

7 juin - La présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Sylviane Lanthier, a émis la déclaration suivante concernant l’annonce du retrait de la candidature de Madeleine Meilleur au poste de commissaire aux langues officielles :

« Au cours des dernières semaines, le processus qui a mené au choix de Madeleine Meilleur a généré un important débat au Parlement, dans l’opinion publique et au sein des communautés francophones et acadiennes. Ce débat, par les perceptions qu’il a créées, a mis à risque l’intégrité de la fonction de commissaire aux langues officielle. 

Il est tout à l’honneur de Madeleine Meilleur, dans les circonstances, d’avoir choisi de retirer sa candidature. Avec cette décision, elle a fait passer son engagement envers la dualité linguistique et la francophonie avant ce qu’elle aurait personnellement souhaité. Nous l’en remercions.

Maintenant, il reste à nommer un ou une commissaire aux langues officielles qui, dès le début de son mandat, aura la confiance des communautés, des parlementaires et du public.

La FCFA demande au Premier ministre du Canada de prendre les mesures nécessaires pour que le poste soit comblé dans les meilleures conditions possibles.

La FCFA demande au gouvernement du Canada et aux principaux partis politiques de travailler ensemble dans un esprit libre de partisanerie politique, pour clarifier les règles qui doivent prévaloir dans la nomination d’agents du Parlement, afin d’en assurer la transparence et l’intégrité. La controverse des dernières semaines montre notamment qu’il faut clarifier dans quelles conditions des personnes qui auraient occupé des fonctions politiques, peuvent ou non poser leurs candidatures à des postes semblables.

La FCFA réitère qu’elle veut rencontrer le Premier Ministre Justin Trudeau pour discuter avec lui des enjeux reliés aux communautés de langue officielle en situation minoritaire. »

 

Les Rencontres nationales de la francophonie 2017 ont lieu à Ottawa du 8 au 10 juin

7 juin - Conseil d’administration et assemblée générale annuelle, rencontre du Forum des leaders, les grandes assises annuelles de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada sont désormais réunies sous un nouveau nom. Les Rencontres nationales de la francophonie 2017, qui débutent demain à Ottawa, rassembleront jusqu’au 10 juin des délégués d’une quarantaine d’organismes et institutions de partout au pays.

« En cette année du 150e anniversaire de la Confédération, nous voulions un nom qui évoque mieux tout le potentiel et toute la force que représente la francophonie pour le Canada. Qu’on soit membre de la FCFA ou qu’on participe au Forum des leaders, nous formons un seul réseau et nous sommes tous là pour le même objectif : le bien-être des communautés francophones et acadiennes », explique la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

Voici les faits saillants des Rencontres nationales de la francophonie 2017 :

Remise du prix Boréal de la FCFA (jeudi 8 juin, 17 h à 19 h) : Cette année, la FCFA remettra son prix Boréal à la Franco-Yukonnaise Jeanne Beaudoin, qui a notamment été présidente et directrice de l’Association franco-yukonnaise (AFY), ainsi que présidente de la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY). Mme Beaudoin a pris sa retraite en avril dernier après neuf ans à la Direction des services en français du gouvernement du Yukon.

Un Sénat en changement, quels effets sur les langues officielles? (9 juin, 13 h 15 à 14 h 45) : Dans un Sénat où le caucus indépendant prend de plus en plus d'importance, comment la nouvelle dynamique change-t-elle la manière de travailler, notamment pour ceux et celles qui sont issus des communautés francophones en situation minoritaire? Comment cela transforme-t-il le travail de défense et de promotion des langues officielles ? Le sénateur René Cormier, ainsi que les sénatrices Raymonde Gagné et Lucie Moncion, nous en parlent.

Célébration des 10 ans du Sommet des communautés francophones et acadiennes (vendredi 9 juin, 15 h à 17 h) : En juin 2007, plus de 750 francophones de partout au pays étaient réunis à Ottawa pour renouveler la vision d’avenir de nos communautés. À l’occasion d’un panel, ceux et celles qui étaient au cœur du Sommet se rappellent des motivations qui animaient les concepteurs du projet. Qu'en est-il, dix ans plus tard, de la vision et du plan qui sont issus du Sommet ? Comment une nouvelle génération, qui porte maintenant cette vision sans avoir vécu le Sommet, entrevoit-elle cet événement ?

42e Assemblée générale annuelle de la FCFA (samedi 10 juin, 13 h à 16 h) : Au cours de cette rencontre ouverte au public, les membres de la FCFA éliront une présidence pour un mandat de deux ans. Ils auront à choisir entre Jean Johnson (Alberta) et Sylviane Lanthier (Manitoba).

Pour plus de renseignements sur les Rencontres nationales de la francophonie 2017, visitez la page www.fcfa.ca/rencontres2017

Déclaration de la FCFA à la suite de sa rencontre avec la ministre Joly

30 mai - Cet avant-midi, la FCFA a rencontré la ministre du Patrimoine canadien, l’honorable Mélanie Joly, pour discuter de l’enjeu de la nomination de la prochaine commissaire aux langues officielles. La conversation a été franche et honnête et a permis à la FCFA de mettre sur la table toutes les inquiétudes et les positions diverses qui existent au sein des communautés par rapport à ce dossier.

La ministre a quant à elle fourni des explications complémentaires sur le processus. La Fédération a pu constater que le gouvernement reste ferme dans son intention de poursuivre ce processus. La FCFA sait également que les inquiétudes au sein des communautés demeurent bien réelles et elle conclut que ces inquiétudes ne seront pas résolues par la rencontre d’aujourd’hui.

La FCFA continue donc à insister pour rencontrer le Premier Ministre du Canada, qui est l’ultime responsable de la politique des langues officielles au pays. La Fédération a communiqué à la ministre Joly qu’elle s’attend à rencontrer le Premier ministre Trudeau, à son retour d’Europe, pour le saisir de ces questions.

 

Faites connaissance avec les candidats à la présidence de la FCFA

29 mai - Le 10 juin prochain, les membres de la FCFA choisiront qui, de Jean Johnson (Alberta) et de Sylviane Lanthier (Manitoba), présidera aux destinées de la Fédération pour les deux prochaines années. Vous souhaitez en savoir plus sur ces deux candidats? Vous pouvez maintenant consulter leurs biographies et leurs textes de motivation! Cliquez ici pour visiter la page web de l'élection à la présidence de la FCFA.

Déclaration de la FCFA concernant le processus de sélection de la prochaine commissaire aux langues officielles

26 mai - Hier soir, la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada a tenu une rencontre de son conseil d’administration pour discuter de la controverse entourant le processus de nomination au poste de commissaire aux langues officielles. La discussion a permis de constater que ce processus ne fait toujours pas consensus au sein des communautés francophones et acadiennes, qui s’inquiètent de l’impact de cette situation sur les citoyens de langue française qui vivent en milieu minoritaire.

La FCFA constate que le gouvernement a répondu à son appel et a dévoilé publiquement les détails de son processus de nomination. Cependant, le fait que ce processus soit perçu, par une part importante de l’opinion publique, comme ayant mené à un choix partisan, demeure le nœud du problème. Il est justifié de se questionner en ce qui a trait aux effets à court et long terme sur l’intégrité d’une institution qui revêt une importance primordiale pour les communautés francophones en situation minoritaire. Aux yeux des organismes membres de la Fédération, le ou la commissaire aux langues officielles est plus qu’un simple agent du Parlement et un chien de garde ; il est aussi, souvent, le dernier recours des francophones lorsque leurs droits linguistiques sont lésés.

Dans ce contexte, la FCFA demande de toute urgence une rencontre avec le Premier Ministre. Il est plus important que jamais de clarifier de quelle manière le gouvernement prévoit protéger l’intégrité de la fonction de commissaire aux langues officielles. Il est essentiel que le Premier Ministre entende les communautés sur ces questions.

La FCFA appelle le gouvernement et les parlementaires à agir pour protéger l'intégrité du poste de commissaire aux langues officielles

20 mai - La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada est vivement préoccupée par la controverse entourant, depuis le début de la semaine, la nomination de la prochaine commissaire aux langues officielles. Considérant que c'est la capacité de la commissaire de faire son travail efficacement et avec la confiance de tous qui est en jeu, la FCFA appelle le gouvernement et l'ensemble des parlementaires à préserver l'intégrité de ce poste critique pour les communautés francophones en situation minoritaire et l'ensemble des Canadiens et des Canadiennes.

« Le ou la commissaire aux langues officielles est un chien de garde et enquête sur des plaintes, mais il ou elle contribue aussi à la recherche de solutions proactives et à la promotion du bilinguisme et des droits linguistiques auprès des citoyens, rappelle la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier. L’intégrité du Commissariat et de tous ces processus d’enquêtes sont un facteur clé dans la réussite de ses fonctions. »

Tout en saluant les qualités personnelles de Madeleine Meilleur, ses compétences et sa feuille de route en matière de défense du fait français, la FCFA a affirmé plusieurs fois en entrevue au cours des dix derniers jours que le gouvernement devait répondre aux questions légitimes qui se posent sur la transparence du processus de nomination et sur la carrière politique récente de Mme Meilleur. Les renseignements fournis cette semaine par le gouvernement et la candidate elle-même n'ont pas mis ces inquiétudes au repos.

La FCFA appelle le gouvernement à agir dans ce dossier d’abord et avant tout dans l’optique de préserver l’intégrité de la fonction de commissaire aux langues officielles. « Il faut que le Premier ministre Trudeau explique comment le processus a été mené en toute impartialité et en plein respect des dispositions de la Loi sur les langues officielles en ce qui a trait à la nomination d’un nouveau ou d'une nouvelle commissaire. Nous demandons au gouvernement de rendre public le processus suivi pour en arriver à la nomination de Mme Meilleur. Toutes les actions du gouvernement, à partir de ce moment, devraient avoir pour but de préserver la crédibilité de ce poste de chien de garde.»

Déclaration de la présidente de la FCFA sur le choix de Madeleine Meilleur à titre de prochaine commissaire aux langues officielles

15 mai - La présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, a émis la déclaration suivante à la suite de l’annonce officielle de Madeleine Meilleur comme choix du Premier ministre Trudeau à titre de prochaine commissaire aux langues officielles :

« La FCFA accueille favorablement le choix de Madeleine Meilleur à titre de prochaine commissaire aux langues officielles. Après un hiatus de près de six mois, à deux ans du 50e anniversaire de la Loi sur les langues officielles, il est grand temps que cette fonction soit enfin comblée, et Mme Meilleur est une personne avec qui la FCFA peut établir dès de départ de bons liens de collaboration pour la pleine application et le plein respect de la Loi.

L’engagement de Madeleine Meilleur en matière de francophonie et de dualité linguistique est bien connu. Elle a vécu de près la lutte pour la sauvegarde de l’hôpital Montfort et, à titre de ministre responsable des Affaires francophones de l’Ontario, elle a notamment mis en place le Commissariat aux services en français de la province. Elle possède les compétences que souhaitait la FCFA pour la personne qui succéderait à Graham Fraser.

Nous sommes conscients que des questionnements existent en lien à la carrière politique de Mme Meilleur. Nous comptons sur la suite du processus de nomination pour clarifier à la satisfaction de tous et de toutes les étapes suivies par le gouvernement pour en arriver à son choix. Étant donné l’importance de son poste pour les communautés de langue officielle en situation minoritaire, la prochaine commissaire doit pouvoir débuter son mandat dans les meilleures conditions de succès possibles ».

Déclaration de la présidente de la FCFA à l'occasion de la Journée de la francophonie yukonnaise

12 mai - La présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, a émis la déclaration suivante pour marquer les festivités de la Journée de la francophonie yukonnaise, qui débutent dès aujourd’hui à Whitehorse :

« Les Franco-Yukonnais et les Franco-Yukonnaises ont beaucoup à célébrer cette année. Je tiens tout d’abord à féliciter l’Association franco-yukonnaise, qui fête 35 années d’excellence au service de la francophonie. Je me réjouis également que le gouvernement territorial ait inclus dans son budget, le mois dernier, des fonds pour la construction de la nouvelle école secondaire de langue française à Whitehorse.

Ces avancées, ainsi que le nombre de festivités prévues aujourd’hui, cette fin de semaine et lundi à Whitehorse et à Dawson, montrent à quel point la francophonie yukonnaise fait partie du tissu social yukonnais. Ceux et celles qui doutent de l’avenir du français au Canada devraient se rendre au Yukon; ils trouveront dans cette communauté en pleine croissance une preuve manifeste du dynamisme et de la modernité de la francophonie canadienne.

Au nom de l’ensemble des communautés francophones et acadiennes du pays, je souhaite à toutes les Franco-Yukonnaises et à tous les Franco-Yukonnais des festivités divertissantes et inspirantes au cours des prochains jours ». 

 

Rapport du Comité sur les langues officielles : un message fort et unanime pour le plein respect du droit à l'éducation en français

9 mai - « C’est un message unanime et très fort que les membres du Comité permanent des langues officielles des Communes lancent au gouvernement : il faut qu’il se donne les moyens pour que tous ceux et toutes celles qui ont droit à l’éducation dans la langue de la minorité soient comptés lors du prochain recensement ». C’est ce qu’a déclaré la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, en réaction au dépôt par le comité, aujourd’hui, d’un rapport d’étude sur le dénombrement des ayants droit en vertu de l’article 23 de la Charte.  

Dans ce rapport, le comité recommande que le recensement de 2021 comporte obligatoirement des questions pour mieux dénombrer ceux et celles qui répondent aux conditions énumérées à l’article 23 pour avoir droit à l’éducation en français.

« Lors de notre comparution au comité, nous avons mis l’accent sur le fait que le recensement ne permet de mesurer que le nombre d’enfants qui ont le français comme langue maternelle, et en 2017, ce n’est plus tenable. Il faut absolument aller chercher des données sur les autres critères prévus par la Charte. Par exemple, beaucoup de Canadiens et de Canadiennes issus de l’immigration ont une autre langue maternelle mais ont reçu leur éducation en français », explique Mme Lanthier.

La FCFA est encouragée de voir le comité recommander qu’une nouvelle étude postcensitaire sur la vitalité des minorités linguistiques ait lieu après le recensement de 2021. Le comité recommande également que le gouvernement fédéral élabore et finance une campagne nationale de sensibilisation pour informer les Canadiens et les Canadiennes sur leurs droits linguistiques en matière d’éducation.

« Ce sont des gestes de leadership significatifs, et ce sont surtout des gestes que le comité recommande de poser en collaboration avec les communautés elles-mêmes. Deux des recommandations visent la mise en place de comités consultatifs qui incluraient des intervenants communautaires. Si le gouvernement fait équipe avec nous de cette manière, on pourrait faire une différence historique au niveau de l’éducation en français », souligne Mme Lanthier.

La FCFA demande au gouvernement fédéral d’accepter les recommandations du Comité permanent des langues officielles et à y donner suite. 

Un vent de renouveau souffle à la FCFA avec l'arrivée d'Alain Dupuis à la direction générale

25 avril - La FCFA a un nouveau directeur général. Alain Dupuis, bien connu notamment pour son engagement au sein du Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) et de l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO-Ottawa), entrera en fonction le 23 mai prochain.

« C’est un temps très excitant pour la FCFA. Le leadership de la jeunesse, nous y croyons, et nous avons choisi Alain Dupuis à cause de ses compétences, de son leadership et parce qu’il est bien placé pour initier une nouvelle page de l’histoire de la Fédération, contribuer de nouvelles idées, générer une nouvelle approche », commente la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

Natif de Sudbury, Alain Dupuis détient un baccalauréat en science politique avec mineure en communication de l’Université d’Ottawa, ainsi qu’une maîtrise en science politique de l’Université de Montréal.

« Je remercie le conseil d’administration de la FCFA de sa confiance, et c’est avec humilité et fierté que j’accepte ce mandat, déclare M. Dupuis. Pour moi, ce sera essentiel de travailler avec le réseau pancanadien et bâtir sur ses succès pour développer une plus grande présence de la francophonie, et de miser entre autres sur la jeunesse et la diversité pour préparer l’avenir de nos communautés ».

La FCFA tient à remercier chaleureusement Diane Côté, qui a assumé la direction générale par intérim au cours des six derniers mois en plus de ses fonctions de directrice des relations gouvernementales et communautaires. 

Déclaration de la présidente de la FCFA à l'occasion de la Semaine nationale de l'action bénévole

24 avril - La présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, a émis la déclaration suivante à l’occasion de la Semaine nationale de l’action bénévole, qui se déroule jusqu’au 29 avril :

« La Semaine nationale de l’action bénévole est un bon moment pour se rappeler que ce qui fait battre le cœur de la francophonie, partout au pays, c’est l’engagement de milliers d’individus qui donnent leur temps, souvent sans compter. Ce sont les administrateurs et les administratrices de nos organismes et institutions, les membres des comités de parents et les parents accompagnateurs dans nos écoles, les voix qui font résonner le français à l’antenne de nos radios communautaires, et tous ceux et celles qui sont derrière la réussite de nos festivals et de nombreuses activités spéciales en français.

Les bénévoles sont le capital le plus important de nos communautés non seulement à cause de ce qu’ils nous permettent d’accomplir, mais aussi parce qu’ils montrent à quel point les francophones partout au pays demeurent engagés envers la langue française.

Aujourd’hui, je tiens à leur dire merci. Je suis particulièrement reconnaissante aux nombreux bénévoles qui donnent leur temps et leur expertise au bureau de direction, au conseil d’administration et aux nombreux comités de la FCFA ». 

Déclaration de la présidente de la FCFA à l'occasion du 35e anniversaire de la Charte canadienne des droits et libertés

17 avril - La présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, a émis la déclaration suivante à l’occasion du 35e anniversaire de l’entrée en vigueur de la Charte canadienne des droits et libertés :

« Il y a 35 ans, Jeannine Séguin, présidente de la FCFA – qui s’appelait alors la Fédération des francophones hors-Québec – déclarait que ce n’était pas le rapatriement de la Constitution ni sa promulgation qui amélioreraient le sort des minorités francophones, mais bien l’application qui en serait faite par les gouvernements. Pour la Fédération, le moment de vérité débutait le 17 avril 1982.

Les trois décennies et demi qui se sont écoulées depuis ont été fort instructives à cet égard. Dans une large mesure, ce sont les communautés francophones et acadiennes qui ont créé ce moment de vérité, au fil des ans, en prenant elles-mêmes les choses en main. Les Franco-Albertains et les Franco-Albertaines l’ont fait dans les années 1980 avec la cause qui a mené au jugement Mahé sur la gestion scolaire en 1990; les Acadiens et les Acadiennes de l’Île-du-Prince-Édouard l’ont fait au tournant de l’an 2000 avec la cause pour l’obtention d’une école dans la région de Summerside.

Se tourner vers les tribunaux à plusieurs reprises pour faire valoir les droits qui leur étaient garantis par la Charte, ce n’était certes pas le premier choix des francophones. Mais l’enseignante de formation qu’était Jeannine Séguin serait fière d’apprendre que grâce à des causes portées à bout de bras par des citoyens engagés qui y croyaient, on compte désormais près de 650 écoles de langue française dans neuf provinces et trois territoires. Elle serait fière de savoir que les communautés ont été à la hauteur et ont su utiliser la Charte avec audace et persistance pour assurer leur vitalité et leur développement ». 

Canada: The Story of Us - Des excuses ne suffisent pas à corriger une série qui divise au lieu d'unir

12 avril - La FCFA prend acte des excuses présentées par la CBC hier concernant la série historique Canada: The Story of Us, mais estime que celles-ci sont insuffisantes. Considérant les erreurs historiques et omissions dans la série, la FCFA estime que la société d’État a un devoir d’en faire plus, et rapidement, pour corriger le tir. La Fédération est par ailleurs réticente à l’idée que cette série soit mise à la disposition des écoles pour l’enseignement de l’histoire du Canada.

« Si on se fie aux deux premiers épisodes, les jeunes apprendront que les premiers Français à s’établir au pays étaient malpropres, y compris Samuel de Champlain, qu’aucun explorateur ne s’est rendu au-delà des Grands Lacs avant l’arrivée des Britanniques ; et ils ignoreront que l’Acadie a joué un rôle dans la fondation du Canada. C’est grave, quand on y pense ! » déclare la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

La FCFA est d’avis que les mesures correctives proposées à date par CBC sont, encore une fois, conçues pour faire porter la responsabilité de rectifier les faits à ceux et celles qui n’ont pas de voix, ou qui sont mal représentés dans la série. À eux de défendre leur point de vue face à une série déjà finalisée et en cours de diffusion !

« CBC dit vouloir ‘ouvrir la conversation’ avec un ‘débat web’. Or cette conversation, c’est à l’intérieur même de la série qu’on aurait dû la retrouver. La compagnie de production a confirmé que la série avait été produite uniquement à l’intention d’un public anglophone. Or, comment peut-on créer un dialogue porteur d’unité en présentant une seule perspective sur plusieurs des faits marquants de l’histoire du pays ? CBC nous dit-elle qu’elle a une perspective historique ‘anglophone pour les anglophones’ et ‘francophone pour les francophones’ ? », souligne Mme Lanthier. La FCFA s’inquiète que le ‘débat web’ proposé par la société d’État ne permettra pas de corriger le tir là où il devrait l’être : dans le contenu même de la série, qu’on dit destinée aux cours d’histoire dans les écoles du pays. 

La FCFA encourage fortement la CBC de faire en sorte que ceux et celles qui ont été oubliés ou mal représentés dans la série Canada: The Story of Us puissent faire entendre leur voix à une heure de grande écoute. La Fédération verrait bien, par exemple, des entrevues avec des leaders et historiens acadiens, francophones et autochtones ayant un autre point de vue des moments spécifiques de l’histoire du Canada. Ces entrevues pourraient être diffusées après chaque épisode de la série, à heure de grande écoute, et affichées sur la page Web de la série sur le site de CBC ; elles pourraient aussi être incorporées au matériel produit qui serait destiné aux écoles par la suite.

Bilan du premier forum ministériel sur l'immigration francophone : les communautés attendaient un message, elles l'ont eu

31 mars - « Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ont reconnu l’importance d’agir en partenariat avec les communautés pour enfin atteindre les cibles en immigration francophone, et ils ont pris des engagements en ce sens. Maintenant, le temps presse et il importe qu’on travaille ensemble pour concrétiser ces engagements le plus rapidement possible ». C’est ce qu’a déclaré la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, à la suite du premier forum ministériel sur l’immigration francophone qui s’est terminé cet après-midi à Moncton.  

Les ministres participants appuient entre autres le développement d’un plan d’action fédéral-provincial/territorial pour le recrutement, l’accueil, l’intégration et la rétention des immigrants francophones, ainsi que la tenue d’un symposium fédéral-provincial/territorial et communautaire pour établir une nouvelle collaboration en immigration francophone.

Le forum ministériel se déroulait au lendemain de la 11e Journée de réflexion sur l’immigration francophone, qui avait aussi lieu à Moncton. Cet événement organisé par la FCFA a rassemblé 200 intervenants communautaires de partout au pays, ainsi que des chercheurs et des représentants gouvernementaux. Ils ont discuté entre autres de stratégies de promotion et de recrutement, du rôle des communautés francophones en situations minoritaire dans l’accueil des réfugiés syriens, et des défis en matière d’accueil et d’établissement dans les petits milieux.

« Les grands consensus qui sont ressortis à la Journée sont l’importance de la collaboration pour la réussite de l’immigration francophone, et surtout l’importance de la communauté pour l’établissement des immigrants francophones, leur intégration et leur rétention. C’est très encourageant de lire un langage très similaire dans le communiqué émis par les gouvernements après le forum », souligne la vice-présidente de la FCFA, Audrey LaBrie, qui participait à la Journée.

Les gouvernements ont d’ailleurs fait mention de la Journée, ainsi que du travail de la FCFA et du Forum des leaders, lors de la conférence de presse qui a suivi le forum. « Nous avons travaillé très fort pour en arriver là. Nous l’avons fait en bons partenaires, et c’est en bons partenaires que nous allons appuyer le développement de ce plan d’action fédéral-provincial/territorial et l’organisation de ce symposium », indique Mme Lanthier.

Des points de plus pour les francophones dans Entrée Express

La FCFA accueille par ailleurs positivement l’annonce, par le gouvernement fédéral, de changements au système Entrée Express pour accorder plus de points aux immigrants qui ont de solides compétences en français. Cette annonce était attendue par la Fédération, qui espère que cette nouvelle mesure permettra la sélection de plus de candidats francophones dans Entrée Express. 

Déclaration de la présidente de la FCFA concernant le décès d'Adrien Cantin

24 mars - La présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, a émis la déclaration suivante à la suite du décès du journaliste franco-ontarien Adrien Cantin :

« Du quotidien Le Droit à l’Association de la presse francophone (APF) en passant par TFO et Radio-Canada, Adrien Cantin a été un géant de la profession journalistique non seulement en Ontario français, mais dans l’ensemble de la francophonie canadienne. Pendant des années, il a été un témoin et un participant des grands débats et des grandes luttes des francophones en Ontario et au pays. Ces événements, il les a racontés avec une plume parfois critique, souvent acérée, toujours éloquente et intègre.

À la dernière rencontre du conseil d’administration de la FCFA à laquelle il a participé, en 2015, c’est Adrien Cantin qui a suggéré le slogan « Nous comptons » pour la campagne électorale fédérale. Jusqu’à la fin, il a fait une différence, il a compté.

Il est particulièrement symbolique qu’Adrien Cantin nous ait quittés le 22 mars, jour anniversaire du 20e anniversaire du Grand rassemblement pour Montfort, jour de la solidarité franco-ontarienne.

Au nom de la grande famille de la FCFA, j’offre mes plus sincères condoléances à la famille et aux proches d’Adrien Cantin. »  

La FCFA peu impressionnée par le budget fédéral

22 mars - Si on cherche un signe de l’importance que le gouvernement accorde à la francophonie et à la dualité linguistique, ce n’est pas dans le budget fédéral qu’on le trouvera. La FCFA déplore que le budget déposé aujourd’hui par le ministre des Finances inclue aussi peu de mesures pour les communautés de langue française en situation minoritaire au pays.

« Nous nous attendions à ce que le gouvernement fasse à tout le moins mention du plan d’action pour les langues officielles sur lequel travaille présentement la ministre du Patrimoine canadien. Dans le chapitre d’introduction sur le 150e anniversaire de la Confédération, on ne parle même pas de la dualité linguistique. Ce sont là des messages symboliques qui ne coûtent rien, et ils n’ont pas été lancés », a déclaré la vice-présidente de la FCFA, Audrey LaBrie.

Certes, le budget inclut une enveloppe de 80M $ sur 10 ans dans les infrastructures éducatives des communautés de langue officielle en situation minoritaire, comme les centres de la petite enfance, les centres culturels et les centres communautaires. La FCFA apprécie cette reconnaissance de l’importance d’investir spécifiquement dans les infrastructures des communautés, sauf que la somme investie est terriblement maigre. « Cela représente 8 millions par année à l’échelle du pays, ce qui est très, très loin de suffire quand on pense qu’une installation communautaire dans une seule communauté peut coûter 10 millions », indique Mme LaBrie.

Au chapitre de l’immigration, le gouvernement signale son intention d’attirer du talent de partout dans le monde. Cependant, la Fédération attend toujours un signal du gouvernement indiquant qu’il est sérieux en matière d’immigration francophone. « La semaine prochaine, les gouvernements se réunissent à Moncton pour un forum historique où ils discuteront de moyens pour atteindre la cible de 5 % fixée par les provinces et les territoires en matière d’immigration francophone. Le budget fédéral aurait été une belle occasion d’annoncer quelque chose à cet égard, ne fut-ce qu’une intention d’agir pour favoriser l’immigration francophone », estime Mme LaBrie.

En 2016, la FCFA et les communautés qu’elle représente se sont mobilisées pour participer aux nombreuses consultations du gouvernement fédéral, de l’immigration aux langues officielles en passant par les infrastructures et la santé. La Fédération ne voit pas dans ce budget de résultat substantiel à ces démarches. « Nous avons laissé la chance au coureur. Nous savions que le contexte économique actuel limitait la marge de manœuvre du gouvernement. Mais il y a des messages que le gouvernement aurait pu lancer sur son engagement envers la dualité linguistique et il ne l’a pas fait. C’est très décevant pour les francophones qui ont été si nombreux à participer aux consultations l’an dernier », indique Mme LaBrie.

Déclaration de la présidente de la FCFA à l'occasion de la Journée internationale de la Francophonie

20 mars - La présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Sylviane Lanthier, a émis la déclaration suivante pour souligner la Journée internationale de la Francophonie : 

« Marquer la Journée internationale de la francophonie en cette année du 150e anniversaire de la Confédération canadienne est une occasion de célébration, certes, mais une célébration qui doit se faire sur des bases honnêtes et lucides. Reconnaissons que le rapport du Canada à la langue française n'a pas toujours été glorieux, loin de là.

Si les francophones de partout au pays sont en mesure de célébrer ce 150e anniversaire dans leur langue, c'est parce que l'histoire de ce pays, depuis la Confédération, est parsemée de héros qui se sont battus pour le droit à l'instruction en français, pour la survie de leurs villages, villes et collectivités, pour leur culture, leur différence, leur droit d'exister.

En ce 20 mars, célébrons les héros et les bâtisseurs, de Louis Riel à Louis J. Robichaud. Célébrons Diane et Béatrice Desloges, ces deux soeurs qui ont persisté à enseigner en français à l'École Guigues à l'époque du Règlement XVII en Ontario. Célébrons les Georges Forest, Jean-Claude Mahé et Noëlla Arsenault-Cameron qui se sont battus devant les tribunaux pour les droits linguistiques de leur communauté. Enfin, puisqu'après-demain ce sera le 20e anniversaire du Grand Rassemblement pour l'hôpital Montfort, célébrons Gisèle Lalonde et tous ceux et celles qui ont lancé le grand cri de ralliement "Montfort, fermé, jamais!"

Pendant 150 ans, de l'Acadie à la Colombie-Britannique, les francophones ont refusé de lâcher prise. Cet entêtement à exister, cette résilience se sont transmis jusqu'à nous, leurs héritiers. Debout sur leurs épaules, nous clamons bien fort que 2017 doit être la porte qu'on ouvre sur un avenir où enfin, l'immense contribution de la francophonie à l'identité de ce pays encore jeune sera reconnue pour ce qu'elle est : indispensable. »  

Des sessions d'information en Ontario et en Acadie pour promouvoir Mobilité francophone auprès des employeurs

17 mars - Du 20 au 31 mars, les employeurs de l’Ontario et des provinces de l’Atlantique découvriront les avantages de recruter des travailleurs qualifiés d’expression française à l’international, à l’occasion d’une série de sessions d’information coordonnées par la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada et les Réseaux en immigration francophone (RIF).

Ces sessions auront lieu dans cinq villes, soit Sudbury et London (Ontario), Halifax (Nouvelle-Écosse), Moncton (Nouveau-Brunswick) et Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard). À chaque endroit, les employeurs et représentants d’associations professionnelles auront accès à la vaste expertise de représentants des bureaux d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) à Paris, Rabat et Dakar.  

« Nos communautés organisent ces sessions d’information depuis maintenant quelques années, et nous pouvons voir que les employeurs y viennent avec des besoins concrets en main-d’œuvre. Avec Mobilité francophone, ils peuvent bénéficier d’un recrutement facilité pour certaines catégories d’emploi, et nos communautés offrent une valeur ajoutée au niveau de l’accueil et de l’intégration sociale et culturelle en français », souligne la vice-présidente de la FCFA, Audrey LaBrie.

Cette série de sessions d’information est rendue possible grâce à un partenariat avec l’ambassade du Canada à Paris et à l’appui d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada. La FCFA tient également à souligner la collaboration de plusieurs partenaires et membres des RIF.

Pour plus de renseignements sur les sessions d’informations, visitez le Portail de l’immigration francophone.

La FCFA dévoile le programme préliminaire de la 11e Journée de réflexion sur l'immigration francophone

1er mars - Les 30 et 31 mars prochains, la ville de Moncton sera le point de convergence de l’année, voire même de la décennie, en matière d’immigration francophone. C’est là qu’auront lieu, coup sur coup, la 11e Journée de réflexion sur l’immigration francophone, suivie du tout premier forum des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux sur la même thématique. Le programme préliminaire de la Journée, rendu public ce matin par la FCFA du Canada, reflète à quel point il s’agit d’un moment-charnière pour cet enjeu prioritaire de la francophonie.

« Il y a quelques semaines, Statistique Canada nous apprenait qu’en 2036, les immigrants formeront une part plus importante que jamais de la population canadienne. Pour réussir l’immigration francophone, il faut travailler ensemble, il faut se donner les moyens pour enfin atteindre nos cibles, a déclaré la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier. Les questions suivantes seront au cœur des discussions : sur quel capital pouvons-nous miser, et qu’est-ce qu’il nous manque pour réussir ? »

Organisée par la FCFA, la Journée est le rendez-vous annuel des principaux acteurs en matière d’immigration francophone, soit les intervenants communautaires, les chercheurs et les représentants gouvernementaux. Cette année, la Fédération s’attend à ce qu’environ 150 personnes participent à la Journée.

Le programme de la Journée inclut quatre thématiques, soit les stratégies de promotion et de recrutement, l’accueil des réfugiés syriens au sein des communautés francophones en situation minoritaire, la collaboration des fournisseurs de services dans les petites collectivités, et le cheminement des immigrants francophones de la résidence temporaire à la résidence permanente.

« Nous nous réunissons pour discuter d’un projet d’avenir pour la francophonie, mais aussi comme communautés accueillantes, soucieuses de bien accueillir les immigrants et les immigrantes qui choisissent de s’installer chez nous, et surtout fermement convaincues de la valeur de la diversité dans notre société. C’est la prémisse de base sur laquelle nos discussions doivent avoir lieu », souligne Mme Lanthier.

On peut consulter le programme de la Journée en visitant le Portail de l’immigration francophone. Il est par ailleurs toujours possible de s’inscrire pour participer à la Journée, d’ici le 20 mars, toujours par le biais du Portail.  


Programme préliminaire de la Journée de réflexion sur l'immigration francophone

Revoir les questions du recensement pour mieux dénombrer ceux et celles qui ont droit à l'éducation en français

21 février - Les questions linguistiques posées dans le recensement ne permettent pas à l'heure actuelle de déterminer combien de francophones ont droit à l'éducation de langue française en milieu minoritaire. C'est ce qu'a déclaré ce matin la FCFA au Comité permanent des langues officielles de la Chambre des communes. La Fédération comparaissait dans le cadre d'une étude sur le dénombrement de ceux et celles qui ont ce droit en vertu de l'article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés.

Présentement, seule la question sur la langue maternelle, posée dans le formulaire court du recensement, permet de déterminer le nombre de personnes qui, en milieu minoritaire, ont droit à l'éducation en française. Or, dans une francophonie en profonde mutation, cette seule question ne permet plus de rejoindre tous les ayants droit.

"Dans mon réseau de connaissance, chez moi au Manitoba, il y a Lassana, un Malien d’origine dont la langue maternelle n’est pas le français mais qui utilise cette langue tous les jours. C’est en français qu’il communique avec sa femme, une Chilienne hispanophone. Leur fille va à l’école de langue française; techniquement, ce sont des ayants droits, même si ni l’un, ni l’autre n’a le français comme langue maternelle", a souligné la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier. 

La Fédération est d'avis que des questions comme « Dans quelles langues avez-vous reçu votre éducation » et « Dans quelles langues vos parents ont-ils reçu leur éducation » seraient plus utiles. Elles permettraient d’identifier non seulement les individus de langue maternelle non officielle qui ont été éduqués en français, entièrement ou en partie, mais aussi ceux et celles qu’on appelle parfois les « francophones de génération perdue », soit les parents qui ont été éduqués en anglais alors que leurs propres parents avaient, eux, reçu leur éducation en français.

"Dénombrer ces personnes pour leur permettre d’inscrire leurs enfants à l’école de langue française serait conforme à l’objectif corollaire de l’article 23 en termes de réparations, un objectif qui a été reconnu par les tribunaux", souligne Mme Lanthier.

 


Lire les remarques de la FCFA au comité

Lancement du nouveau Programme de contestation judiciaire : un bon départ, mais des points à éclaircir

Ottawa, 7 février 2017 – La FCFA accueille positivement le rétablissement, par le gouvernement fédéral, d’un Programme de contestation judiciaire modernisé qui élargit la portée des droits linguistiques admissibles à un appui financier en vue d’un recours judiciaire. La FCFA garde toutefois certaines réserves quant à des éléments qui doivent être clarifiés pour garantir que le nouveau programme serve bien les communautés.

« En plus de couvrir les droits linguistiques prévus par la Charte canadienne des droits et libertés, le nouveau programme ajoute ceux qui sont inclus dans la Loi sur les langues officielles. On parle entre autres du droit de recevoir des services et des communications en français des institutions fédérales, ainsi que de l’obligation des institutions fédérales de prendre des mesures positives pour appuyer le développement de nos communautés. C’est un gain significatif pour les francophones », a déclaré la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

La FCFA approuve par ailleurs le lancement par le gouvernement d’un appel d’offres pour sélectionner une tierce partie chargée de gérer le programme, ce qui assurera l’indépendance de celui-ci. La Fédération conserve toutefois des préoccupations sur certains aspects administratifs. Notamment elle estime essentiel que le gouvernement s’assure de sélectionner un organisme capable de fonctionner dans les deux langues officielles et familier avec les réalités des minorités linguistiques.

« L’ancien PCJ était géré par un organisme sans but lucratif bilingue situé à Winnipeg, tandis que le Programme d’appui aux droits linguistiques (PADL) était géré par une institution postsecondaire bilingue. Dans les deux cas, les échanges avec nos communautés étaient réguliers. La connaissance des réalités des minorités linguistique est un critère essentiel dans la sélection du gestionnaire du programme », explique Mme Lanthier.

La FCFA applaudit également l’accent mis sur les litiges et les causes types qui font avancer les droits linguistiques, mais souhaite que cet accent ne soit pas au détriment du financement d’études d’impact. « Le PADL nous a permis, par exemple, d’aller chercher un avis juridique sur l’impact de la réforme électorale sur nos communautés. C’est un outil important au niveau de la mise en œuvre des droits linguistiques, et il ne faut pas que ça disparaisse », indique Mme Lanthier.

Enfin, la Fédération tient toujours à ce que le nouveau programme soit enchâssé par le biais d’une loi au Parlement et continuera ses démarches en ce sens. « Nous sommes définitivement prêts à travailler avec le gouvernement pour assurer le succès du nouveau PCJ », promet Mme Lanthier.

 

 

Déclaration de la présidente de la FCFA à l'occasion du Mois de l'histoire des Noirs

1er février - La présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, a émis la déclaration suivante à l’occasion du début du Mois de l’histoire des Noirs :

« En ce premier jour du Mois de l’histoire des Noirs, je salue les francophones d’origine africaine ou caribéenne qui, partout au pays, sont engagés dans les réseaux de la francophonie; ils et elles font le choix quotidien de vivre dans cette langue, et participent de mille et une manières à l’essor de notre francophonie.

Les milliers de francophones noirs au sein de nos communautés contribuent à l’essor de celles-ci non seulement à cause de ce qu’ils font, mais aussi de ce qu’ils sont. Qu’ils soient d’origine immigrante ou qu’ils soient Canadiens de troisième génération, ils ont des histoires de vie, des perspectives uniques, des traditions qui enrichissent le patrimoine collectif de la francophonie.

Nous, communautés francophones et acadiennes, sommes des Lanthier, des M’Pindou, des Boudreau, des Diallo, des Lalonde, des Slimane. De plus en plus, les fibres de laine que nous sommes individuellement forment une tapisserie aux couleurs vives, unie, dont nous sommes fiers.

J’invite les Canadiens et les Canadiennes de tous horizons à participer aux nombreuses activités en français qui ont lieu cette année pour marquer le Mois de l’histoire des Noirs ». 

La FCFA appuie la demande d'exonération de Louis Riel

31 janvier - Vendredi dernier, la FCFA a envoyé une lettre au Premier ministre Trudeau en appui à la demande d'exonération du chef Métis et fondateur du Manitoba, Louis Riel. Cette demande a été faite par la Société franco-manitobaine (SFM) et l'Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba (UNMSJM). 

"Louis Riel est un père fondateur du Manitoba, mais dans un sens plus large il appartient à toute la francophonie canadienne, pour qui il est un héros et un bâtisseur, a déclaré la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier. Exonérer Riel, en cette année du 150e anniversaire de la Confédération, serait un geste symbolique puissant pour célébrer la place des Métis et de la francophonie dans le tissu social canadien". 


Communiqué de la Société franco-manitobaine (31 janvier)

Lettre de la FCFA au Premier ministre Trudeau (27 janvier)

 

Déclaration de la FCFA à la suite des événements de la fin de semaine : la diversité, l'ouverture et l'inclusion font partie des valeurs de la francophonie canadienne

30 janvier - Dans la foulée des événements de la fin de semaine, et en solidarité avec ceux et celles affectés par la fusillade tragique dans une mosquée de la région de Québec, la FCFA tient à faire écho aux appels à l’unité de la société canadienne et à réitérer que tous ceux et toutes celles qui souhaitent participer à la francophonie sont les bienvenus, peu importe leur origine, leur langue maternelle ou leur religion.

Plus de 15 % de la population des communautés francophones et acadiennes est issue de l’immigration. La diversité se vit dans nos écoles, dans nos organismes communautaires, dans nos établissements de soins de santé, dans nos réseaux d’entrepreneurs. Notre francophonie est riche de mille accents et de mille traditions culturelles. Elle est forte de tous ces individus qui choisissent de s’établir ici, qu’ils soient citoyens, résidents permanents, résidents temporaires, étudiants internationaux ou réfugiés.

La haine n’est pas un trait de la francophonie canadienne et elle ne doit jamais le devenir. Plus que jamais, réaffirmons haut et fort que nos valeurs sont le respect, l’ouverture, l’inclusion et la célébration des différences. 

Déclaration de la présidente de la FCFA concernant la nomination de nouveaux secrétaires parlementaires

26 janvier - La présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, a émis la déclaration suivante concernant la nomination, par le Premier ministre Trudeau de 34 nouveaux secrétaires parlementaires.

« Je tiens tout d’abord à féliciter Sean Casey, le nouveau secrétaire parlementaire de la ministre du Patrimoine canadien. Nous savons que M. Casey entretient des liens avec la communauté acadienne à l’Île-du-Prince-Édouard, et qu’il a d’ailleurs appris le français au Collège de l’Île. Dans ses nouvelles fonctions, il aura la chance d’en apprendre beaucoup plus sur nos communautés, et ce sera un plaisir pour nous de travailler avec lui.

Je m’en voudrais de ne pas remercier Randy Boissonnault, qui a fait un formidable travail comme secrétaire parlementaire de la ministre du Patrimoine canadien, notamment, durant les consultations sur les langues officielles en 2016. Nous espérons que le changement de secrétaire parlementaire n’affectera pas le transfert de tout le volume d’information qui a été recueilli et tout ce qui a été entendu au cours de ces consultations.

La FCFA se réjouit également de la nomination de Serge Cormier, député d’Acadie-Bathurst, comme nouveau secrétaire parlementaire du ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté. Nous sommes dans une année charnière pour l’immigration francophone, et la nomination d’un Acadien du Nouveau-Brunswick à ce poste-clé est un signal très intéressant.

Enfin, je félicite aussi une autre parlementaire acadienne, Ginette Petitpas-Taylor, députée de Moncton-Riverview-Dieppe, qui devient secrétaire parlementaire du ministre des Finances ». 

Décès de Jean-Guy Rioux : la grande famille de la FCFA et de la francophonie en deuil

18 janvier - C’est avec beaucoup de tristesse que la FCFA a appris, cet après-midi, le décès de Jean-Guy Rioux.  Originaire du Nouveau-Brunswick, leader acadien de premier plan, M. Rioux a été président de la Fédération de 2005 à 2007.

« La présidence de Jean-Guy Rioux a coïncidé avec le Sommet des communautés francophones et acadiennes, en 2007, et aussi avec des enjeux très difficiles comme l’élimination du financement du Programme de contestation judiciaire, a déclaré la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier. Ceux et celles qui l’ont côtoyé se rappellent que dans ce contexte, il a représenté la Fédération avec toute la sagesse, l’affabilité et la bonne humeur qu’on lui connaissait ».

Jean-Guy Rioux a aussi été président de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB), de l’Association canadienne d’enseignement de langue française (ACELF) et du Congrès mondial acadien 2009.

La FCFA tient à offrir ses sincères condoléances aux proches de Jean-Guy Rioux, particulièrement à son épouse Paulette et à sa fille Marie-Claude. 

La FCFA à la recherche d'une direction générale

Nous sommes à la recherche d'une personne énergique et engagée, reconnue pour son leadership rassembleur, son esprit innovateur et ses capacités de communicatrice et de gestionnaire, pour pourvoir le poste de direction générale afin d'organiser, diriger, planifier et gérer l'ensemble des activités et des opérations de la FCFA. 

La date limite pour postuler est le vendredi 3 février. 

Consultez l'offre d'emploi

Déclaration de la FCFA concernant le changement de ministre à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada

10 janvier - La présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, a émis la déclaration suivante à la suite du remaniement ministériel de cet après-midi :

« Je tiens tout d’abord à remercier l’honorable John McCallum pour son appui à la francophonie au cours de son mandat comme ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté. En une année, le ministre McCallum a fait une différence pour l’immigration francophone, notamment, avec la création du volet Mobilité francophone et son ouverture à revoir la définition d’immigrant francophone utilisée par le ministère. Nous lui souhaitons bon succès dans ses nouvelles fonctions comme ambassadeur du Canada en Chine.

J’offre également mes félicitations au nouveau ministre, l’honorable Ahmed Hussen. Nous sommes à deux mois et demi du forum des gouvernements sur l’immigration francophone, qui aura lieu à Moncton à la fin mars, et le gouvernement fédéral prépare présentement son prochain plan d’action en matière de langues officielles. Ensemble, nous pouvons vraiment aller chercher des résultats tangibles en matière d’immigration pour nos communautés si nous mettons en place des outils appropriés pour atteindre les cibles que nous nous sommes fixées.

Nous avons hâte de rencontrer le ministre Hussen pour lui offrir notre collaboration à cet égard ». 

Message de fin d'année de la présidente de la FCFA

Vendredi dernier, c’était le dernier jour de Graham Fraser en tant que commissaire aux langues officielles. À quoi pensait notre commissaire en entrant au travail ce matin-là pour la dernière fois, au terme d’un mandat de dix ans au service des langues officielles? Peut-être au message qu’il martèle depuis les débuts de son mandat : les langues officielles, le bilinguisme sont l’affaire de tout le monde au pays, et pas seulement des francophones. Chacun doit se sentir concerné. La bonne nouvelle de la dualité linguistique appartient à chaque Canadien et Canadienne; et le projet de société qu’elle sous-tend aussi.
 
Comment ne pas être d’accord? Cette vision généreuse, inclusive, voulant que l’on partage des valeurs communes qui sculptent une identité canadienne unique, c’est aussi celle que la FCFA met de l’avant.
 
Et plus que jamais en 2016, nous avons eu des occasions pour le dire et le répéter : la dualité linguistique n’a de sens et de réalité que si on comprend à quel point elle s’appuie sur la présence du fait français partout au pays, et donc sur des communautés francophones vivantes, actuelles, dynamiques et modernes. Des communautés équipées pour faire face aux défis qui les attendent et les surmonter; des communautés fières de leurs accomplissements et ayant les moyens de leurs aspirations. Des communautés qui contribuent de façon positive et significative au grand projet canadien.
 
Pour porter ces messages, la FCFA a comparu devant quelque 10 comités parlementaires en cours de l’année, participé à presque autant de consultations, rencontré députés, ministres, sénateurs et sénatrices, animé la concertation de grands joueurs de la francophonie canadienne, pris position en faveur du développement de nos communautés dans de multiples secteurs : éducation, petite enfance, médias communautaire, justice, réforme électorale, immigration, et j’en passe.
 
Au terme de cette année boulimique et hyperactive, nous sommes heureux des avancées que nous avons obtenues : création du volet Mobilité francophone à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, annonce de la révision du règlement de la Loi sur les langues officielles, retour prévu du Programme de contestation judiciaire. Et nous avons aussi de grands espoirs pour 2017 et ses suites.
 
De grands espoirs, évidemment, en raison du futur Plan d’action pour les langues officielles; et de grands espoirs surtout pour les francophones, francophiles, franco-curieux (une expression qui va faire date!) qui vivent dans nos communautés, et qui désirent y vivre en français, et y voir se déployer davantage es différentes couleurs de la langue française.
 
En même temps, nous ne sommes pas naïfs. Nous savons bien que les minorités, quelles qu’elles soient, sont condamnées à lutter. Mais elles sont aussi appelées à évoluer et dans notre cas, à tendre la main à leurs partenaires de tous horizons. Car nous savons que ce projet d’un pays qui comprend, respecte, valorise et appuie ses fondements sur la force de sa dualité linguistique, est un projet de société que nous ne pouvons réussir seuls.
 
Le 31 décembre, Calgary célébrera la fin de 2016 et l’arrivée de 2017 dans le cadre d’une cérémonie où les deux langues officielles seront mises en valeur. Calgary. En Alberta,  grâce à un maire ouvert et visionnaire. Un maire qui nous démontre que le bilinguisme peut être présent là où ne l’attendait pas, et s’exprimer naturellement sans causer de dégâts. Le bilinguisme peut simplement exister, et la dualité être célébrée. Calgary qui célèbre 2017 dans les deux langues, c’est un peu du rêve de Graham Fraser qui se réalise : les langues officielles, c’est aussi aux anglophones de les porter et de les valoriser. Et de plus en plus, nous constatons que c’est le cas.
 
Nous aurons encore des batailles à livrer en 2017 et après; nous aurons encore, des enjeux auxquels nous attaquer, des défis à surmonter, des projets à réaliser. Mais 2017 sera aussi l’année où, célébrant les 150 premières années de la Confédération canadienne, nous devrons construire les 150 années du Canada à venir. Construisons-les pour qu’elles soient meilleures encore : pour nous, notre identité, nos enfants, nos amis, nos voisins. D’ici là, prenons quand même le temps de souffler un peu et surtout, de célébrer nos accomplissements! À tous ceux et celles qui ont la vie en français à cœur, merci d’avoir été là en 2016, présents, actifs, engagés! Nous vous souhaitons de terminer décembre en beauté et de passer un joyeux temps des Fêtes.
 
Sylviane Lanthier

Décisions du CRTC concernant l'accès à Internet haute vitesse : une excellente nouvelle pour terminer l'année 2016

22 décembre - La FCFA applaudit les décisions annoncées hier par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) en ce qui a trait à l’accès à Internet haute vitesse. En plus de déclarer qu’Internet à large bande fait maintenant partie des services de télécommunication de base pour tous les Canadiens, le CRTC a augmenté les vitesses cible en matière de téléchargement et de téléversement, et annoncé la création d’un fonds pour améliorer l’accès à Internet haute vitesse. Ces décisions pourront avoir des retombées positives pour les communautés francophones, en particulier celles qui sont en milieu rural ou éloigné.

« Lorsque nous nous sommes présentés devant le CRTC, au printemps, nous avons parlé des francophones de la péninsule de Port-au-Port, à Terre-Neuve, qui n’ont pas de service cellulaire ou haute vitesse. Nous avons parlé des écoles du Nord de l’Ontario ou du Manitoba qui approchent de leur limite en termes de bande passante, et des francophones de l’Arctique où la bande passante coûte trop cher. Avec cette décision, nous avons l’impression que la voix de ces francophones a été entendue », déclare la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

Le CRTC a notamment décidé de décupler la vitesse-cible d’accès minimal à Internet haute vitesse, qui passera à 50Mbps en téléchargement et 10Mbps en téléversement. Ces nouvelles cibles audacieuses dépassent ce que la FCFA avait recommandé au Conseil ce printemps. Par ailleurs, le CRTC créera un fonds afin d’investir jusqu'à 750 millions $ au cours des cinq prochaines années pour bâtir ou améliorer les infrastructures d’accès à Internet haute vitesse dans les régions mal desservies.

« Ces décisions sont importantes pour l’ensemble des Canadiens. Elles le sont plus encore en milieu minoritaire parce que vivre en français au XXIe siècle, ça passe de plus en plus par un accès convenable à Internet haute vitesse. Par exemple, si on dépend d’Internet pour regarder des contenus en français et qu’on n’a pas la bande passante pour faire du streaming, on se retrouve en quelque sorte doublement minoritaire », explique Mme Lanthier.

La FCFA souhaite que le fonds annoncé par le CRTC fasse une réelle différence pour les communautés francophones qui, à date, ont été laissées pour compte dans le virage numérique. À cette fin, la Fédération participera à la consultation qu’entreprendra le Conseil en 2017 pour mieux définir ce nouveau mécanisme de financement.  

Déclaration de la présidente de la FCFA à l'occasion du départ de Graham Fraser

16 décembre - La présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, a émis la déclaration suivante pour saluer Graham Fraser, qui quitte aujourd’hui les fonctions de commissaire aux langues officielles du Canada :   

« Lorsque Graham Fraser a entamé son mandat, il y a de ça maintenant dix ans, il venait de publier Sorry, I Don’t Speak French, une réflexion en profondeur sur l’état de la dualité linguistique au pays et l’importance de celle-ci pour l’identité et l’unité du pays. C’est important de s’en rappeler parce que cette capacité de réfléchir aux enjeux linguistiques à la fois en termes de comment et de pourquoi, nourrie de sa longue expérience comme journaliste, a marqué l’ensemble de son mandat. On le voit aux nombreux principes qu’il a établis pour les institutions fédérales en termes de mise en œuvre de la Loi sur les langues officielles, notamment en ce qui a trait aux obligations de mesures positives pour favoriser le développement et l’épanouissement de nos communautés.

La FCFA est fière d’avoir établi avec le commissaire Fraser, au cours de ce long mandat, ce que j’appellerais une « complicité productive ». C’était particulièrement le cas lorsque nos chemins se sont croisés dans des moments comme l’élimination du financement du Programme de contestation judiciaire ou la diffusion télé en français des Jeux Olympiques de Vancouver.

Au retour des fêtes, dans la nouvelle année, il sera important qu’on reparle de la nomination du prochain ou de la prochaine commissaire aux langues officielles.  Mais en ce dernier jour du mandat du commissaire sortant, je tiens à lui dire merci pour sa contribution à l’avancement de la dualité linguistique au Canada, et je lui souhaite bon succès dans ses projets futurs ». 

Rapport du Comité permanent sur les langues officielles : des recommandations pour "reconstruire la capacité des communautés"

15 décembre - La FCFA accueille très positivement le rapport Vers un nouveau plan d’action pour les langues officielles et un nouvel élan pour l’immigration francophone en milieu minoritaire, déposé hier par le Comité permanent sur les langues officielles. Au terme d’une année de consultations intensives, le rapport émet plusieurs recommandations qui mettent la table pour un plan réellement axé sur le développement des communautés.

« Dans la partie du rapport consacrée à l’immigration francophone, le comité écrit qu’il faut reconstruire la capacité des communautés francophones en situation minoritaire. Pour nous, cette affirmation est en quelque sorte la grande thématique du rapport ; qu’il s’agisse de nos organismes, des infrastructures ou de l’offre de services par et pour les communautés, ce sont là des enjeux prioritaires pour le prochain plan d’action », déclare la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

Le comité recommande notamment une augmentation de l’appui financier aux communautés. Il fait par ailleurs écho à une recommandation de la FCFA, soit qu’une partie du financement pour les infrastructures et pour la petite enfance soit attribuée aux communautés. Enfin, au chapitre de l’immigration, le comité recommande des investissements pour accroître la capacité des communautés d’être pleinement partenaires du gouvernement dans le recrutement des immigrants, et d’offrir des services de qualité égale à ceux offerts par la majorité.

« Le comité met l’accent sur le fait qu’après des années d’efforts, nous sommes toujours loin des cibles et que pour y remédier, le ministère de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté doit remettre les communautés au cœur de ses efforts en matière d’immigration francophone. La recommandation de mettre en place une politique officielle d’immigration francophone est particulièrement intéressante et ça devrait être un objectif formel du prochain plan », note Mme Lanthier.

La FCFA se réjouit par ailleurs que le rapport reprenne largement les propos des nombreux organismes des communautés francophones et acadiennes qui sont venus témoigner dans les derniers mois. « On se reconnaît là-dedans, et on reconnaît les messages que les communautés ont livrés pendant l’étude du comité et les consultations de la ministre du Patrimoine canadien. C’est un bon point d’exclamation pour finir une année de conversation sur l’avenir des langues officielles au pays », fait remarquer Mme Lanthier.  

Blogue de la présidente de la FCFA en direct de Madagascar

25 novembre - La présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, assiste au XVIe Sommet de la Francophonie à Madagascar et chaque jour, elle nous livre ses impressions et ses réflexions! Cliquez ici pour lire le blogue de la présidente

La FCFA accueille positivement l'annonce de consultations pour la révision du Règlement sur les langues officielles

17 novembre 2016 - La FCFA du Canada se réjouit de l'annonce d'une ronde de consultations pour réviser et moderniser le Règlement sur les langues officielles - communications avec le public et prestation des services. Cette annonce a été faite au Parlement cet après-midi par le président du Conseil du Trésor, l'honorable Scott Brison, en présence de la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

"Nous sommes très contents de voir qu'il y aura enfin une révision du Règlement, que la FCFA demande depuis plusieurs années. Nous avons hâte de travailler avec le gouvernement pour en arriver à un Règlement qui rejoint le plus de francophones possible, dans la plus grande variété possible de circonstances de la vie quotidienne", a déclaré Mme Lanthier.

Le Règlement sur les langues officielles détermine à quels endroits au pays les bureaux d'institutions fédérales comme Service Canada, Postes Canada ou la Gendarmerie royale du Canada doivent offrir des communications et des services dans les deux langues officielles, en fonction entre autres du nombre de francophones ("là ou la demande le justifie"). Le Règlement n'a jamais été revu depuis son entrée en vigueur en 1991.

"Vingt-cinq ans, c'est une génération complète, et la francophonie a beaucoup changé en ce laps de temps. Elle est beaucoup plus diversifiée, et les façons dont les gens vivent leur francophonie et se définissent par rapport à elle ont évolué. Par ailleurs, en 1991, Internet n'entrait pas dans les considérations en termes de services et de communications bilingues. Ce ne sont là que deux des nombreux éléments qui justifient une modernisation du Règlement", explique Mme Lanthier.

Outre la FCFA, d'autres ont aussi attiré l'attention sur l'importance de cette modernisation au cours des dernières années. L'ancienne sénatrice Maria Chaput a introduit deux projets de loi à cette fin, et le commissaire aux langues officielles Graham Fraser a inclus une recommandation concernant la modernisation du Règlement dans son dernier rapport annuel.

Prochaine Journée de réflexion sur l'immigration francophone : à Moncton le 30 mars 2017

9 novembre - Réservez la date : la 11e Journée de réflexion sur l’immigration francophone aura lieu à Moncton le 30 mars 2017. La FCFA, qui coordonne la Journée, a choisi de tenir celle-ci en marge du forum qui rassemblera les gouvernements provinciaux et territoriaux sur la même thématique, dans la même ville, les 30 et 31 mars.

La Journée de réflexion sur l’immigration francophone est un rendez-vous annuel où les chercheurs, les intervenants communautaires et les représentants gouvernementaux font le point sur les grands enjeux en matière d’immigration dans les communautés francophones en situation minoritaire.

Le forum intergouvernemental sur l’immigration francophone est pour sa part un événement ponctuel qui aura lieu dans la foulée de l’adoption cet été, par l’ensemble des gouvernements provinciaux et territoriaux, d’une cible de 5 % en matière d’immigration francophone.

« Pour la première fois, les ministres provinciaux et territoriaux responsables de la francophonie rencontreront les ministres responsables de l’immigration. Tenir la Journée juste avant cette rencontre intergouvernementale y apporte une valeur ajoutée indéniable », explique la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

Il sera possible dès le début de l’année 2017 de s’inscrire pour participer à la Journée de réflexion sur l’immigration francophone.

« Ce sera une occasion unique de créer une synergie pour penser l’immigration francophone sur des horizons de 10, 20 ou 30 ans et de se donner, ensemble, les conditions gagnantes pour réussir ce projet de société », poursuit Mme Lanthier.

Bilan de la 4e Semaine nationale de l’immigration francophone

La FCFA tient par ailleurs à remercier tous ceux et toutes celles qui ont fait de la Semaine nationale de l’immigration francophone, qui s’est terminée samedi dernier, un succès sur toute la ligne. « Je tiens à dire merci aux  organismes communautaires, aux écoles, aux associations locales, à ceux et celles qui ont organisé des activités ou participé à la campagne J’affiche ma diversité francophone. C’est grâce à leur contribution que la Semaine est devenue une véritable occasion de célébrer, mais surtout d’établir et renforcer des liens et de créer le dialogue sur le genre de francophonie que nous voulons construire ensemble », déclare Mme Lanthier.

Le gouvernement du Canada et la FCFA célèbrent la Semaine nationale de l'immigration francophone

2 novembre - Ce matin, le ministre d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, l'honorable John McCallum, s'est joint à la FCFA pour souligner la Semaine nationale de l’immigration francophone, à l’occasion d'un événement tenu à l'école secondaire publique De La Salle, à Ottawa.

La Semaine, qui en est à sa quatrième année, célèbre la contribution des nouveaux arrivants à la vitalité de communautés francophones et acadiennes ouvertes, inclusives et diversifiées, et met en valeur tout ce que ces communautés ont à offrir aux immigrants et à leurs familles. Plus de 100 activités dans une multitude de localités à la grandeur du pays sont au calendrier de la Semaine.

« L'immigration et la diversité, c'est un projet de société pour bâtir une francophonie plurielle, forte de ses mille accents. Cette francophonie, c'est une réalité quotidienne pour les jeunes qui fréquentent nos écoles de langue française. Nous sommes  heureux de pouvoir célébrer la Semaine avec le ministre McCallum dans une de ces écoles, et d'entendre les élèves nous raconter comment ils vivent cette diversité », a déclaré la vice-présidente de la FCFA, Audrey LaBrie.

« La diversité du Canada est enrichie par le dynamisme des communautés francophones en situation minoritaire partout à travers le pays, a déclaré aujourd’hui John McCallum, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté.  Nous souhaitons que ces communautés s’épanouissent partout au Canada. Les établissements scolaires francophones hors Québec, comme l’école De La Salle, sont des piliers stratégiques qui assurent leur vitalité et leur prospérité. Ils offrent aux nouveaux arrivants d’expression française l’opportunité d’évoluer et d’apprendre dans un milieu inclusif et dynamique, tout en demeurant eux-mêmes ».  

La FCFA a également tenu à mettre en valeur le travail du Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario en matière de promotion de la diversité. Le CEPEO a entre autres mis de l'avant des initiatives pour intégrer une dimension internationale au sein du Conseil et de ses écoles, dont l'accueil d'élèves internationaux et la formation interculturelle.

Lors de la réception de ce midi, le ministre McCallum et la vice-présidente de la FCFA ont eu l’occasion de répondre à des questions des élèves de l'école secondaire De La Salle et d’échanger avec de nombreux représentants des communautés francophones de l’Est de l’Ontario. Ils ont également eu droit à des prestations artistiques d'élèves, sur le thème de l'immigration et de la diversité.   

Quelques faits

  • L’immigration est une priorité de développement pour les communautés francophones en situation minoritaire depuis près de 15 ans. Au cours de ces années, elles ont mis en place plusieurs services d’accueil et d’intégration en français, ainsi que 13 Réseaux en immigration francophone (RIF) dans neuf provinces et deux territoires.
  • La Semaine nationale de l’immigration francophone est coordonnée par la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada et les 13 RIF. Elle est inspirée de la Semaine de l’immigration francophone en Atlantique, une initiative organisée par le Comité atlantique sur l’immigration francophone (CAIF) en 2012 et en 2013, et réalisée grâce à l’appui financier d‘Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

Déclaration de la FCFA concernant la nomination de Lucie Moncion au Sénat

31 octobre - La vice-présidente de la FCFA, Audrey LaBrie, a émis la déclaration suivante concernant l’annonce, ce matin, de la nomination au Sénat de la Franco-Ontarienne Lucie Moncion :  

« Avec la nomination de Lucie Moncion, une francophone de talent qui possède une longue feuille de route au service de sa communauté, l’Ontario français retrouve aujourd’hui une voix forte et engagée au Sénat. C’est l’ensemble des communautés francophones et acadiennes qui s’en trouvent gagnantes, et la FCFA a hâte de travailler avec elle au bénéfice des citoyens et des citoyennes d’expression française partout au pays.

Au nom de la Fédération, je tiens à féliciter la nouvelle sénatrice pour sa nomination ». 

La FCFA présente son mémoire dans le cadre des consultations sur les langues officielles

31 octobre - Mettre le développement de communautés francophones fortes et inclusives au centre du prochain plan d'action en matière de langues officielles : voilà ce que recommande la FCFA dans le mémoire qu'elle a soumis ce matin dans le cadre des consultations sur les langues officielles du gouvernement fédéral. 

La FCFA présente trois axes prioritaires pour le prochain plan, soit l'accroissement du poids démographique de la francophonie, le renforcement des milieux de vie en français et le développement de collectivités francophones prospères, où il fait bon vivre. La Fédération recommande aussi que le prochain plan, au lieu d'être un "catalogue d'activités et d'initiatives", engage l'ensemble des institutions fédérales visées vers un objectif majeur, soit le plein respect et la pleine application de la Loi sur les langues officielles. Enfin, la FCFA demande que le prochain plan établisse une réelle relation de partenariat entre le gouvernement et les communautés, dans une optique de développement par et pour celles-ci, en fonction des priorités qu’elles ont elles-mêmes identifiées, dans le respect de leurs réalités. 

Cliquez ici pour lire le mémoire de la FCFA

 

 

 

Semaine nationale de l'immigration francophone : près de 100 occasions de célébrer la diversité de notre francophonie partout au pays

28 octobre - À l'approche de la 4e Semaine nationale de l’immigration francophone, qui débute ce dimanche, la FCFA invite la population canadienne à participer à près de 100 activités prévues aux quatre coins du pays du 30 octobre au 5 novembre. La FCFA invite également les citoyens et les citoyennes à afficher fièrement leur diversité francophone sur les médias sociaux durant la Semaine.

Depuis 2013, les communautés francophones et acadiennes profitent de la Semaine pour promouvoir, manifester et célébrer la contribution des nouveaux arrivants d'expression française.  "La diversité francophone, c'est d'abord un contact avec l'autre et un désir d'apprendre et de s'enrichir de la différence de l'autre. Au calendrier de la Semaine, on trouve un grand nombre d'activités locales qui permettent justement ce contact entre la communauté d'accueil et l'immigrant", déclare la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

Plus de 80 activités sont déjà répertoriées sur le calendrier de la Semaine, et d’autres s’ajoutent quotidiennement. On y compte entre autres des spectacles, des ateliers, des projections de films et d'autres activités plus ciblées pour les enfants ; des activités sont programmées dans toutes les régions du pays, de l’Acadie au Yukon, en passant par l’Ontario et l’Alberta.

D'autre part, la FCFA propose à nouveau cette année aux organismes et aux individus de montrer fièrement leur appui à une francophonie plurielle avec la campagne J'affiche ma diversité francophone. "L'an dernier, nous avons été très agréablement surpris de voir le succès de la campagne. On a vu des élèves, des enseignants de nos écoles francophones, des élus municipaux et provinciaux, des familles et des intervenants communautaires y participer avec enthousiasme, et surtout on a vu de beaux témoignages sur ce que signifie cette diversité pour eux", indique Mme Lanthier.

Pour participer à la campagne, il suffit de télécharger et d’imprimer l’une des affiches disponibles sur le Portail de l'immigration francophone, de se prendre en photo avec cette affiche et de partager le tout, sur Facebook ou Twitter, en utilisant le mot-clic #immfr.

On peut suivre les activités entourant la Semaine nationale de l’immigration francophone sur Facebook, Twitter (@fcfaimmigration) et Instagram.

La Semaine nationale de l’immigration francophone est coordonnée par la FCFA et les RIF, avec l’appui de plusieurs partenaires comme l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF) et les Rendez-vous de la francophonie. Elle est réalisée grâce à l’appui financier d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

Cliquez ici pour consulter le calendrier de la Semaine

Déclaration de la FCFA sur la nomination de René Cormier au Sénat

27 octobre - La présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, a émis la déclaration suivante sur les nominations au Sénat annoncées ce matin par le Premier ministre, dont celle du président de la Société nationale de l’Acadie, René Cormier :  

« Je tiens tout d’abord à féliciter René Cormier pour sa nomination au Sénat. L’Acadie et l’ensemble de nos communautés gagnent un ambassadeur de taille à la Chambre haute, et je sais qu’il remplira ses fonctions avec la passion de la francophonie qu’on lui connaît.

Ceci dit, comme la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse, nous sommes quelque peu déçus de ne pas voir aujourd’hui un nouveau sénateur ou une nouvelle sénatrice provenant de la communauté acadienne de cette province, qui n’est plus représentée à la Chambre haute depuis le départ du sénateur Gérald Comeau.  

Sachant que d’autres nominations doivent prochainement avoir lieu pour combler les sièges vacants en Ontario, la FCFA en profite pour rappeler l’importance de nommer au moins un sénateur franco-ontarien ou une sénatrice franco-ontarienne, dans la lignée de Jean-Robert Gauthier et de Marie Poulin. »

Rapport du CLO sur la petite enfance: Un portrait frappant des défis auxquels font face les communautés

3 octobre 2016 – « L’urgence d’appuyer concrètement la petite enfance en français a été clairement démontrée à plusieurs reprises. Le commissaire Fraser lance le message une fois de plus que c’est le temps pour le gouvernement d’agir ». C’est ce qu’a déclaré la présidente de la FCFA du Canada, Sylviane Lanthier, concernant le rapport d’étude sur la petite enfance lancé aujourd’hui par le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser.

Le rapport peint un portrait frappant des défis auxquels font face les communautés, notamment, en matière de garderies en français. Le commissaire y souligne entre autres les lacunes en termes d’infrastructures, la pénurie de main-d’œuvre dans les services de garde de langue française, le soutien inégal à ces services selon les provinces et territoires, ainsi que l’absence d’un standard national. De façon plus générale, on y apprend que le Canada se classe au dernier rang des pays occidentaux en ce qui concerne les politiques de la famille et le développement de la petite enfance.

« D’emblée, les services de garde au Canada coûtent cher. Les garderies en français, quant à elles, sont loin d’être disponibles partout, les infrastructures sont souvent inadéquates et les listes d’attentes sont longues. Il arrive trop souvent que les parents se découragent et inscrivent leur enfant à la garderie anglophone, ce qui crée souvent un effet domino où on finit par inscrire l’enfant à l’école de langue anglaise plus tard », déplore Mme Lanthier.

Le commissaire Fraser recommande notamment au gouvernement d’intégrer une composante francophone au cadre national pour l’apprentissage et la garde des jeunes enfants qui doit bientôt être développé, et de prévoir dans le prochain plan d’action sur les langues officielles un investissement continu dans le développement de la petite enfance en français. La FCFA est d’avis que le gouvernement pourrait aussi prévoir des mesures spécifiques aux communautés dans son plan d’investissements en matière d’infrastructures.

« Le gouvernement peut s’y prendre de diverses manières pour appuyer le développement de nos communautés, et la petite enfance est un élément capital. Quand on perd nos enfants à la langue de la majorité, c’est dévastateur. Pour que nos communautés s’épanouissent, il faut que nos enfants puissent s’identifier au français dès leur plus jeune âge », souligne Mme Lanthier.

Rapport d'étude conjoint FCFA-FJCF-PAJR : quels facteurs sont importants pour les jeunes francophones lorsqu'ils décident où s'établir?

27 septembre - La famille, les perspectives d’emploi, le sentiment d’appartenance et les amis sont les principaux facteurs qui motivent les jeunes francophones à rester dans leur région d’origine ou à y revenir. C’est ce que révèle une étude réalisée pour le compte de la FCFA, la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF) et Place aux jeunes en région (PAJR).

Le rapport produit par les consultants Maurice Chiasson et Isabelle Déry s’appuie notamment sur les résultats d’un sondage auquel ont participé près de 1 000 jeunes à la grandeur du pays, ainsi que sur un inventaire des actions gouvernementales et communautaires en matière de mobilité des jeunes. Ce rapport constitue la deuxième phase d’une vaste étude sur ce thème commandée par la FCFA, la FJCF et PAJR.

« Pour nous, il est important de comprendre ce qui influence les décisions des jeunes francophones par rapport à leur avenir. Le rapport indique que miser sur le retour ou la rétention des jeunes dans leur milieu d’origine ne suffit pas. Il faut aussi consacrer plus d’efforts à créer des communautés attrayantes pour les jeunes migrants et les immigrants », souligne la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

S’inspirant des réponses au sondage, le rapport suggère la mise en place de mesures d’intégration économique propices à l’établissement des jeunes migrants, comme l’appui à l’entrepreneuriat jeunesse et la valorisation du français sur le marché du travail. Il recommande également aux communautés d’être plus inclusives et de se montrer à l’écoute des aspirations et des besoins des jeunes, entre autres en favorisant leur participation au sein des conseils d’administration des organismes communautaires. 

« Les résultats de la consultation démontrent clairement que les jeunes à travers le pays sont informés par rapport au phénomène migratoire. Il est primordial pour les communautés de leur offrir des possibilités de vivre pleinement en français tant sur le plan personnel que sur le plan professionnel », déclare le président de la FJCF, Justin Johnson.

En  ce qui a trait aux initiatives des gouvernements provinciaux et territoriaux pour favoriser le retour des jeunes dans leur milieu d’origine, le rapport conclut qu’il existe peu de mesures ou d’actions spécifiques au milieu francophone minoritaire.

La FCFA, la FJCF et PAJR tiennent à remercier le Secrétariat aux Affaires intergouvernementales canadiennes (SAIC) du gouvernement du Québec, ainsi que les gouvernements de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick, du Manitoba, de l’Île-du-Prince-Édouard, du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest, pour leur appui financier à la réalisation de cette étude.  

Bilan positif pour les sessions d'information sur Mobilité francophone

26 septembre - Plus de 200 individus, représentant une centaine d’employeurs dans quatre provinces, connaissent désormais les avantages de recruter des travailleurs francophones à l’étranger pour combler leurs besoins en main-d’œuvre. Voilà le résultat d’une série de sessions d’information coordonnée, au cours des deux dernières semaines, par la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada et les Réseaux en immigration francophone (RIF).

Les sessions d’information ont eu lieu dans six villes, soit Vancouver, Kelowna, Regina, Saskatoon, Winnipeg et Mississauga. Le rôle de la FCFA et des RIF a consisté notamment à mobiliser les employeurs pour qu’ils participent à ces sessions, où ils avaient accès entre autres à l’expertise de représentants des ambassades du Canada à Paris, Tunis, Dakar et Rabat. Les employeurs en ont notamment appris davantage sur le volet Mobilité francophone mis en place cette année par le gouvernement fédéral, dans le but de faciliter le recrutement de travailleurs étrangers d’expression française qui s’installeront dans les communautés francophones en situation minoritaire.

« Les employeurs qui ont participé aux sessions ont pour la plupart des besoins immédiats en matière de main-d’œuvre, et ils ont manifesté beaucoup d’intérêt pour le recrutement de travailleurs francophones à l’étranger. Je suis certaine qu’on verra des retombées concrètes de ces sessions d’information, et c’est un scénario gagnant-gagnant pour les employeurs et nos communautés », commente la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.  

Les participants aux sessions d’information représentaient divers secteurs d’emploi, dont la construction, la santé, l’agriculture et l’agroalimentaire, le transport de marchandises et l’éducation.

Cette série de sessions d’information a été rendue possible grâce à un partenariat avec l’ambassade du Canada à Paris et à l’appui d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC). La FCFA tient également à souligner la collaboration de plusieurs partenaires et membres des RIF. 

 

Déclaration de la présidente de la FCFA à l'occasion des célébrations du Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes

23 septembre - La présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, a émis la déclaration suivante pour souligner le Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes :  

« À peine six ans après que le 25 septembre ait été formellement proclamé Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes, cette journée est devenue une institution en soi. À chaque année, les célébrations prennent plus d’ampleur, et je suis particulièrement fière d’apprendre que la Tour de la Paix, au Parlement d’Ottawa, sera illuminée en vert et blanc ce dimanche. Je me réjouis également de la signature, aujourd’hui, d’une nouvelle entente entre les gouvernements de l’Ontario et du Québec en matière de francophonie.

Ce qui me rend également heureuse, c’est de savoir qu’en ce vendredi, des milliers d’enfants francophones partout dans la province prennent le chemin de l’école habillés en vert et en blanc. Des milliers d’enfants qui, déjà, connaissent le poids symbolique des mots « Je suis Franco-Ontarien » et « Je suis Franco-Ontarienne ».

Plus que jamais, les célébrations entourant le 25 septembre illustrent une francophonie jeune, diversifiée, mobilisée, et en pleine croissance.

À tous ceux et toutes celles qui fêtent aujourd’hui dans les écoles, et tous ceux et toutes celles qui fêteront dimanche, je souhaite un formidable Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes! »

Enseignement du français langue première : front commun des parents, des communautés et des conseils scolaires

12 septembre - Les organismes nationaux représentant les parents, les communautés et les conseils scolaires réclament d’une même voix que soit modernisée la façon de répartir les fonds fédéraux dirigés vers l’enseignement du français langue première dans les communautés francophones, afin de mieux respecter les droits des francophones de gérer leurs écoles.

Dans un rapport intitulé Objectif 2018/2023, la Commission nationale des parents francophones (CNPF), la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada et la Fédération nationale des conseils scolaires francophones (FNCSF) revendiquent auprès du ministère du Patrimoine canadien des aménagements significatifs en vue de la signature du prochain Protocole d’entente relatif à l’enseignement dans la langue de la minorité et de la langue seconde, que le Ministère renouvelle tous les cinq ans avec le Conseil des ministres de l’Éducation (Canada) (CMEC).

Depuis 1970, ce protocole a servi à régir les modalités de transferts des fonds fédéraux devant financer les coûts supplémentaires de l’enseignement dans la langue de la minorité et de l’enseignement de la langue seconde. Or, si le protocole constitue une mesure positive du gouvernement du Canada envers le développement des communautés francophones et acadiennes, il présente des lacunes fondamentales qui minent l’efficacité des mesures prises par le fédéral.

« On parle de lacunes historiques qui ont fait l’objet d’études et de rapports et qui ont été portées à l’attention du gouvernement plusieurs fois depuis la signature du premier Protocole en 1970 », explique la présidente de la CNPF, Véronique Legault. 35 ans après l’adoption de l’article 23 de la Charte des droits, le Protocole ne répond pas aux besoins des communautés et ne permet pas de comprendre comment les fonds fédéraux sont dépensés en éducation pour la minorité francophone au pays.

Les trois organismes demandent l’adoption d’un Protocole additionnel tripartite entre le gouvernement du Canada, le CMEC et la FNCSF, à temps pour l’entrée en vigueur en 2018 du prochain plan pluriannuel sur les langues officielles. Ce protocole tripartite donnerait une voix aux communautés dans la gestion des fonds attribués par le fédéral à l’enseignement du français langue première dans les écoles de la minorité, de la maternelle à la 12e année. Il permettra également une meilleure reddition de comptes et une plus grande transparence dans la gestion des fonds du fédéral.

« Ce que nous voulons avant tout, c’est éviter que les gouvernements provinciaux/territoriaux continuent de décider unilatéralement des priorités de l’enseignement élémentaire et secondaire en français langue première en situation minoritaire. Il faut que les communautés aient leur mot à dire, d’où l’importance d’un protocole distinct où nous aurons le pouvoir d’accepter les termes », explique la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

« L’adoption d’un Protocole additionnel tripartite constituerait un geste positif sur le plan des politiques publiques et permettrait de rendre le Protocole conforme à l’article 23 de la Charte des droits, rappelle la présidente de la FNCSF, Melinda Chartrand. C’est une étape nécessaire pour remédier à une situation qui dure depuis bien trop longtemps et qui nuit au développement des communautés et de leurs écoles. »

Consultez le mémoire ICI

Des sessions d'information sur Mobilité francophone pour les employeurs dans neuf villes de l'Ouest et de l'Ontario

12 septembre - Grâce aux efforts des communautés francophones, les employeurs de cinq provinces découvriront, au cours des deux prochaines semaines, les avantages de recruter des travailleurs d’expression française à l’étranger. Au fil d’une série de sessions d’information coordonnée par le FCFA et les Réseaux en immigration francophone (RIF), ces employeurs en apprendront plus, notamment, sur le nouveau volet Mobilité francophone en vigueur depuis le 1er juin.

« Plusieurs employeurs ont besoin de se tourner vers l’international pour combler leurs besoins en main-d’œuvre. Avec Mobilité francophone, ils ont la possibilité de recruter, plus facilement et à moindre coût, des travailleurs qualifiés d’expression française qui viendront s’établir dans nos communautés. C’est une solution gagnant-gagnant », explique la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

Les sessions d’information se dérouleront à Kelowna, Vancouver, Calgary, Banff, Saskatoon, Regina, Winnipeg et Mississauga, pour se terminer à Toronto le 29 septembre. Les employeurs qui y participeront auront accès à l’expertise de représentantes des ambassades du Canada à Paris, Tunis, Dakar et Rabat ; une conseillère de Pôle emploi mobilité internationale (France) participera également aux sessions.  

« Notre objectif est de renseigner les employeurs sur l’accompagnement qu’ils peuvent recevoir tout au long du processus de recrutement, et aussi sur ce que nos communautés peuvent offrir aux nouveaux arrivants en termes d’accueil social et culturel », souligne la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

Cette série de sessions d’information est rendue possible grâce à un partenariat avec l’ambassade du Canada à Paris et à l’appui d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada. La FCFA tient également à souligner la collaboration de plusieurs partenaires et membres des RIF.

Pour plus de renseignements sur les sessions d’informations, visitez le Portail de l’immigration francophone.

Sondage sur les langues officielles et le bilinguisme : des résultats très positifs, mais beaucoup de travail reste à faire

31 août 2016 - Selon les résultats d’un sondage du Commissariat aux langues officielles, publiés ce matin, la grande majorité des Canadiens et des Canadiennes appuient les objectifs de la Loi sur les langues officielles et le bilinguisme pour l’ensemble du pays. Pour la FCFA, il s’agit d’une nouvelle très encourageante, qui ne doit toutefois pas occulter tout le travail qu’il reste à faire pour atteindre l’égalité réelle du français et de l’anglais au Canada.

« D’un sondage à l’autre, le soutien à la dualité linguistique progresse et c’est très encourageant. L’appui massif des jeunes, notamment, est de très bon augure pour l’avenir. Par contre, cela ne signifie pas que l’on puisse dire mission accomplie. Au contraire,  ces résultats sont un argument de plus pour que le gouvernement fédéral pose des gestes audacieux au chapitre des langues officielles », déclare la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

Par exemple, 96 % des répondants estiment que les Canadiens devraient pouvoir obtenir des services du gouvernement fédéral dans la langue officielle de leur choix, 87 % sont d’avis qu’Ottawa, la capitale du pays, devrait être reconnue comme officiellement bilingue, et plus de 80 % sont en faveur de l’enseignement du français et de l’anglais dans toutes les écoles primaires du Canada.

Le sondage conclut également que les objectifs de la Loi sur les langues officielles demeurent encore mal compris, un constat qui correspond à la lecture que fait la FCFA à cet égard. « Dans le discours actuel sur la dualité linguistique et les langues officielles, on parle beaucoup de bilinguisme, collectif ou individuel. Or, atteindre l’égalité réelle du français et de l’anglais au pays, c’est aussi s’assurer que les collectivités en milieu minoritaire qui veulent vivre et s’épanouir en français puissent le faire. C’est pour cela qu’on a besoin du prochain plan d’action pour les langues officielles », explique Mme Lanthier.

La FCFA souhaite également que le gouvernement profite du 150e anniversaire de la Confédération, en 2017, pour faire la promotion de la francophonie et de la dualité linguistique du Canada. « C’est une occasion de lancer le message que nos deux langues officielles sont une force et un élément rassembleur pour le pays, une valeur qui nous enrichit et nous rend plus ouverts sur le monde », souligne Mme Lanthier. 

Lettre de la présidente de la FCFA au sujet du bilinguisme des juges à la Cour suprême

22 août 2016 - Le 2 août dernier, lors de l’annonce du processus de nomination du ou de la prochaine juge de la Cour suprême du Canada, le Premier ministre a spécifié que la prochaine personne devra être effectivement bilingue. La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada a réagi positivement en reconnaissant cette décision comme étant un pas dans la bonne direction. Nous avons cependant rappelé qu’il était essentiel que cette nouvelle exigence soit enchâssée dans une loi afin d’assurer sa pérennité.  

Or, devant le Comité permanent de la Justice et des droits de la personne le 11 août dernier, la ministre de la Justice a apporté des précisions sur le bilinguisme des juges de la façon suivante : les nouveaux juges de la Cour suprême devront être en mesure de comprendre une personne qui s’exprime en français et devront pouvoir lire les documents juridiques déposés en français, mais ils pourraient ne pas être capables de s’exprimer eux-mêmes en français. La discussion qui s’est poursuivie par la suite nous amène à préciser la position de la FCFA sur cette question fondamentale pour l’avenir de la Cour suprême et pour les droits des justiciables de ce pays.

La FCFA représente 2,6 millions de personnes qui, à l’extérieur du Québec, vivent de multiples aspects de leur vie en français dans des provinces et territoires où cette langue, bien que minoritaire, est aussi l’une des deux langues officielles du pays. À ce titre, la FCFA réclame depuis longtemps que la Cour suprême puisse refléter les principes fondamentaux d’accès équitable en matière de justice et d’égalité réelle des deux langues officielles du Canada. Devant le plus haut tribunal du pays, il est inadmissible que les neuf juges ne soient pas tous et toutes capables de traiter les causes dans l’une ou l’autre des deux langues officielles du pays sans avoir recours à des traductions ou services d’interprétation.

À notre avis, un juge est effectivement bilingue lorsqu’il est en mesure de comprendre les deux langues officielles du Canada, ce qui implique qu’il puisse lire, saisir le contenu à l’oral et s’exprimer en français et en anglais. Car comment l’accès à la justice peut-il être égal si la Cour peut s’exprimer en anglais, mais pas en français ?

Nous demandons donc au Comité de nominations et/ou au Comité permanent des langues officielles de la Chambre des communes de s’assurer que les candidatures qui seront recommandées au Premier ministre soient effectivement bilingues.

Déclaration de la présidente de la FCFA à l’occasion du décès de Mauril Bélanger

Une grande perte pour toute la francophonie canadienne

Ottawa, 17 août 2016 - C’est avec très grande tristesse que la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada a appris le décès, hier soir, de Mauril Bélanger. La FCFA pleure la disparition d’un homme passionné, engagé et intègre qui aura donné le meilleur de lui-même pour la défense et la promotion du français, en Ontario et partout au pays.

Les communautés francophones et acadiennes se souviendront de son appui constant et de sa vigilance à titre de député, membre du Comité permanent des langues officielles et en particulier comme ministre responsable des Langues officielles.

Pendant toute sa carrière, Mauril n’a jamais eu peur de dire les choses franchement et d’aller au bout de ses convictions. La lutte qu’il a menée contre sa maladie au cours des derniers mois en a été un autre exemple et nous a permis de constater à quel point Mauril était un député apprécié et aimé de l’ensemble de ses collègues à la Chambre. Mauril Bélanger était profondément à l’écoute et travaillait sans relâche pour améliorer le sort de ses commettants, faire vibrer la francophonie canadienne et moderniser les symboles chers à ce pays, oeuvrant ainsi tant pour sa circonscription que pour le bien des communautés francophones et l'ensemble ces citoyens canadiens. Son projet de loi visant à modifier l'hymne national pour reconnaître l’égalité homme – femme en aura été la dernière preuve.

La Fédération tient à exprimer ses sympathies à la famille et à l’entourage de M. Bélanger. Même si nous connaissions l’état de santé de Mauril, son décès est un choc pour nous; je tiens à offrir mes sincères condoléances à Catherine, son épouse, à ses proches et à tous ceux et celles qui rendent hommage aujourd’hui à d’un grand homme qui a fait beaucoup pour sa communauté et son pays. »

Déclaration de la présidente de la FCFA à l'occasion de la Fête nationale de l'Acadie

15 août - La présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, a émis la déclaration suivante afin de souligner la Fête nationale de l’Acadie :

« Forts de leurs racines, de leur histoire, de leur résilience et de leur modernité, les Acadiens et les Acadiennes sont une source d’inspiration pour l’ensemble de la francophonie canadienne et tous les individus qui vivent en français au pays.

L’Acadie se vit par la fierté et par la richesse d’une culture qui se renouvelle et se diversifie sans cesse, et l’Acadie c’est aussi une force de changement. On l’a vu plus tôt cette année, notamment, avec le mouvement citoyen au Nouveau-Brunswick pour dénoncer les commentaires intolérants envers les francophones sur le site de la CBC. Les Acadiens et les Acadiennes ont su se mobiliser, comme ils le font toujours lorsqu’il est question de leur place et de leur avenir : avec passion.

À tous les Acadiens et toutes les Acadiennes, que vous soyez à la Baie Sainte-Marie, dans la région Évangéline, à Shippagan, à Saint-Jean de Terre-Neuve ou même à Ottawa ou Edmonton, je vous souhaite de vous faire entendre aujourd’hui, que ce soit par vos instruments, vos casseroles ou vos voix.

Le 15 août, nous avons tous et toutes un peu d’Acadie en nous. Toute la francophonie canadienne vous salue en ce jour de fête ! 

Déclaration de la présidente de la FCFA à l'occasion de la Fête du Canada

1er juillet - La présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, a émis la déclaration suivante pour marquer la Fête du Canada :

« Dans les dix jours qui précèdent la Fête du Canada, on souligne tour à tour la Journée nationale des Autochtones, la Saint-Jean-Baptiste, fête nationale de la francophonie canadienne, et la Journée canadienne du Multiculturalisme. C’est un heureux hasard, qui lance un message puissant sur ce que notre pays devrait être.

 

La conjoncture de ces quatre journées évoque pour moi les principes du Pacte d’amitié signé par la FCFA, en 2001, avec des partenaires comme l’Assemblée des Premières Nations et le Conseil ethnoculturel du Canada : l’équité, la diversité et la communauté.

 

Nous sommes plus forts lorsqu’on offre à chaque Canadien et chaque Canadienne, dans un esprit d’équité, les chances de parvenir à des résultats égaux. Nous sommes plus forts lorsque nous célébrons la richesse de notre diversité et que nous encourageons l’expression des spécificités linguistiques, ethnoculturelles et sociales. Nous sommes plus forts lorsque tout Canadien et toute Canadienne peut vivre, s’épanouir et contribuer dans la langue officielle de son choix.

 

À un an des célébrations du 150e anniversaire de la Confédération, voilà le Canada que nous voulons : un Canada pleinement engagé dans un esprit de réconciliation avec les Premières Nations, un Canada qui met en valeur la francophonie à la grandeur du pays, un Canada ouvert à la diversité et qui célèbre l’apport des différentes identités de ses citoyens et citoyennes.  

 

À l’occasion de la Fête du Canada, célébrons nos valeurs de respect, de dialogue et d’équité, et travaillons à les incarner pour un Canada inclusif et tolérant.

 

À tous et à toutes, je souhaite une joyeuse Fête du Canada ».

Déclaration de la présidente de la FCFA à l'occasion de la Saint-Jean-Baptiste

24 juin - La présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, a émis la déclaration suivante pour marquer la Saint-Jean-Baptiste, fête de la francophonie canadienne :

« En ce 24 juin, nos amis franco-albertains fêtent en bleu, blanc et rose, nos amis franco-ontariens en vert et blanc, nos amis québécois en fleurdelysé. Au Yukon, les festivités de la Solstice St-Jean battent leur plein à Whitehorse et à Dawson, et chez moi, les Franco-Manitobains du Sud-Est se rassembleront toute la fin de semaine pour célébrer comme ils le font à chaque année depuis 1897.

Nous fêtons la Saint-Jean-Baptiste de multiples manières, mais nous avons tous et toutes ceci en commun : nous la fêtons comme francophones, fiers de notre langue; fiers de notre présence; fiers de former avec nos amis acadiens et acadiennes, ainsi qu’avec le Québec, une francophonie forte qui a la ferme intention de garantir un avenir au français en terre d’Amérique.

Le meilleur gage de cet avenir, c’est d’être visibles, et je nous souhaite tous et toutes d’être vus et entendus dans les rues, les parcs, les places publiques partout au Canada aujourd’hui. Qu’on sache que les francophones sont là!

Je souhaite à tous et à toutes une formidable Saint-Jean-Baptiste.

Déclaration de la présidente de la FCFA à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés

20 juin – La présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Sylviane Lanthier, a émis la déclaration suivante à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés.

« Comme tous les Canadiens et toutes les Canadiennes, nos communautés ont été touchées, au cours de la dernière année, par les histoires de ces personnes qui fuient des conflits à divers endroits sur la planète et cherchent une terre d’accueil pour elles-mêmes et leurs enfants. C’est quelque chose qui nous rejoint comme francophones et comme citoyens engagés.

Lorsque notre gouvernement et l’ensemble des Canadiens et des Canadiennes se sont mobilisés pour accueillir des dizaines de milliers d’individus, nos communautés ont aussi dit #BienvenueAuxRéfugiés. Je pense à L’Accueil francophone de Winnipeg, qui a offert des services d’établissement à un grand nombre de réfugiés syriens; je pense aussi aux campagnes de dons qui ont eu lieu à l’Île-du-Prince-Édouard et ailleurs.

Nos communautés sont ouvertes et prêtes à accueillir davantage de réfugiés et à les aider à s’établir; nos écoles ne demandent rien de mieux que de donner aux enfants qui ont vécu des situations difficiles l’occasion d’apprendre et de s’épanouir dans un milieu où ils sont les bienvenus. 

En cette Journée mondiale des réfugiés, je dis merci à tous ceux et à toutes celles qui ont choisi le Canada et nos communautés pour s’établir. Votre courage nous inspire et nous vous saluons comme citoyens et citoyennes contribuant à la richesse multiculturelle de notre pays ». 

Lancement des consultations sur les langues officielles : prenez la parole, parce que #nouscomptons

17 juin - « Les francophones ont une belle occasion de parler au gouvernement fédéral de leurs réalités et surtout de dire ce qu’il leur faut, à eux et à leur communauté, pour vivre en français. Nous allons tout faire pour qu’ils soient nombreux à prendre la parole ». C’est ce qu’a déclaré la présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Sylviane Lanthier, concernant le lancement ce matin des consultations gouvernementales sur les langues officielles.

Ces consultations sont particulièrement importantes puisqu’elles mèneront au prochain plan du gouvernement en matière de langues officielles, au terme de l’actuelle Feuille de route pour les langues officielles 2013-2018. C’est pourquoi la Fédération travaillera avec son réseau, cet été, pour encourager une participation importante au questionnaire en ligne et aux tables rondes dans diverses régions.

La FCFA mettra notamment en ligne, dès la semaine prochaine, un microsite à l’adresse www.fcfa.ca/consultationsLO afin d’appuyer et d’outiller les citoyens et les groupes francophones. Elle met aussi à la disposition de son réseau, dès aujourd’hui, une infographie présentant de façon visuelle et succincte les priorités de développement des communautés francophones et acadiennes.

« La consultation parle des avantages du bilinguisme et c’est important, mais la dualité linguistique, c’est aussi l’existence de communautés francophones en situation minoritaire à la grandeur du pays. Il faut des mesures pour accroître le poids démographique de la francophonie, renforcer nos milieux de vie en français et les capacités des organismes qui l’animent, et favoriser notre développement social et économique », explique Mme Lanthier.

La FCFA fera elle-même valoir ces points dans le mémoire qu’elle entend déposer dans le cadre de ces consultations. Elle mettra aussi l’accent sur l’importance d’assurer le plein respect de la Loi sur les langues officielles, de promouvoir le fait français et la dualité linguistique partout au pays et d’investir dans la recherche et l’évaluation en matière de développement de la francophonie.


Accéder à la page des consultations sur le site du gouvernement du Canada

Le Comité des langues officielles donne raison à la FCFA sur l'importance d'une autorité centrale dans l'appareil fédéral

16 juin - La FCFA trouve très encourageant le rapport publié hier par le Comité permanent des langues officielles des Communes concernant la situation du Bureau de la traduction. Dans ce document, qui cite à plusieurs endroits les propos de la FCFA, le Comité recommande notamment que le gouvernement donne à une autorité centrale de s’assurer de la mise en œuvre de la Loi sur les langues officielles.

« Quand nous avons comparu devant le Comité il y a deux mois, nous avons parlé d’une érosion généralisée des capacités des institutions fédérales en termes de communications bilingues, qui vient entre autres du fait que celles-ci sont largement laissées à elles-mêmes en ce qui a trait à leurs obligations linguistiques. Clairement, le message a été entendu, et c’est très encourageant », déclare la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

La position de la FCFA en faveur de la désignation d’une autorité centrale chargée d’assurer le respect de la Loi dans tout l’appareil fédéral ne date pas d’hier. La Fédération a formulé cette recommandation dans un mémoire publié à l’occasion du 40e anniversaire de la Loi en 2009 ; elle a réitéré ses demandes à cet égard lors de la campagne électorale fédérale l’an dernier.

« On règlerait beaucoup de problèmes de conformité des institutions fédérales si on désignait une entité gouvernementale qui a l’autorité nécessaire pour coordonner l’application et le plein respect des différentes parties de la Loi dans tous l’appareil fédéral, et pour exiger des résultats à cet égard », explique Mme Lanthier.

La FCFA accueille aussi positivement la recommandation à l’effet que le gouvernement offre à tous les fonctionnaires une formation concernant le rôle du Bureau de la traduction et les obligations gouvernementales en matière de traduction. « Si certains fonctionnaires croient que la traduction automatisée est un moyen tout à fait acceptable de produire des communications bilingues, c’est souvent parce que personne ne leur a dit le contraire. Encore une fois, on revient à l’importance d’une autorité centrale », note Mme Lanthier.

La Fédération se réjouit enfin de voir le Comité recommander que l’outil Portage, destiné à l’origine à appuyer la traduction, serve uniquement à des fins de compréhension et non pas à traduire des documents publics ou même internes. 

Immigration francophone : les communautés à l'oeuvre dès aujourd'hui pour promouvoir Mobilité francophone auprès des employeurs

9 juin - Au cours de la prochaine semaine, des employeurs de l’Ontario et des provinces de l’Atlantique auront l’occasion de tout connaître sur les avantages du tout nouveau volet Mobilité francophone, entré en vigueur la semaine dernière. La FCFA et les Réseaux en immigration francophone (RIF) coordonnent à compter de ce matin une série de sessions d’information sur le recrutement de travailleurs qualifiés d’expression française à l’étranger.

Ces sessions, organisées en collaboration avec l’Ambassade du Canada à Paris, auront lieu dans 10 villes, soit Ottawa, North Bay, Sudbury, Dryden et Thunder Bay (Ontario), Halifax, (Nouvelle-Écosse), Saint-Jean de Terre-Neuve, Fredericton et Moncton (Nouveau-Brunswick) et Summerside (Île-du-Prince-Édouard).

« Notre objectif est de renseigner les employeurs sur la possibilité de bénéficier d’un recrutement facilité de travailleurs qualifiés francophones et bilingues pour certaines catégories d’emploi, sur l’accompagnement qu’ils peuvent recevoir tout au long du processus de recrutement, et aussi sur ce que nos communautés peuvent offrir aux nouveaux arrivants en termes d’accueil social et culturel », souligne la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

Les employeurs qui participeront aux sessions d’information auront accès, notamment, aux expertises de représentants des ambassades du Canada à l’étranger et de spécialistes en emploi de Belgique.

Cette série de sessions d’information est rendue possible grâce à un partenariat avec l’ambassade du Canada à Paris et à l’appui d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada. La FCFA tient également à souligner la collaboration de plusieurs partenaires et membres des RIF.

Pour plus de renseignements sur les sessions d’informations, visitez le Portail de l’immigration francophone.

Bilan de la 41e assemblée générale annuelle de la FCFA: trois jours de rencontres axées sur l'optimiste et sur l'avenir

8 juin - « Mon rêve, c’est que chaque enfant qui a besoin d’une place en garderie en français en ait une, que chaque enfant francophone qui veut fréquenter l’école en français puisse le faire, que chaque artiste francophone ait une scène où se produire ». C’est ce qu’a déclaré la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, dans son rapport à la 41e Assemblée générale annuelle de l’organisme samedi dernier.

Les trois journées de rencontres statutaires de la FCFA et du Forum des leaders ont été résolument tournées vers l’avenir. Dans leurs discussions sur le plan stratégique de la Fédération pour la période 2017-2020, les organismes membres de la Fédération ont notamment convenu de l’importance de miser sur l’élargissement de l’espace francophone.

« Lors d’un panel le 2 juin, nous avons entendu des témoignages inspirants de personnes qui ont choisi le français même si ce n’est pas leur langue maternelle. Ces parents anglophones dont les enfants fréquentent nos écoles de langue française, ces jeunes qui ont choisi l’immersion, il faut établir des liens avec eux, il faut qu’ils sentent qu’ils sont les bienvenus dans notre francophonie », explique Mme Lanthier.

Les membres de la FCFA et ceux du Forum des leaders ont également convenu d’agir ensemble pour mobiliser les citoyens et les citoyennes francophones afin qu’ils participent en grand nombre aux consultations du gouvernement fédéral sur les langues officielles, qui auront lieu cet été. « Il est très important que les gens qui vivent en français au quotidien puissent parler au gouvernement de leurs réalités et de leurs défis. Lors des consultations de 2012, nous avions été en mesure d’aller chercher 2 500 réponses au questionnaire en ligne ; nous allons saisir l’occasion cette fois-ci également », souligne Mme Lanthier.

Nouveaux visages au bureau de direction de la FCFA

Lors de l’Assemblée générale annuelle, samedi, la vice-présidente de la FCFA Audrey LaBrie a été réélue pour un mandat de deux ans, alors que le Franco-Ténois Richard Létourneau a été élu trésorier de la Fédération. Le président de la Fédération culturelle canadienne-française, Martin Théberge, fait également son entrée au bureau de direction de la FCFA à titre de représentant des organismes nationaux. 

Rapport spécial de Graham Fraser sur Air Canada : un argument de poids pour des pouvoirs accrus au commissaire

7 juin - Pour la FCFA, le recours de Graham Fraser à une mesure exceptionnelle comme le dépôt d’un rapport spécial au Parlement concernant Air Canada, ce matin, constitue un argument de poids pour le renforcement des pouvoirs du commissaire aux langues officielles. Le rapport spécial de M. Fraser cite d’ailleurs une recommandation formulée par la FCFA en ce sens, dans un mémoire publié il y a six ans à l’occasion du 40e anniversaire de la Loi sur les langues officielles.

« En 2009, la FCFA avait recommandé que le commissaire puisse avoir un pouvoir d’ordonnance qui lui permettrait d’exiger des mesures correctives des institutions fédérales qui ne respecte pas leurs obligations. Que M. Fraser cite cette recommandation dans un rapport où il dit avoir utilisé tous les outils à sa disposition pour amener Air Canada à respecter ses obligations, cela en dit long sur la pertinence de pouvoirs accrus pour le commissaire », déclare la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

La FCFA rappelle qu’année après année, bon nombre d’institutions fédérales obtiennent des notes médiocres du commissaire aux langues officielles au chapitre du respect des obligations linguistiques. Dans le rapport annuel présenté par M. Fraser le mois dernier, par exemple, Ressources naturelles Canada et Transports Canada ont obtenu des scores respectifs de 7 % et de 13 % au niveau de l’offre active en personne. Dans le cas d’Air Canada, les problèmes reliés au service dans les deux langues officielles sont constants depuis plusieurs années.

« À un certain moment, il faut vraiment mettre Air Canada en état d’assurer que les citoyens et les citoyennes qui voyagent avec notre transporteur aérien national soient servis dans la langue officielle de leur choix comme ils en ont le droit. Avec les options présentées par M. Fraser dans son rapport spécial, je crois qu’on a tout en main pour qu’il se passe enfin quelque chose à cet égard », estime Mme Lanthier.

La FCFA trouve notamment importante l’idée de clarifier les obligations linguistiques d’Air Canada. « Le commissaire rappelle avec justesse qu’au fil des restructurations, il y a des filiales du transporteur comme Jazz pour lesquelles les obligations linguistiques ne sont plus claires, et il est essentiel de mettre de l’ordre là-dedans », souligne Mme Lanthier. 

Entrée en vigueur de Mobilité francophone : un nouvel élan pour le recrutement de travailleurs qualifiés d'expression française dans nos communautés

1er juin - « Un nouveau chapitre s’ouvre pour nos communautés en matière de recrutement d’immigrants d’expression française. Les 13 Réseaux en immigration francophone (RIF) à la grandeur du pays et tous les intervenants qui travaillent sur cet enjeu ont maintenant dans leur boîte à outils un levier pour aller chercher de véritables résultats à cet égard ». C’est ce qu’a déclaré la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, concernant l’entrée en vigueur aujourd’hui du nouveau volet Mobilité francophone.

Avec Mobilité francophone, les employeurs n’auront pas à faire le processus d’étude d’impact sur le marché du travail (EIMT) quand ils embauchent des travailleurs francophones étrangers pour certaines catégories d’emploi comme la gestion, les professionnels universitaires ou les métiers spécialisés. Outre l’arrimage entre les besoins de main d’œuvre des employeurs au Canada et la disponibilité des compétences à l’étranger, Mobilité francophone favorise aussi  la rétention des travailleurs temporaires en vue de l’obtention de la résidence permanente et, à terme, de la citoyenneté canadienne.

« La mise en place de Mobilité francophone est une très bonne nouvelle, puisque l’objectif spécifique est l’accroissement du nombre d’immigrants d’expression française qui s’installent dans nos communautés. La FCFA et les Réseaux en immigration francophone (RIF) sont fiers d'avoir été des partenaires de premier plan dans le développement de cette initiative », souligne Mme Lanthier.

« L’immigration, tant temporaire que permanente, a un rôle à jouer pour soutenir le dynamisme et la vitalité des collectivités francophones en situation minoritaire au Canada », a déclaré le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, John McCallum. « Mobilité francophone profite aux employeurs, aux nouveaux arrivants et aux collectivités en situation minoritaire et favorise la diversité de notre pays. »

Certains éléments de Mobilité francophone, dont les mesures pour la rétention des travailleurs temporaires, devront être renforcés au cours des mois à venir ; la FCFA et les RIF seront heureux de collaborer à cette fin avec le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux et territoriaux.

La FCFA remettra son prix Boréal 2016 à Mauril Bélanger

31 mai - La FCFA est heureuse d’annoncer que le député d’Ottawa-Vanier, l’hon. Mauril Bélanger, recevra le prix Boréal 2016 à l’occasion d’une réception à Ottawa ce jeudi soir. La Fédération décerne ce prix à chaque année à un individu ou à un groupe en reconnaissance d’une contribution exceptionnelle à l’épanouissement de la francophonie.

« Au fil de deux décennies comme parlementaire, on a connu Mauril Bélanger comme un champion des langues officielles. Il a travaillé en appui à plusieurs enjeux francophones avec la force et la ténacité qu’on lui connaît et qu’il montre maintenant dans sa lutte contre la maladie. Nous tenons à saluer son courage, autant politique que personnel », a déclaré la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

M. Bélanger a notamment été un membre très actif du Comité permanent des langues officielles des communes, en plus d’assumer les fonctions de ministre responsable des Langues officielles dans le gouvernement du Premier Ministre Paul Martin.

Par le passé, la FCFA a remis le prix Boréal à des personnalités comme la présidente de S.O.S Montfort, Gisèle Lalonde, le sénateur Jean-Robert Gauthier, l’ancien ministre québécois Benoît Pelletier, ainsi que les chercheurs Edmund Aunger (Alberta) et Rodrigue Landry (Nouveau-Brunswick). 

Déclaration de la présidente de la FCFA à l'occasion de la Journée provinciale de la francophonie à Terre-Neuve-et-Labrador

30 mai - La présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, a émis la déclaration suivante pour souligner la Journée provinciale de la francophonie à Terre-Neuve-et-Labrador :  

« À bien des égards, pour la francophonie canadienne, c’est à Terre-Neuve-et-Labrador que tout a commencé. C’est là que des pêcheurs bretons et normands sont venus dès 1504 établir la première présence française sur le continent.

Riche de cette histoire, la francophonie terre-neuvienne-et-labradorienne continue de se donner les moyens d’avancer vers l’avenir, en français. Je pense aux institutions comme le journal Le Gaboteur,  la radio Rafale FM, ou encore les centres scolaires et communautaires à Saint-Jean et à La Grand’Terre. Les francophones de Terre-Neuve-et-Labrador montrent la même résilience et la même détermination que ces pêcheurs français d’il y a 500 ans, et aujourd’hui c’est toute la francophonie canadienne qui les célèbre.

À tous les francophones de la province, de Saint-Jean de Terre-Neuve à Labrador City en passant par Cap Saint-Georges, je souhaite une formidable journée! »

Dernier rapport annuel de Graham Fraser : un commissaire en fin de mandat lance un appel au leadership à un gouvernement en début de mandat

19 mai - « Le legs de Graham Fraser, c’est d’avoir indiqué clairement la marche à suivre à un gouvernement qui s’est engagé envers les langues officielles pour assurer le plein respect de la Loi ». C’est ce qu’a déclaré la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, à la suite du lancement du dernier rapport annuel de l’actuel commissaire aux langues officielles ce matin.

Pour la FCFA, il est clair que le commissaire appelle au leadership du gouvernement sur des points-clé de l’application de la Loi sur les langues officielles, à commencer par toute la question de l’offre de services et de communications bilingues. « Quand on regarde le tableau des notes des institutions fédérales, entre autres au chapitre de l’offre active, c’est à faire dresser les cheveux sur la tête. Nous sommes parfaitement d’accord avec la recommandation du commissaire au Conseil du Trésor d’entreprendre, en consultation avec nos communautés, une évaluation de ses principes et de ses directives à cet égard », commente Mme Lanthier.

La FCFA voit par ailleurs un lien entre cette recommandation et le besoin pressant de revoir le règlement qui régit les communications et les services dans les deux langues officielles. Il y a plusieurs années que la Fédération milite pour une mise à jour de ce règlement, qui n’a pas été revu depuis 25 ans.

Le commissaire en a aussi beaucoup à dire sur la manière dont les institutions fédérales s’acquittent de leurs obligations, en vertu de la partie VII, d’adopter des mesures positives pour appuyer le développement des communautés de langue officielle en situation minoritaire. Ses propos dénotent qu’un flou persiste au niveau de l’idée qu’on se fait de l’obligation de consulter les communautés.

« La FCFA a justement soulevé cette question il y a à peine deux semaines avec le Conseil des sous-ministres adjoints en langues officielles (CSMALO). Nous avons demandé que le gouvernement et les communautés collaborent pour clarifier ce qui est acceptable en termes de consultation de nos communautés par les institutions fédérales, et il a été convenu que la FCFA et Patrimoine canadien travailleraient ensemble à cet égard », précise Mme Lanthier.

La FCFA apprécie enfin que le commissaire ait formulé des attentes explicites à l’égard du ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté. Il demande notamment qu’un plan d’action concret soit élaboré en collaboration avec les gouvernements provinciaux et territoriaux pour que le Programme des candidats des provinces contribue vraiment à la croissance de nos communautés.

La Fédération tient finalement à féliciter Canadian Parents for French (CPF), récipiendaire du Prix d’excellence – Promotion de la dualité linguistique du commissaire aux langues officielles.

Déclaration à l'occasion de la Journée de la francophonie yukonnaise

13 mai - La présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, a émis la déclaration suivante pour souligner la Journée de la francophonie yukonnaise, qui aura lieu dimanche :

« Cette année le 15 mai marque la dixième fois qu’on célèbre la communauté franco-yukonnaise et son apport à la vitalité et à l’essor du Yukon. Cette contribution de la communauté franco-yukonnaise est également manifeste au sein de la grande famille de la francophonie canadienne. Jeune, diversifiée et en pleine expansion, la communauté franco-yukonnaise est une belle illustration de la francophonie dynamique et engagée que nous travaillons tous à bâtir.

Je note que des activités sont prévues aujourd’hui et dimanche tant à Dawson qu’à Whitehorse et j’espère que les Yukonnaises et les Yukonnais, tant francophones qu’anglophones, seront nombreux à y participer. C’est une belle occasion de non seulement fêter la francophonie, mais aussi de la partager.

À tous et à toutes, je souhaite une excellente Journée de la francophonie yukonnaise ». 

40 ans de réflexion politique des communautés francophones en situation minoritaire au palier fédéral : retour sur le passé et réflexions sur l'avenir

12 mai - Dans son essence, le rôle de la FCFA n'a pas changé au cours des 40 dernières années; ce sont plutôt les façons de faire et le contexte qui se sont transformés. C'est ce qu'a déclaré la présidente de la Fédération, Sylviane Lanthier, lors d'une table ronde ce matin au colloque ​Retour sur la question du pouvoir dans la francophonie canadienne. Ce colloque est organisé par le Réseau de recherche de la francophonie canadienne et de l'Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC).

"Il y a une ligne directe entre la prise de position de la Fédération en appui à l’école de la résistance formée par les francophones de Penetanguishene, en 1979, et celle en appui aux Acadiens et aux Acadiennes qui ont dénoncé cet hiver les commentaires anti-francophones sur le site de CBC. J’amène ces deux exemples pour montrer que la raison d’être fondamentale de la FCFA, ce rôle de représentation, de revendication et de défense des citoyens et des communautés, n’a pas changé", a souligné Mme Lanthier.

Si l'action de la FCFA est maintenant plus complexe et s'articule à beaucoup plus de niveaux qu'en 1975, la présidente de la FCFA a toutefois fait valoir que certains éléments, comme l'arrivée des médias sociaux, ont accru de beaucoup la capacité de la Fédération de faire un travail qui est demeuré le même au cours des quatre dernières décennies : la mobilisation citoyenne. 


Lire les remarques de la présidente de la FCFA

Recensement 2016 : soyez du nombre... parce que #nouscomptons

3 mai - "Le recensement, c'est un exercice trop important pour qu'on le fasse à la sauvette. Il est vraiment essentiel qu'on puisse obtenir le vrai portrait de la situation du français au Canada, et les réponses de chaque francophone comptent". C'est dans ces termes que la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, a encouragé les citoyens et les citoyennes de langue française à prendre le temps de bien comprendre les questions linguistiques qui sont posées dans le recensement, et d'y répondre de la manière qui correspond le plus à leur réalité.

"On le sait, plusieurs d'entre nous avons tendance à répondre rapidement au questionnaire avant de passer à une autre tâche sur notre liste de choses à faire, explique Mme Lanthier. Cependant, certaines questions méritent qu'on y réfléchisse avant de répondre. Par exemple, si votre conjoint est anglophone mais que vos enfants sont bilingues, la réponse à la question sur la langue que vous parlez le plus souvent à la maison n'est peut-être pas si simple que ça".

La FCFA tient par ailleurs à donner l'heure juste par rapport à des mythes qui circulent concernant les questions linguistiques du recensement.

"Certains pensent, par exemple, que ceux et celles qui déclarent pouvoir parler le français et l'anglais seront comptabilisés comme seulement à-demi francophones. Or, dire que vous êtes bilingue ne vous enlève absolument rien aux yeux de Statistique Canada qui, d'ailleurs, n'offre même pas de définition de ce qu'est un francophone", déclare Mme Lanthier.

La Fédération tient par ailleurs à rappeler que les données du recensement de 2016 n'auront pas d'impact sur les services en français du gouvernement fédéral. L'exercice de désignation linguistique des bureaux fédéraux a été fait à partir des données de 2011, pour une période de dix ans. Par contre, une variété d'autres intervenants, incluant les gouvernements provinciaux et territoriaux, les municipalités, les organismes communautaires et les chercheurs, comptent sur le portrait de la francophonie qui se dégagera du recensement de 2016 pour une variété d'utilisations.

"C'est grâce à ces réponses que l'on saura, par exemple, s'il faut construire une nouvelle école francophone dans tel ou tel quartier, ou encore quelle sera le pourcentage d'élèves francophones issus de l'immigration dans cette nouvelle école. C'est grâce à ces réponses que nos chercheurs pourront nous dire comment se portent nos communautés au niveau du transfert du français d'une génération à l'autre, ou encore de la migration des jeunes", indique Mme Lanthier.

La FCFA a mis en ligne sur son site une foire aux questions expliquant les questions linguistiques du recensement

La FCFA au CRTC : les francophones doublement minoritaires quand ils n'ont pas accès à Internet à large bande

27 avril - Une connectivité Internet suffisante pour faire des transactions en ligne, du streaming vidéo et audio et de la vidéoconférence est un élément de plus en plus essentiel pour vivre en français au XXIe siècle. C'est ce qu'a déclaré la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, devant le CRTC hier, dans le cadre des audiences publiques sur les services de base en télécommunications. 

"Nous sommes bien conscients qu’une communauté francophone qui éprouve des problèmes d’accès, de coût ou de capacité en ce qui a trait à Internet, vit essentiellement la même situation que la collectivité anglophone majoritaire de la même région. Mais il reste que cette communauté francophone se retrouve, en quelque sorte, doublement minoritaire", a-t-elle expliqué au CRTC.  

La FCFA a fait valoir l'importance d'une bonne connectivité pour se procurer en ligne des produits culturels de langue française autrement peu disponibles et pour consommer des médias francophones qui, de plus en plus, prennent le virage numérique. Au niveau de l'éducation, l'utilisation de plus en plus répandue des applications éducatives et des appareils mobiles en salle de classe, dans le cadre de programmes d'initiation à la citoyenneté numérique, requiert que les écoles disposent d'une bande passante suffisante pour accommoder des connexions multiples.

La Fédération s'est aussi faite la porte-parole de communautés francophones rurales ou éloignées qui sont, jusqu'à maintenant, laissées pour compte dans les initiatives d'élargissement de l'accès à la large bande. Elle a parlé au CRTC, notamment, des francophones de la péninsule de Port-au-Port (Terre-Neuve-et-Labrador), des Acadiens et des Acadiennes de l'Île-du-Prince-Édouard et de la Nouvelle-Écosse, ainsi que des francophones vivant dans les trois territoires. 

La FCFA a entre autres recommandé au CRTC d'établir des vitesses-cibles de 25 Mbp/s en téléchargement et 3 Mbp/s en téléversement d'ici 2020. La Fédération estime également qu'une stratégie nationale sur la large bande devrait être développée sous le leadership du gouvernement fédéral pour assurer que le Canada soit réellement un leader en matière d'économie numérique et qu'il n'y ait plus de citoyens de seconde classe en termes d'accès à Internet haute vitesse.


Lire la présentation de la FCFA

Le ministre Jean-Yves Duclos de passage à la FCFA pour annoncer 3,4 millions $ pour le développement social des communautés francophones

18 avril - La FCFA était heureuse d’accueillir dans ses bureaux, ce matin, le ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, l’honorable Jean-Yves Duclos, pour l’annonce d’un investissement fédéral de 3,4 millions $ qui bénéficiera notamment aux femmes, aux jeunes, aux aînés et aux familles francophones.

« Nous sommes très heureux que le gouvernement ait choisi de faire cette annonce à la Place de la francophonie, un édifice qui abrite non seulement la FCFA mais plusieurs organismes francophones nationaux. C’est une belle illustration de notre volonté de travailler ensemble sur des projets qui transforment nos communautés pour le mieux, en faisant une réelle différence dans la vie des francophones et des collectivités dans lesquelles ils vivent », a déclaré la vice-présidente de la FCFA, Audrey LaBrie.

Le financement annoncé ce matin fait partie de l’Initiative de partenariat social prévue sous la Feuille de route pour les langues officielles 2013-2018. La FCFA avait d’ailleurs formulé le souhait, lors des consultations pré-budgétaires cet hiver, que ces fonds soient débloqués. La Fédération est reconnaissante d’avoir été entendue par le gouvernement.

La gestion de cette enveloppe de 3,4 millions $ sera assurée par l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC), la Commission nationale des parents francophones (CNPF), la Fédération des aînées et aînés francophones du Canada (FAAFC) et la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF). Avec l’appui continu de la FCFA, ces quatre organismes se sont regroupés en consortium à cette fin.

« Nous sommes très fiers du modèle de collaboration mis en œuvre par ces quatre organismes. Nous avons montré que notre réseau est capable de collaborer pour la gestion et la livraison de ce type d’initiative en développant des façons de faire novatrices. La FCFA est très contente d’avoir pu accompagner ses organismes membres pour en arriver à ce résultat », souligne Mme LaBrie.  

Traduction automatique : symptôme d'un glissement au niveau du bilinguisme de l'appareil fédéral, dit la FCFA

14 avril - Il y a eu un affaiblissement inquiétant dans les capacités bilingues des institutions fédérales, à tel point que la FCFA elle-même a déposé trois plaintes dans la dernière année pour des communications unilingues ou de mauvaises traductions. C'est le message que la présidente de la Fédération, Sylviane Lanthier, a lancé devant le Comité permanent des langues officielles hier après-midi. Pour la FCFA, l'introduction proposée d'un outil de traduction automatique n'est qu'un symptôme d'un problème plus large.

"Compressions budgétaires, manque de compréhension des obligations linguistiques, absence d’une coordination centrale pour veiller à une cohérence dans l'application de la Loi sur les langues officielles. Si on additionne ces trois facteurs, on obtient, comme dirait sans doute Google Traduction, un orage parfait", souligne Mme Lanthier. 

La FCFA estime que le déploiement de l'outil de traduction automatisée proposé par le Bureau de la traduction créerait un précédent dangereux, en lançant le message aux fonctionnaires qu'il est parfaitement acceptable d'utiliser un tel outil pour assurer les communications dans les deux langues officielles. 

La Fédération a recommandé, notamment, que le gouvernement procède à une révision complète des outils et des pratiques en matière de traduction au sein de l'appareil fédéral, et mène une étude sur l'efficience et l'efficacité du Bureau de la traduction et des fournisseurs de service dans le secteur privé. 

 


Lire les remarques de la présidente de la FCFA

Programme de contestation judiciaire : La FCFA en faveur d'un programme indépendant portant uniquement sur les droits linguistiques

12 avril - Dans la foulée de la promesse du gouvernement fédéral de rétablir le financement du Programme de contestation judiciaire (PCJ), la FCFA a dévoilé publiquement, ce matin, sa position sur l’enjeu de l’appui à la défense et à l’avancement des droits linguistiques. Comparaissant devant le Comité permanent de la Justice et des droits de la personne, la FCFA s’est prononcée nettement en faveur de la mise en place d’une entité indépendante portant uniquement sur les droits linguistiques.

« Le financement du Programme de contestation judiciaire a été éliminé et rétabli à deux reprises. Pour nous, la priorité numéro un est d’assurer que cette fois-ci, l’appui reste en place pour de bon. C’est pour cela que nous recommandons que ce programme soit géré indépendamment par une fondation qui fera rapport au Parlement », explique la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

D’autre part, la FCFA n’estime pas qu’un programme appuyant à la fois les droits linguistiques et les droits à l’égalité, comme c’est le cas présentement avec le PCJ, soit dans le meilleur intérêt des communautés francophones et acadiennes. « Nous appuyons certainement la défense et l’avancement des droits à l’égalité. Ceci dit, les bases juridiques de ces droits sont différentes de celles des droits linguistiques, et ils doivent être traités différemment. Pour cette raison, nous sommes en faveur de deux programmes distincts », souligne Mme Lanthier.

La position présentée par la FCFA ce matin émane des travaux d’un comité externe mandaté par la Fédération, en novembre dernier, pour étudier des options en matière d’appui à la défense et à l’avancement des droits linguistiques. Ce comité, auquel le Quebec Community Groups Network (QCGN) a été invité à siéger, était appuyé par l’ancien juge Michel Bastarache. Il a fait rapport au Conseil d’administration de la Fédération en février.

« Pour nous, il ne s’agissait pas de choisir entre le Programme de contestation judiciaire et le Programme d’appui aux droits linguistiques qui est en place depuis 2009, note Mme Lanthier. Nous avions une occasion de repenser entièrement la question de l’appui à la défense et à l’avancement des droits linguistiques et de développer un modèle qui répond aux besoins actuels des francophones ». 

Déclaration de la présidente de la FCFA à l'occasion de la Semaine de l'action bénévole

11 avril - La présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, a émis la déclaration suivante à l’occasion pour marquer la Semaine de l’action bénévole 2016, qui a débuté hier et se poursuit jusqu’au 16 avril :

« La thématique de la Semaine cette année, Les bénévoles sont les racines qui ancrent nos collectivités, interpelle particulièrement les francophones vivant en milieu minoritaire parce que nous savons à quel point nos institutions en français – nos écoles, nos médias communautaires, nos centres culturels, etc. - se sont développés parce que des bénévoles y ont cru et ont donné leur temps et leur énergie.

En ce sens, célébrer le bénévolat, c’est célébrer l’épine dorsale des communautés francophones et acadiennes. Je pense aux centaines d’administrateurs et d’administratrices qui contribuent leur expertise à nos organismes francophones; je pense aux aînées et aînés qui vont dans les écoles lire des histoires en français aux tout-petits; je pense à tous ceux et toutes celles qui donnent leur temps lors de festivals et d’événements communautaires à longueur d’année, partout au pays.

On parle ici de dizaines de milliers de personnes qui animent la vie en français dans nos communautés, et qui le font purement par passion. Je tiens à les remercier chaleureusement de leur contribution et à leur dire à quel point on les apprécie ». 

À la recherche d'une vice-présidence et d'un.e trésorier.ère

29 mars - Vous êtes intéressé.e à contribuer à l'essor de la francophonie canadienne? En juin, les membres de la FCFA éliront un.e vice-président.e et un.e trésorier.ère, tous deux pour un mandat de deux ans. La Fédération a lancé ce matin la période de mise en candidature pour ces deux postes; les intéressé.e.s ont jusqu'au mardi 10 mai pour se manifester. Pour plus de renseignements, cliquez ici

Budget fédéral : un gouvernement engagé à protéger les deux langues officielles

22 mars - Bien que le budget fédéral déposé cet après-midi n’énonce pas de façon explicite de mesures spécifiques d’appui aux communautés francophones et acadiennes, la FCFA du Canada salue l’engagement du gouvernement à protéger les deux langues officielles. La Fédération note que le budget comporte plusieurs investissements qui correspondent aux priorités des communautés, entre autres au chapitre de la culture, des infrastructures, de l’emploi pour les jeunes et de la petite enfance.

« Il y a un lien entre ce qui a été annoncé dans le budget et les priorités de développement de nos communautés. Mais pour que ces initiatives soient réellement intéressantes et pertinentes pour nos communautés, il faut qu’elles soient assorties d’une lentille francophone et d’une prise en compte de nos réalités spécifiques, souligne la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier. La FCFA compte être à la table pour définir cette lentille avec le gouvernement ».

La Fédération applaudit, entre autres, l’investissement de 500 millions $ sur cinq ans dans l’amélioration de l’accès à Internet large bande dans les régions rurales. Les problèmes de connectivité dans les communautés francophones rurales ou éloignées faisaient partie des enjeux mis de l’avant par la FCFA durant les consultations pré-budgétaires.

Le budget fédéral comporte également d’excellentes nouvelles au niveau de la culture. La FCFA accueille positivement l’annonce de 675M $ en nouveaux investissements à CBC/Radio-Canada, incluant 75M $ dès cette année, mais souhaite que ces fonds soient assortis de conditions. « Il est important que le gouvernement veille à ce que ce réinvestissement bénéficie aussi aux stations régionales de langue française, et tienne la société d’État imputable du reflet des régions au réseau national », précise Mme Lanthier.

D’autres initiatives d’intérêt pour les communautés incluent les investissements en matière, de recherche universitaire, d’emploi pour les jeunes et d’immigration. « Il y a beaucoup d’enjeux qui nous touchent au même titre que l’ensemble des Canadiens et des Canadiennes, et si le gouvernement et les communautés peuvent travailler ensemble pour faire en sorte que les initiatives du budget aient des retombées spécifiquement pour les francophones, tout le monde y gagnera », déclare Mme Lanthier. 

Déclaration de la présidente de la FCFA à l'occasion de la Journée de la Francophonie et de la Journée pour l'élimination de la discrimination raciale

20 mars - La présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Sylviane Lanthier, a émis la déclaration suivante pour souligner la Journée internationale de la Francophonie, qui est célébrée aujourd’hui, et la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, qui a lieu demain :

« Lorsque nous célébrons notre francophonie, nous célébrons tous ceux et toutes celles qui ont choisi le français, peu importe leur origine, leur ethnicité ou leur langue maternelle. Comment pourrait-il en être autrement, lorsque 15 % des francophones de nos communautés sont issus de l’immigration?

Alors qu’on voit une montée des discours d’intolérance à plusieurs endroits dans le monde, il est encore plus important d’affirmer clairement que notre francophonie est forte parce qu’elle est ouverte, parce qu’elle est moderne, parce qu’elle est diversifiée, parce qu’elle compte sur la contribution de chaque individu qui choisit de vivre une partie de sa vie en français.

Notre francophonie, c’est l’Acadien de Chéticamp qui anime une émission en français à la radio communautaire, mais c’est aussi le parent anglophone de Vancouver dont les enfants vont à l’école de langue française et qui participe pleinement à leur vie scolaire. C’est la Franco-Albertaine qui a démarré une entreprise bilingue à Calgary, mais aussi l’immigrante d’origine congolaise établie à Toronto depuis deux ans, et qui siège au conseil d’administration de son association francophone locale.

Je souhaite un excellent 20 mars à tous les amoureux et toutes les amoureuses de la langue française, et j’encourage les francophones à promouvoir activement la diversité, la tolérance et le dialogue des cultures ». 

Déclaration de la présidente de la FCFA concernant les nominations au Sénat

18 mars - La présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, a émis la déclaration suivante à la suite de l’annonce de sept nouvelles nominations  au Sénat canadien :

« Je suis absolument ravie que le Premier Ministre Trudeau ait choisi l’ancienne rectrice de l’Université de Saint-Boniface, Raymonde Gagné, pour siéger en tant que sénatrice du Manitoba. C’est une nomination de grande qualité, et je tiens à féliciter Mme Gagné; je suis sûre qu’elle fera un excellent travail pour la francophonie et pour l’ensemble des Canadiens et des Canadiennes.

Depuis 1867, il y a toujours eu un Franco-Manitobain ou une Franco-Manitobaine au Sénat et à peine un mois après le départ de Maria Chaput, cette lignée se poursuit. Cela montre que le Premier Ministre prend au sérieux le rôle du Sénat en tant que lieu de représentation des communautés de langue officielle en situation minoritaire. Ceci dit, nous sommes surpris que cette ronde de nominations n’inclue pas un sénateur ou une sénatrice francophone de l’Ontario, et nous espérons que cela fera partie de la prochaine ronde.

Nous tenons également à féliciter le Québécois André Pratte, que nous avons eu l’occasion de rencontrer à quelques reprises du temps qu’il était éditorialiste à La Presse. M. Pratte a toujours montré une grande sensibilité envers l’existence du fait français partout au pays, et la dualité linguistique gagne un allié de plus au Sénat.

Enfin, je tiens à féliciter le juge Murray Sinclair, Peter Harder, Frances Lankin, Ratna Omidvar et Chantal Petitclerc, également nommés au Sénat aujourd’hui ».

La FCFA obtient le rétablissement de l'Avantage significatif francophone

17 mars  – La FCFA se réjouit de l’annonce faite par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) ce matin concernant le lancement prochain d’un nouveau volet du Programme de mobilité internationale. Ce nouveau volet, qui vise à attirer des travailleurs qualifiés francophones et à les encourager à s’établir dans les collectivités à l’extérieur du Québec, équivaut à un rétablissement du programme Avantage significatif francophone (ASF), aboli à l’automne 2014.

« À partir du 1er juin, les employeurs n’auront pas à faire le processus d’étude d’impact sur le marché du travail (EIMT) quand ils embauchent des travailleurs francophones étrangers pour certaines catégories d’emploi. C’est exactement ce que faisait le programme Avantage significatif francophone », explique la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

Avec l’élimination de l’ASF, les communautés francophones et acadiennes avaient perdu le seul outil fait sur mesure pour leur permettre d’atteindre des résultats tangibles en matière de recrutement d’immigrants d’expression française. En plus de déposer une plainte auprès du commissaire aux langues officielles, la FCFA avait également intenté un recours judiciaire suite à l’abolition de l’ASF.

« Nous sommes très contents que le gouvernement relance cette initiative. D’ailleurs, plusieurs travailleurs temporaires qui ont bénéficié de l’ASF ont eu et continuent d’avoir des difficultés considérables à rester au pays après sa disparition, et des communautés entières ont été déstabilisées. Nous encourageons le gouvernement à envisager des mesures de réparation à cet égard », souligne Mme Lanthier.

Tout en saluant l’annonce faite aujourd’hui par le gouvernement, la FCFA maintient son offre de collaboration avec le gouvernement afin que le nouveau volet du Programme de mobilité internationale s’inscrive dans une stratégie plus large pour favoriser l’immigration au sein des communautés francophones et acadiennes.

« Dans notre boîte à outils, nous n’avons pas tout ce qu’il nous faut pour atteindre nos cibles et nos objectifs en matière d’accueil et d’établissement. On continuera donc à travailler avec le gouvernement pour qu’ensemble, on puisse aller chercher des résultats significatifs au bénéfice de nos communautés et du pays tout entier », déclare Mme Lanthier.

La FCFA fera également un travail de vérification pour assurer que le nouveau volet du Programme de mobilité internationale comprend bien tous les aspects et mécanismes qui composaient l’ASF.

La présidente de la FCFA sera par ailleurs sur place plus tard aujourd’hui lorsque le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, l’honorable John McCallum, prendra la parole à Winnipeg à 15 h (heure locale) à l’occasion d’un colloque sur l’immigration francophone organisé par le Commissariat aux langues officielles.

Commentaires anti-francophones sur le site de la CBC : la FCFA envoie une lettre à Hubert T. Lacroix

15 mars - La FCFA a envoyé aujourd'hui une lettre au président-directeur général de CBC/Radio-Canada, Hubert T. Lacroix, pour demander que la société d'État revoie sa politique de modération des commentaires des internautes sur les sites de CBC.

La semaine dernière, quelque 120 signataires ont une lettre au directeur des médias numériques de CBC une lettre pour dénoncer les nombreux commentaires anti-francophones sur le site de CBC au Nouveau-Brunswick. Bon nombre de personnalités politiques de la province, ainsi que plusieurs citoyens de langue anglaise, ont signifié leur appui à cette lettre. La FCFA a elle aussi signalé son soutien par voie de communiqué vendredi dernier. 

«Le rôle du diffuseur public est d’encourager le dialogue et la compréhension entre les Canadiens et les Canadiennes. CBC nuit à cet objectif lorsqu’elle tolère des commentaires qui ont pour effet d’insulter les francophones et d’inciter à la haine envers eux. En solidarité avec les citoyens et citoyennes qui dénoncent cette situation, nous demandons un resserrement significatif de la modération de ces commentaires », déclare la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

La Fédération trouve aberrant que CBC laisse des individus profiter de leur anonymat pour publier des commentaires irrespectueux et souvent remplis de faussetés à l’égard des francophones. La FCFA tient à rappeler que d’autres sites ont pris des mesures à cet égard, par exemple en exigeant que les internautes utilisent leur vrai nom ou un compte Facebook pour commenter sur des textes de nouvelles.

« La liberté d’expression est un droit fondamental, mais proférer gratuitement des insultes à l’égard d’un groupe ne l’est pas. Nous en appelons donc nous aussi au sens de l’éthique du diffuseur public et lui demandons de prendre les mesures nécessaires pour que ce genre de commentaires  ne soient plus tolérés », indique Mme Lanthier.

Dans sa lettre à Hubert Lacroix, la FCFA note que la présence de commentaires anti-francophones sur les sites de CBC a été signalée plusieurs fois, par plusieurs citoyens, dans plusieurs provinces. Elle souligne également que tant l'ombudsman du Nouveau-Brunswick que le premier ministre de la province ont demandé à CBC de cesser d'accepter des commentaires soumis sous le couvert de l'anonymat.


Lettre de la FCFA au président-directeur général de CBC/Radio-Canada, Hubert T. Lacroix

La FCFA recommande la mise en place d'un programme d'appui aux médias communautaires

8 mars - Ce matin, la FCFA a encouragé les parlementaires et le gouvernement fédéral à agir pour consolider les médias francophones en situation minoritaire, qui traversent une période particulièrement difficile. Comparaissant devant le Comité permanent de Patrimoine canadien avec l'Association de la presse francophone (APF) et l'Alliance des radios communautaires du Canada, la FCFA a rappelé que dans le contexte du virage numérique, c'est la capacité des médias à produire du contenu de qualité qu'il faut préserver et renforcer, peu importe la plateforme sur laquelle ce contenu sera ultimement présenté. 

La FCFA a indiqué qu'elle verrait un bon oeil la création d'un programme d'appui aux médias communautaires, afin de garantir à nos radios et à nos journaux les ressources minimales adéquates pour faire leur travail et de les appuyer dans leur adaptation à l'environnement numérique. 

La Fédération a également recommandé que le gouvernement agisse pour régler les problèmes d'accès à Internet haute vitesse afin d'assurer que tous et toutes les francophones, y compris ceux et celles qui habitent les régions rurales et éloignées, puissent participer de façon égale à l'univers numérique. 


Lire les remarques de la FCFA au Comité permanent du Patrimoine canadien

 

Journée de réflexion sur l'immigration francophone : un premier contact positif avec le ministre McCallum

3 mars - La FCFA est très satisfaite de la 10e Journée de réflexion sur l’immigration francophone, qui se déroulait hier à Toronto. Organisée par la FCFA, la Journée a notamment donné lieu à des échanges très encourageants avec le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, l’honorable John McCallum. À la suite d’une rencontre de la Fédération, le ministre s’est adressé aux participants à la Journée et a dit avoir entendu clairement le message de la FCFA : l’immigration francophone n’est pas qu’une simple question de prestation de services mais bien de renforcement des communautés francophones.

« Le ministre a été très réceptif à l’idée que les services et les réseaux développés par et pour nos communautés sont les mieux placés pour faire le travail de recrutement, d’accueil et d’établissement des nouveaux arrivants d’expression française. On a bon espoir de voir rapidement des gestes concrets et tangibles en appui à l’immigration francophone », déclare la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

Le ministre a par ailleurs évoqué la possibilité de réinstaurer le programme Avantage significatif francophone, aboli par le gouvernement fédéral en 2014. Ce programme permettait d’appuyer le recrutement d’immigrants d’expression française à l’extérieur du Québec. « L'élimination de l'Avantage significatif francophone a privé les communautés francophones et acadiennes du seul levier dont elles disposaient pour atteindre des résultats tangibles en matière de recrutement d'immigrants d'expression française. À cet égard, le ministre a dit qu’il espérait pouvoir nous annoncer de bonnes nouvelles sous peu », explique Mme Lanthier.

La 10e Journée de réflexion sur l’immigration francophone rassemblait plus de 125 chercheurs, intervenants communautaires et représentants gouvernementaux. Elle a donné lieu à de riches discussions sur les enjeux en matière d’immigration francophone, notamment au niveau du rôle des gouvernements provinciaux et territoriaux et des capacités des communautés elles-mêmes de faire le travail de promotion, de recrutement, d’accueil et d’intégration.

« Les défis demeurent grands, mais les accomplissements sont loin d'être négligeables, et à ce chapitre j'inclurais certainement le fait d'être tous rassemblés au nom d'un projet que nous reconnaissons comme collectif », déclare Mme Lanthier.

La Fédération tient à remercier le comité organisateur de la Journée et à reconnaître la collaboration et l'appui financier annuel d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC).

Déclaration de la FCFA concernant les excuses présentées par le gouvernement de l'Ontario pour le Règlement XVII

22 février - La présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, a émis la déclaration suivante concernant les excuses présentées par la première ministre de l’Ontario pour le Règlement XVII, qui a interdit l’usage du français dans les écoles élémentaires de la province de 1912 à 1927 :  

« Il faut saluer le gouvernement de l’Ontario qui a aujourd’hui officiellement reconnu les erreurs du passé et présenté ses excuses à la communauté franco-ontarienne. Le Règlement XVII a affecté des générations de francophones; je ne peux m’empêcher de penser à ces témoignages, rapportés dans les médias, de Franco-Ontariens et de Franco-Ontariennes dont les parents ne pouvaient écrire ou parler correctement le français à cause de cette décision politique.

La bonne nouvelle, c’est qu’avec la Charte canadienne des droits et libertés, un geste aussi radical que l’adoption du Règlement XVII ne serait plus possible aujourd’hui. La moins bonne nouvelle, c’est que dans d’autres provinces, les francophones continuent à vivre avec les effets de décisions politiques semblables qui ont été prises à un moment ou à un autre. D’autre part, même aujourd’hui, à plusieurs endroits les francophones doivent continuer de se battre pour leurs droits scolaires, devant les tribunaux, pour obtenir des écoles de langue française de qualité convenable. On l’a vu l’an dernier avec les causes scolaires en Colombie-Britannique, au Yukon et aux Territoires du Nord-Ouest. J’espère donc que le geste posé par l’Ontario aujourd’hui inspirera d’autres gouvernements à agir dans le sens de l’épanouissement des droits scolaires des francophones.

Je m’en voudrais enfin de ne pas saluer la mémoire de tous et toutes ces francophones qui ont résisté au Règlement XVII, en enseignant le français en cachette ou en empêchant, épingle à chapeau ou ciseau à la main, les inspecteurs d’entrer dans les écoles ».

La FCFA présente ses priorités pour le budget fédéral 2016

19 février - Devant le Comité permanent des finances, hier, la présidente de la FCFA a exprimé le souhait que le prochain budget fédéral contienne un signal clair d'appui à ceux et celles qui créent et animent la vie en français partout au pays. 

"La valeur ajoutée de nos centres communautaires et culturels, de nos écoles, de nos services d'établissement et d'aide à l'emploi, de nos médias communautaires et de nos organismes francophones locaux ne fait plus aucun doute. Mais aujourd'hui, ces institutions ont atteint la limite de ce qu'elles peuvent faire avec les ressources à leur disposition", a déclaré Sylviane Lanthier aux membres du comité. Elle a entre autres noté que les fonds que reçoivent plusieurs organismes et institutions par le biais des Programmes d'appui aux langues officielles n'ont pas augmenté ni été indexés depuis 11 ans, ce qui représente un recul de 30 à 35 % au niveau des ressources de ces organismes. 

La FCFA a formulé trois recommandations :

  • Que le budget fédéral inclue une déclaration à l'effet que le gouvernement entend, au minimum, indexer les fonds qu'il investit dans les organismes et institutions des communautés francophones et acadiennes, dès l'exercice financier 2017-2018;
  • Que le gouvernement débloque dès l'exercice financier 2016-2017 les fonds de la Feuille de route pour les langues officielles qui n’ont pas encore été débloqués;
  • Que le gouvernement s'engage à travailler avec les organismes et institutions des communautés francophones et acadiennes pour identifier les besoins et les pistes de solutions afin de renforcer les capacités et les infrastructures dans les communautés. 

Lire les remarques de la présidente de la FCFA

La FCFA dévoile le programme de la 10e Journée de réflexion sur l'immigration francophone

11 février - La FCFA est heureuse de dévoiler le programme de la 10e Journée de réflexion sur l’immigration francophone, qui aura lieu à Toronto le 2 mars prochain. La FCFA, organisatrice de l’événement, invite les chercheurs, les intervenants communautaires et les représentants gouvernementaux à s’inscrire d’ici le 20 février pour participer à cet événement.

« Il y a maintenant une décennie qu’on se donne ce rendez-vous annuel pour faire le point sur les grands enjeux auxquels nous faisons face en matière d’immigration francophone. En 10 ans, quels progrès avons-nous réalisés, quelles leçons avons-nous apprises, à quels défis faisons-nous face, et de quelle manière voulons-nous travailler collectivement ces défis? Cette discussion, il faut l’avoir et nous espérons que les participants seront nombreux à s’inscrire »,  souligne la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

Le programme de la Journée prévoit notamment une séance sur le rôle, les actions et les façons de faire des gouvernements provinciaux et territoriaux en matière d’immigration francophone. Une autre séance, intitulée Outillées pour réussir? Les communautés et les défis de l’immigration, abordera l’enjeu des moyens et des capacités qu’ont les communautés pour gérer les différents aspects de l’immigration francophone, du recrutement à l’intégration en passant par l’accueil et l’établissement.

Enfin, une série d’ateliers en après-midi permettra aux participants de discuter de thématiques et d’enjeux spécifiques comme l’accueil des réfugiés, les étudiants internationaux, l’intégration économique ou l’intégration en milieu scolaire.

Le programme de la Journée, ainsi que les renseignements pour l’inscription, sont disponibles sur le Portail de l’immigration francophone de la FCFA.

La Journée de réflexion sur l’immigration francophone est rendue possible depuis 10 ans maintenant grâce à la collaboration et à l’appui financier annuel d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC). 

La FCFA participe à la consultation du CRTC sur les services Internet haute vitesse

9 février - En 2016, il demeure plusieurs endroits où les francophones n'ont pas accès à une connexion Internet suffisante pour télécharger des contenus vidéo ou audio, faire des conférences Skype ou utiliser une variété de services en ligne. C'est ce qui ressort du mémoire que la FCFA a fait parvenir, hier, au CRTC dans le cadre de la consultation du Conseil sur les services de télécommunication. 

Dans son intervention, la Fédération a fait ressortir les problèmes de connectivité à des endroits comme La Grand'Terre (Terre-Neuve-et-Labrador), les régions rurales de la Nouvelle-Écosse et le Nord de l'Alberta, ainsi que le coût élevé de la bande passante au Yukon et aux Territoires du Nord-Ouest. La FCFA a aussi noté que les normes établies par le CRTC en termes de vitesses Internet (5 Mb/s pour le téléchargement et 1 Mb/s pour le téléversement) ne suffisent déjà plus face à la demande accrue, notamment dans plusieurs écoles où les élèves peuvent maintenant apporter leur tablette ou leur téléphone. 

"Les disparités entre les grands centres et les régions rurales ou éloignées, et celles entre le Sud et le Nord, ne pourront être comblées que par une action décisive de l’État, qu’il s’agisse de mesures réglementaires du Conseil, de mesures incitatives à l’égard du secteur privé, ou d’investissements complémentaires du gouvernement du Canada", écrit la FCFA dans cette intervention.

La Fédération a demandé à comparaître lors des audiences publiques du CRTC à ce sujet, qui auront lieu en avril. 


Lire le mémoire soumis par la FCFA au CRTC

Déclaration de la présidente de la FCFA concernant la démission de la sénatrice Maria Chaput

2 février - La présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, a émis la déclaration suivante à la suite de l’annonce de la démission de la sénatrice franco-manitobaine Maria Chaput :

« C’est avec beaucoup de regret que nous avons appris le départ prochain de la sénatrice Chaput. Au cours de ses 13 années à la Chambre haute, la sénatrice s’est donnée comme mission spéciale la défense des langues officielles et, particulièrement, l’avancement de la cause des communautés francophones et acadiennes.

Le défunt sénateur Jean-Robert Gauthier voulait faire de la Loi sur les langues officielles ‘un chien de garde au lieu d’un chien de poche’. Au cours des dernières années, la sénatrice Chaput a, dans une large mesure, repris ce flambeau en travaillant d’arrache-pied pour moderniser la partie IV de la Loi, celle qui détermine où les institutions fédérales doivent offrir des services et des communications en français et en anglais. Au fil de trois législatures et quatre projets de loi, elle n’a jamais lâché prise ni perdu espoir; travaillant avec la communauté franco-manitobaine, les organismes nationaux des communautés et les parlementaires de toute allégeance sur ce projet.

Maria Chaput a montré comment les parlementaires peuvent travailler dans le meilleur intérêt des francophones, de façon rassembleuse. Et au moment où s’enclenche le processus de sélection de nouveaux sénateurs et de nouvelles sénatrices, son legs montre clairement pourquoi il est important que des francophones de nos communautés soient nommés à la Chambre haute.

Je tiens à remercier chaleureusement la sénatrice Chaput pour tout ce qu’elle a fait pour la francophonie et pour le Canada, et je lui souhaite le plus grand succès dans ses projets futurs ». 

Déclaration de la présidente de la FCFA à l'occasion du Mois de l'histoire des Noirs

1er février - La présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, a émis la déclaration suivante à l’occasion du début du Mois de l’histoire des Noirs :

« Nous célébrons le Mois de l’histoire des Noirs parce que la force de notre francophonie, c’est les contributions individuelles de chacun et de chacune qui la composent. En ce sens, nous célébrons ce mois-ci la contribution de gens et de cultures qui font partie intégrante de notre francophonie. L’ensemble de nos milieux de vie en bénéficient : dans les écoles, les centre de santé, les organismes culturels et communautaires, les médias et les milieux d’affaires, la francophonie canadienne s’enrichit de la diversité culturelle qu’y apportent ces bénévoles, travailleurs et citoyens. 

Je souhaite que l’on profite du Mois de l’histoire des Noirs pour reconnaître cette contribution, mais surtout pour exprimer les valeurs d’inclusion et d’ouverture qui animent notre francophonie moderne et plurielle.

J’invite tous et toutes les francophones du pays à participer aux nombreuses activités qui ont lieu cette année pour marquer le Mois de l’histoire des Noirs en français ». 

La FCFA devant le CRTC en appui à la programmation locale en français

29 janvier - La FCFA a plaidé hier pour un meilleur soutien à la programmation télévisuelle locale en français à l'extérieur du Québec, à l'occasion des audiences publiques du CRTC sur la télévision locale et communautaire. La Fédération a notamment recommandé la création d'un fonds d’appui aux créateurs et aux diffuseurs de programmation locale, dont les bénéficiaires incluraient entre autres les stations traditionnelles de télévision locale et les stations régionales de Radio-Canada.

La FCFA a rappelé que depuis l'élimination du Fonds d'amélioration de la programmation locale (FAPL) en 2013, la diffusion d'émissions hors-nouvelles locales en milieu minoritaire a virtuellement été abandonnée. "Les journalistes sortent beaucoup moins des grands centres pour couvrir ce qui se passe dans les communautés plus éloignées. À cause des réductions de personnel, il y a moins de gens pour raconter nos histoires, nos réalités", a souligné la présidente de la Fédération, Sylviane Lanthier.


Lire la présentation de la FCFA

Accord de coopération Québec-Manitoba : une alliance de plus en appui à la francophonie canadienne

19 janvier - La FCFA se réjouit que le Manitoba soit devenu hier la deuxième province, après l’Ontario, à signer un accord de coopération et d’échanges en matière de francophonie avec le gouvernement du Québec. La FCFA tient à souligner le leadership du ministre québécois des Affaires intergouvernementales canadiennes, Jean-Marc Fournier, et du premier ministre du Manitoba, Greg Selinger; elle espère que les autres provinces emboîteront bientôt le pas et signeront elle aussi de tels accords avec le Québec.

« On a vu au cours des dernières années que ces ententes ne sont pas que des mots sur du papier. Par exemple, depuis qu’ils ont signé une entente et une déclaration commune sur la francophonie en 2014, le Québec et l’Ontario ont été très actifs dans la défense des services régionaux de Radio-Canada. Nous sommes certains que l’accord signé entre le Québec et le Manitoba produira lui aussi des retombées concrètes pour la francophonie », déclare la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

L’accord Québec-Manitoba est assorti d’une déclaration où les deux gouvernements s’engagent, entre autres, à poser des gestes concrets pour s’assurer du maintien du poids démographique des francophones au Canada, notamment au moyen de l’immigration francophone. Ils s’engagent également à encourager l’offre active de services en français.

« C’est très encourageant de voir que l’accord de coopération porte sur autant de secteurs d’intervention, de l’immigration à la petite enfance et à la jeunesse en passant par le tourisme et l’économie. Ce sont des enjeux majeurs pour nos communautés, et ce sont des secteurs qui touchent le quotidien des francophones », commente Mme Lanthier.

La FCFA se réjouit également que l’accord prévoie la participation de la communauté franco-manitobaine aux discussions pour identifier les priorités d’action des deux gouvernements pour les trois prochaines années. Enfin, la Fédération voit d’un bon œil la volonté du Québec et du Manitoba d’accroître la coopération intergouvernementale en matière de francophonie.

« C’est là qu’on voit la valeur de la Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne. Non seulement facilite-t-elle la conclusion d’accords de coopération comme celui-ci, mais les gouvernements qui signent ces accords font preuve d’un leadership qui, espérons-le, inspirera les autres provinces et territoires qui siègent à la Conférence ».    

Réaction de la FCFA au rapport de vérification du commissaire aux langues officielles portant sur le Secrétariat du Conseil du Trésor

12 janvier - La présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, a émis la déclaration suivante en réaction à la publication, ce matin, d’un rapport du commissaire aux langues officielles sur le rôle du Secrétariat du Conseil du Trésor dans l’exercice de réduction des dépenses gouvernementales en 2011-12 :

«En 2012, la FCFA était parmi les premiers à sonner l’alarme quant à l’impact cumulatif des compressions dans les institutions fédérales sur la capacité de l’ensemble de l’appareil gouvernemental à s’acquitter de ses obligations en matière de langues officielles. Nous avons demandé au commissaire d’enquêter, et il a conclu en 2013 que les langues officielles avaient effectivement été un « dommage collatéral » de la lutte au déficit.

C’est au Secrétariat du Conseil du Trésor qu’il revenait de veiller à ce que nos communautés ne fassent pas indûment les frais de ces compressions, et on apprend aujourd’hui que sa performance à cet égard a été loin d’être exemplaire. « Manque de clarté », « confusion interne », « aucune orientation précise aux institutions fédérales », sans compter le refus opposé par le SCT aux demandes d’accès aux documents faites par les enquêteurs du Commissariat; voilà des mots qui ne traduisent certainement pas le sérieux auquel les citoyens et les citoyennes sont en droit de s’attendre en matière de respect de la Loi sur les langues officielles.

Les langues officielles semblent avoir été dans l’angle mort de la lentille du gouvernement lorsque les compressions de 2011-12 ont été décidées. Nous nous attendons à ce que le Secrétariat du Conseil du Trésor fasse les correctifs nécessaires dans un délai raisonnable pour que cette situation ne se reproduise plus. Ce sera un des sujets que nous voudrons discuter avec le président du Conseil du Trésor lorsque nous le rencontrerons ». 

Projets de loi de la sénatrice Chaput et du député Choquette : un bon départ pour la 42e législature

10 décembre - La FCFA estime que le dépôt cette semaine de deux projets de loi en matière de langues officielles constitue un signe prometteur quant à l’engagement du nouveau Parlement envers la dualité linguistique. Il s’agit des projets de loi S-209 et C-203, déposés respectivement par la sénatrice Maria Chaput et par le député de Drummond, François Choquette.   

Le projet de loi du député Choquette vise à faire en sorte que la capacité de comprendre le français et l’anglais sans l’aide d’un interprète fasse partie des compétences exigées pour être nommé juge à la Cour suprême du Canada. « Les quelque 10 millions de Canadiens et de Canadiennes qui parlent le français doivent pouvoir être entendus et compris sans l’aide d’un interprète devant le plus haut tribunal du pays. Selon nous, il existe au Canada un bassin suffisamment important de juristes bilingues qui possèdent toutes les compétences nécessaires pour être nommés à la Cour suprême », déclare la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

Le projet de loi de la sénatrice Chaput vise quant à lui à moderniser la Partie IV de la Loi sur les langues officielles. « Il est grandement temps que le gouvernement réexamine la façon dont il encadre les communications et services avec le public canadien. Les règles actuelles datent de 1991 et ne tiennent pas compte de l’évolution dans la société canadienne et dans nos communautés », souligne Mme Lanthier.

La FCFA tient à saluer la Sénatrice Chaput ainsi que le député Choquette, qui ont agi rapidement en cette rentrée parlementaire. Elle souhaite souligner les efforts de l’ancien député Yvon Godin, qui avait présenté à quelques reprises un projet de loi sur le bilinguisme des juges de la Cour suprême. « Nous souhaitons que cette fois le parlement accueille favorablement les deux projets de loi », affirme Mme Lanthier.

Accueil de réfugiés syriens: La francophonie canadienne dit elle aussi #BienvenueAuxRéfugiés

Ottawa, 9 décembre 2015 – La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada et ses organismes membres participent activement aux efforts déployés dans l’ensemble du pays pour accueillir les 25 000 réfugiés syriens attendus d’ici la fin de février 2016.

« Nous saluons les efforts impressionnants des gouvernements et des organismes communautaires pour relever ce défi et accueillir ces réfugiés avec dignité », affirme la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, soulignant que « dans la francophonie canadienne, les 13 Réseaux en immigration francophone (RIF) travaillent de concert avec leurs partenaires gouvernementaux et communautaires, pour organiser et coordonner l’arrivée des réfugiés et, dans notre cas en particulier, leur permettre d’être accueillis et servis en français. »

De la Colombie-Britannique à l’Ile-du-Prince-Édouard, en passant par le Yukon, la Saskatchewan, l’Ontario et la Nouvelle-Écosse par exemple, les organismes offrent leur appui en matière d’accueil, recherche de logements, transport, recherche de dons, coordination de bénévoles et plus encore. Au Manitoba, la seule province où la communauté francophone reçoit un appui financier du gouvernement fédéral pour offrir des services de réétablissement en français, l’Accueil francophone et la communauté franco-manitobaine se préparent à appuyer la réinstallation de jusqu’à 200 réfugiés syriens.

La FCFA et les coordonnateurs des 13 RIF participent aujourd’hui à une table ronde avec Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) sur l’accueil des réfugiés au sein des communautés francophones et acadiennes, entre autres pour examiner l’apport possible des communautés francophones ainsi que les capacités et  initiatives actuelles dans ces communautés. Une autre question importante est de savoir quelles mesures peuvent être prises pour que les réfugiés syriens parlant français soient informés et aiguillés vers les services qui peuvent les accueillir et les appuyer dans la langue officielle du Canada qu’ils connaissent le mieux.

« Lorsque possible, être accueilli dans une langue qu’il comprend et dans laquelle il peut s’exprimer est, pour un réfugié, extrêmement important pour son bien-être et contribue à la réussite de son installation au pays. Quand on nous indique que le tiers des réfugiés auront moins de 16 ans, c’est encore plus important d’être en mesure de le faire », déclare Mme Lanthier.

Enfin, la FCFA invite la population canadienne à s’informer et participer à l’accueil des réfugiés en :

La FCFA du Canada est un organisme national qui regroupe les associations francophones porte-parole de neuf provinces et des trois territoires, ainsi que neuf organismes nationaux. Elle a  pour rôle de défendre et de promouvoir les droits et les intérêts des francophones à l’extérieur du Québec.

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Renseignements :          Serge Quinty, directeur des communications
                                              Tél. : 613 241-7600, poste 1
                                              s.quinty@fcfa.ca

Premier discours du Trône du gouvernement Trudeau: Un discours engageant pour les communautés francophones et acadiennes

Ottawa, 4 décembre 2015 – Aux termes d’une semaine de rentrée parlementaire chargée en événements, la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada se réjouit de voir dans le premier discours du Trône du gouvernement Trudeau des éléments encourageants pour le développement futur des communautés francophones et réitère sa volonté de travailler avec le gouvernement dans un esprit d’ouverture et de collaboration.

Soulignant que la diversité fait la force du Canada, le gouvernement s’engage en particulier à encourager l’utilisation des langues officielles au pays. « Nous voyons dans cette formulation une volonté d’agir pour que les langues officielles prennent leur place au pays, tant dans l’offre de services en français de la part du gouvernement que dans l’appui à la vitalité des communautés elles-mêmes. Cet engagement est soutenu par les propos de la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, alors qu’elle s’adressait récemment à des leaders de la francophonie canadienne rassemblés à Ottawa », indique la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

Tout en rappelant les besoins pressants en immigration francophone, la FCFA reconnaît aussi l’urgence d’agir dans le dossier des réfugiés syriens et souligne que les communautés francophones sont déjà engagées à collaborer avec les gouvernements et les organismes voués à l’établissement des réfugiés dans leurs milieux.  « Dans les provinces et territoires, les partenaires réunis autour des Réseaux en immigration francophone (RIF) mettent leurs ressources à la disposition du secteur, en particulier en ce qui concerne l’offre de services en français », souligne Mme Lanthier.

La FCFA accueille avec intérêt la mise sur pied d’un processus non partisan en ce qui concerne les nominations au Sénat. « Il est important de rappeler le rôle du Sénat envers la protection des minorités », indique Sylviane Lanthier. Dans sa décision sur le Renvoi relatif à la réforme du Sénat, la Cour suprême a en effet affirmé : « Avec le temps, le Sénat (…) a servi de tribune aux femmes ainsi qu’à des groupes ethniques, religieux, linguistiques et autochtones auxquels le processus démocratique populaire n’avait pas toujours donné une opportunité réelle de faire valoir leurs opinions » (paragraphe 16). Pour la FCFA, il est primordial que le processus de nomination annoncé prenne en compte la représentation des communautés francophones et acadiennes au Sénat.

La FCFA anticipe donc avec plaisir de rencontrer rapidement les ministres responsables des principaux dossiers de la francophonie et de collaborer avec le gouvernement à la mise en œuvre de politiques publiques qui rejoignent les préoccupations et aspirations des communautés francophones et acadiennes ainsi que l’ensemble des Canadiens et Canadiennes.

La FCFA du Canada est un organisme national qui regroupe les associations francophones porte-parole de neuf provinces et des trois territoires, ainsi que neuf organismes nationaux. Elle a  pour rôle de défendre et de promouvoir les droits et les intérêts des francophones à l’extérieur du Québec.

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Renseignements :          Diane Côté, directrice des liaisons gouvernementales et communautaires
                                          Cell. : 613 301-1220

Célébrations du 40e anniversaire de la FCFA: Trois jours de rencontres pour ouvrir la porte sur l’avenir

24 novembre 2015 – La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada a convié jeudi dernier ses membres et ses partenaires à célébrer avec elle son 40e anniversaire ; souligner 40 ans de réflexions, de démarches et d’actions en appui au développement et au rayonnement de la vie en français dans l’ensemble des communautés et ouvrir la porte sur la cinquième décennie d’action de la FCFA et de son réseau, tels étaient les objectifs alors que les leaders de la francophonie canadienne tenaient trois jours de rencontres à Ottawa.

« Ce que nous avons accompli ensemble, en 40 ans, c’est énorme. Nous sommes capables de grandes choses lorsque nous mettons nos forces en commun », a rappelé la présidente, Sylviane Lanthier lors de la réception du 40e, ajoutant : «  nos défis, nous les relèverons ensemble, nos opportunités, nous les saisirons ensemble, et nous aurons encore dans 40 ans des communautés fortes que nous continuerons de célébrer, d’accompagner, de bâtir ».

La nouvelle ministre du Patrimoine canadien, l’honorable Mélanie Joly, était elle aussi présente à la réception. Elle rencontrait ainsi pour la première fois l’ensemble des représentants des communautés francophones et acadiennes. Mme Joly a réitéré son engagement à travailler en collaboration avec les communautés, notamment, pour la mise en place d’un nouveau plan pluriannuel visant à favoriser l’épanouissement des communautés francophones et anglophones en situation minoritaire.

D’ailleurs, dès le lendemain, les membres du Forum des leaders, formé de 42 organismes voués au développement et à l’épanouissement des communautés, ont amorcé des discussions sur ce que pourrait être ce plan.

« À la rencontre du Forum des leaders et à celle du Conseil d’administration de la FCFA le samedi, l’enthousiasme était palpable. Les gens veulent travailler au bénéfice de la francophonie avec l’ensemble de leurs partenaires, tant aux gouvernements que dans la société civile. C’était d’ailleurs le message de notre tout premier président,

Hubert Gauthier (président en 1975-1976), venu nous rappeler les circonstances dans lesquelles est née la Fédération des francophones hors Québec en 1975, mais surtout venu nous rappeler l’importance pour notre réseau de mettre la vision, la cohésion, l’engagement et la collaboration au centre de notre travail », commente Mme Lanthier

Renouvellement de l’entente de coopération entre le Québec et la FCFA

Le ministre québécois des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Francophonie canadienne, Jean-Marc Fournier, était également présent lors de la rencontre du Forum des leaders. Le ministre et la présidente de la FCFA ont alors signé une nouvelle entente de coopération entre le Québec et la FCFA qui permet de raffermir les liens entre le gouvernement du Québec et les communautés francophones et, en particulier, de maintenir un dialogue étroit et constructif entre le gouvernement du Québec et la FCFA.

« La présence du ministre et la signature de cette entente, c’est un geste de confiance envers la FCFA comme partenaire privilégié et nous l’apprécions beaucoup. Bâtir des liens de solidarité entre nos communautés et le Québec, c’est un travail continu et nous le faisons avec enthousiasme et énergie », souligne Mme Lanthier.

Le gouvernement du Québec et la FCFA ont ainsi convenu de tenir tous les deux ans des rencontres de concertation avec l’ensemble des membres du Forum des leaders. Ils collaboreront à des projets mis de l’avant dans le cadre du 150e anniversaire de la Confédération en 2017, dont celui du circuit touristique et patrimonial de la francophonie canadienne. Ils travailleront aussi ensemble à la promotion du Centre de la francophonie des Amériques et au récent Réseau des villes francophones et francophiles d’Amérique.

La FCFA du Canada est un organisme national qui regroupe les associations francophones porte-parole de neuf provinces et des trois territoires, ainsi que neuf organismes nationaux. Elle a  pour rôle de défendre et de promouvoir les droits et les intérêts des francophones à l’extérieur du Québec.

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Renseignements :               Amélie L. Dugas, agente - gouvernance et recherche
                                           Tél. : 613 241-7600, poste 6

Jugement de la Cour suprême dans la cause Caron-Boutet : amère déception pour tous les francophones du pays

20 novembre - C’est avec une immense déception que la FCFA a pris connaissance du jugement de la Cour suprême du Canada dans l’affaire Caron-Boutet. Dans une décision partagée rendue ce matin, le plus haut tribunal du pays a rejeté l’argument voulant que l’Alberta ait l’obligation constitutionnelle de publier ses lois dans les deux langues officielles. Six des neuf juges ont émis l’opinion que la protection des droits linguistiques n’était pas explicitement identifiée dans les documents historiques présentés en preuve.

« C’est une déception non seulement pour les francophones des provinces et territoires concernés par cette décision, mais pour ceux et celles du pays tout entier. Notre vision, c’est que nous sommes citoyens à part entière et que nos droits devraient être respectés peu importe l’endroit au pays où nous choisissons d’habiter », déplore la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

La FCFA estime que ceux et celles qui ont porté cette cause ont présenté un argument étoffé et convaincant à l’effet que la protection des droits linguistiques, notamment le bilinguisme judiciaire, était une condition impérative à l’entrée dans la Confédération, en 1870, pour les habitants des terres qui forment aujourd’hui entre autres l’Alberta, la Saskatchewan et les trois territoires. « On aurait aimé pouvoir célébrer le 150e anniversaire de la Confédération, dans deux ans, avec une reconnaissance historique d’un principe qui, pour nous, fait partie de l’ADN de notre pays », souligne Mme Lanthier.

Le jugement de la Cour suprême n’empêche pas les gouvernements provinciaux et territoriaux concernés de prendre des mesures positives en ce qui concerne le bilinguisme législatif. La FCFA rappelle que la population francophone dans l’Ouest augmente, tout comme la demande pour des services en français. La FCFA encourage ces gouvernements à travailler avec les communautés pour assurer ces services aux citoyens.

« Nous appelons aussi le gouvernement fédéral à travailler avec les provinces et les territoires pour faciliter le développement d’une capacité législative et judiciaire bilingue dans ces juridictions et à y faire progresser le français », déclare Mme Lanthier.

La Fédération tient à remercier les deux appelants, Gilles Caron et Pierre Boutet, qui portent cette cause à bout de bras depuis plusieurs années, ainsi que l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) et l’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF), qui étaient toutes deux intervenantes dans cette cause. 

Assermentation du cabinet Trudeau - un flou demeure au niveau du portefeuille des langues officielles

4 novembre - La FCFA tient à féliciter le Premier Ministre Justin Trudeau et son cabinet, assermentés ce matin à Ottawa, mais s’étonne que pour la première fois en plus d’une décennie, personne au cabinet ne porte le titre de ministre responsable des langues officielles.

« Est-ce la nouvelle ministre du Patrimoine canadien, l’honorable Mélanie Joly, qui est responsable des langues officielles, ou ce portefeuille fait-il partie des responsabilités directes du Premier Ministre, sachant que celui-ci s’est gardé les Affaires intergouvernementales ? Ce n’est pas clair à ce moment. Ce qui est clair, c’est que personne n’en porte le titre, et ça envoie un drôle de message », note la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

La FCFA réitère sa volonté de s’engager dans une collaboration constructive et ouverte avec le nouveau gouvernement, et cherchera à confirmer rapidement qui est l’interlocuteur primaire au niveau des langues officielles. « Notre priorité, c’est que quelqu’un au cabinet puisse avoir l’autorité nécessaire pour veiller à la mise en œuvre de la Loi sur les langues officielles et coordonner l’élaboration du plan amélioré en matière de langues officielles que le parti s’est engagé à développer avec les communautés », souligne Mme Lanthier.

La Fédération tient également à rencontrer rapidement le nouveau ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, l’honorable John McCallum. « Nous voudrons savoir rapidement quelle sera l’approche du gouvernement Trudeau par rapport au système canadien d’immigration, et de quelle manière les priorités en matière d’immigration francophone seront prises en compte. Il y a beaucoup à faire à ce niveau, il y a des lacunes majeures à combler », note Mme Lanthier.

La FCFA est par ailleurs encouragée de voir que l’ancien ministère de l’Emploi et du Développement social (EDSC) est scindé en deux portefeuilles, celui de la Famille, des Enfants et du Développement social, et celui de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail. « Étant donné les enjeux qui existent dans les communautés en ce qui a trait notamment à la petite enfance, à l’alphabétisation et au développement des compétences, c’est très prometteur », explique Mme Lanthier.

La Fédération espère enfin que le nouveau ministère de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, qui remplace le ministère de l’Industrie, entamera prochainement le travail nécessaire pour remettre en place le questionnaire long en vue du recensement de 2016.

La FCFA célèbre la diversité francophone avec la communauté franco-manitobaine et le premier ministre du Manitoba

3 novembre - « La Semaine nationale de l’immigration francophone est une célébration des communautés, avec les communautés. Pour cette raison, nous sommes fiers cette année de pouvoir souligner cet événement avec la communauté franco-manitobaine et tous ceux et celles qui travaillent en immigration francophone au Manitoba. » C’est ce qu’a déclaré la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, à l’occasion du lancement national de la Semaine, dans les locaux de l’Accueil francophone à Saint-Boniface.

« Nous avons choisi l’Accueil francophone comme lieu du lancement national de la Semaine 2015 pour mettre en valeur l’excellence de cette institution en matière de services d’établissement et de rétablissement aux immigrants, explique Mme Lanthier. En même temps, cela nous permet de mettre l’accent, justement, sur les lacunes en termes de services d’établissement en français : des lieux comme l’Accueil francophone, ça n’existe pas partout. »

La FCFA a aussi tenu à mettre l’accent sur le rôle des gouvernements provinciaux et territoriaux, en notant que le gouvernement du Manitoba est l’un des seuls, avec l’Ontario et le Nouveau-Brunswick, à s’être fixé une cible en matière d’immigration francophone. Le premier ministre manitobain Greg Selinger était d’ailleurs présent au lancement de ce matin.

« Le Manitoba travaille depuis longtemps avec la communauté francophone du Manitoba afin d’élaborer des stratégies visant à augmenter l’immigration francophone et à aider les nouveaux arrivants à s’établir avec succès dans notre province, a déclaré le premier ministre. Le Manitoba compte maintenant une communauté prospère de nouveaux arrivants francophones qui enrichit notre mosaïque culturelle et joue un rôle important dans notre économie. Je suis heureux de me joindre à la population du Manitoba pour célébrer la Semaine nationale de l’immigration francophone et souligner les nombreuses contributions positives des immigrants francophones à nos communautés. »

À la veille de l’assermentation du nouveau cabinet fédéral, la FCFA a aussi souhaité bon succès au prochain ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration. « Nous l’avons dit au lendemain des élections, nous voulons travailler avec le nouveau gouvernement dans un esprit de collaboration et d’ouverture. Ceci dit, notre premier message au prochain ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration, c’est que nous avons pris du retard au cours de la dernière année à cause de l’absence totale de mesures pour appuyer le recrutement d’immigrants francophones », souligne Mme Lanthier.

La Semaine nationale de l’immigration francophone est célébrée jusqu’au 7 novembre par le biais de plus d’une centaine d’activités dans toutes les régions du pays. Elle  est coordonnée par la FCFA et les Réseaux en immigration francophone (RIF), avec l’appui de plusieurs partenaires comme l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF), les Rendez-vous de la francophonie et le partenariat de recherche Voies vers la prospérité. Elle est réalisée grâce à l’appui financier de Citoyenneté et Immigration Canada. et les Réseaux en immigration francophone (RIF), avec l’appui de plusieurs partenaires comme l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF), les Rendez-vous de la francophonie et le partenariat de recherche Voies vers la prospérité. Elle est réalisée grâce à l’appui financier de Citoyenneté et Immigration Canada.

Suivez le lancement officiel de la Semaine nationale de l'immigration francophone en webdiffusion sur Internet!

2 novembre - La FCFA tiendra demain à 10 h (heure centrale) le lancement officiel de la Semaine nationale de l'immigration francophone. L'événement aura lieu à Saint-Boniface (Manitoba), en compagnie de nombreux membres de la communauté franco-manitobaine et du premier ministre du Manitoba, M. Greg Selinger. L'événement sera diffusé sur le web - cliquez ici pour vous brancher et regarder le tout en direct!

Outre M. Selinger, la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, prendra la parole à cette occasion, ainsi que la présidente du conseil d'administration de la Société franco-manitobaine, Jacqueline Blay. Le président de la Table nationale de concertation communautaire en immigration francophone, Ibrahima Diallo, s'adressera également aux participants.

Le lancement a lieu à l'Accueil francophone, une institution qui offre des services d'établissement et de rétablissement aux immigrants de langue française au Manitoba. 

Refus de la Cour suprême d’entendre les causes sur les droits scolaires aux T.-N.-O. : une décision profondément décevante

29 octobre - La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) est extrêmement déçue du refus de la Cour suprême du Canada d’entendre deux causes concernant les droits scolaires des francophones aux Territoires du Nord-Ouest. Ce refus laisse intactes les décisions rendues par la Cour d’appel des T.-N.O. dans ces causes.

Défavorables à l’agrandissement des écoles Allain St-Cyr (Yellowknife) et Boréale (Hay River), ces décisions de la Cour d’appel confirmaient le droit du gouvernement territorial de limiter l’accès à l’école de langue française, et laissaient entendre que les immigrants francophones pourraient ne pas avoir le droit d’y inscrire leurs enfants. Pour la FCFA, la Cour suprême, en refusant d’entendre ces causes, laisse le champ libre au gouvernement territorial pour qu’il continue de prendre des décisions arbitraires à cet égard.

 

« En janvier, les juges de la Cour d’appel ont affirmé que le droit à l’éducation en français garanti par la Charte vise les citoyens canadiens et exclut donc les immigrants qui n’ont pas la citoyenneté.  On pourrait donc se retrouver dans une situation où une famille originaire de la Belgique ou de la Suisse pourrait se voir refuser l’accès à l’école de langue française, même si sa langue d’usage à la maison est le français. C’est totalement absurde », déclare la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

 

La FCFA tient à souligner toutefois que la décision de la Cour suprême n’est pas nécessairement le dernier mot dans cette affaire. Dans son jugement concernant l’école Rose-des-Vents, en Colombie-Britannique, la Cour a insisté sur l’importance de l’équivalence des infrastructures scolaires francophones et anglophones. Dans un autre jugement rendu au printemps dernier concernant les droits scolaires au Yukon, le plus haut tribunal au pays a déclaré que rien n’empêche une communauté de retourner devant les tribunaux si le gouvernement provincial ou territorial, dans l’exercice de son pouvoir de gestion des admissions à l’école de la minorité, nuit à l’objet de l’article 23 de la Charte, soit l’épanouissement du français.

 

« Si les actions du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest font en sorte que les écoles de langue française demeurent d’une qualité inférieure aux écoles de langue anglaise et que des francophones d’origine immigrante ou ceux qu’on appelle de ‘génération perdue’ se voient refuser l’accès à l’école de langue française, on a tout à fait le droit de retourner devant les tribunaux. Dans ce sens, la question n’est pas close pour toujours », souligne Mme Lanthier.

 

Ceci dit, la FCFA trouve déplorable que l’on impose à la communauté franco-ténoise de porter ce fardeau. « On sait que ce genre de recours judiciaire nécessite beaucoup de ressources. Alors que la Commission scolaire francophone des T.-N.-O.,  l’Association des parents ayants droit de Yellowknife et la communauté dans son ensemble ont porté cette cause à bout de bras, avec leur moyens restreints, on leur demande de retourner à la case départ. C’est injuste pour les francophones », déplore Mme Lanthier. 

3e Semaine nationale de l'immigration francophone : la FCFA invite les francophones à afficher leur diversité

28 octobre - À la veille de la 3e Semaine nationale de l’immigration francophone, qui débute dimanche, la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada invite la population à participer à la campagne J’affiche ma diversité francophone, ainsi qu’aux nombreuses activités qui sont prévues aux quatre coins du pays du 1er au 7 novembre.

Depuis 2013, la Semaine vise à célébrer la contribution des nouveaux arrivants à la vitalité de communautés francophones et acadiennes ouvertes, inclusives et diversifiées, et à mettre en valeur tout ce que celles-ci ont à offrir aux immigrants et à leurs familles.

Déjà, une soixantaine d’activités figurent au calendrier de la Semaine, et d’autres s’ajoutent à chaque jour.

« Encore une fois, de nombreux organismes et institutions francophones ont répondu à l’appel de la FCFA et des 13 Réseaux en immigration francophone dans neuf provinces et deux territoires, et ont programmé une foule d’activités dans diverses régions pour la Semaine. Il y a de tout pour tout le monde, qu’il s’agisse de projections de films, d’activités en milieu scolaire ou d’ateliers sur l’emploi », souligne la présidente de la Fédération, Sylviane Lanthier.

La FCFA introduit une nouveauté cette année avec la campagne J’affiche ma diversité francophone. Cette campagne de photos dans les médias sociaux invite des organismes et des individus de partout au pays à célébrer la diversité francophone, à en être fiers et à exprimer ce qu'elle représente pour eux. Pour y participer, il s’agit tout simplement de télécharger et imprimer une des affiches disponibles, de se prendre en photo avec cette affiche et de partager le tout sur Facebook ou Twitter en utilisant le mot-clic #immfr.

« La diversité, c’est bien plus qu’un projet d’avenir pour nos communautés; à plusieurs endroits, c’est la réalité quotidienne dans nos écoles, dans nos organismes, dans une variété de lieux où se vit la francophonie. C’est un fait qui mérite d’être souligné avec fierté, parce que ça fait notre force », commente Mme Lanthier.

La Semaine nationale de l’immigration francophone est coordonnée par la FCFA et les RIF, avec l’appui de plusieurs partenaires comme l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF) et les Rendez-vous de la francophonie. Elle est réalisée grâce à l’appui financier de Citoyenneté et Immigration Canada.

Résultats des élections : du changement pour le Canada, du changement en matière de francophonie et de langues officielles

20 octobre - « Hier, les Canadiens et les Canadiennes ont voté pour du changement. Quant à nous, l’entrée en fonction d’un nouveau gouvernement signale une approche renouvelée en matière d’appui à la francophonie et aux langues officielles ». C’est ce qu’a déclaré la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, en réaction aux résultats des élections fédérales.

La FCFA tient à féliciter le Parti libéral et le Premier ministre désigné, Justin Trudeau. La Fédération s’engage à travailler avec le nouveau gouvernement, et avec tous les parlementaires, dans un esprit de collaboration et d’ouverture. « Notre priorité numéro un est le bien-être des citoyens et des citoyennes francophones vivant en milieu minoritaire. Les enjeux à cet égard sont nombreux et criants ; à notre avis, il est temps pour un coup de barre majeur du gouvernement », souligne Mme Lanthier.

La FCFA souhaite que le nouveau gouvernement agisse rapidement sur trois grandes priorités qu’elle a mises de l’avant pendant la campagne, soit la reconnaissance des réalités et besoins distincts de nos communautés, un appui accru aux activités et services en français créés par et pour nos communautés, et des mesures concrètes pour le plein respect de la Loi sur les langues officielles.

La Fédération souhaite notamment que le nouveau gouvernement corrige le tir au niveau de la livraison des programmes sous la Feuille de route pour les langues officielles 2013-2018. Près de trois ans après le lancement de celle-ci, certains des programmes qui y sont prévus n’ont pas encore vu le jour, et d’autres sont mis en œuvre d’une manière qui exclut les organismes de nos communautés.

« Les libéraux se sont d’ailleurs engagés à développer avec les communautés un plan amélioré pour les langues officielles, et à s’assurer que tous les services gouvernementaux soient offerts en conformité avec la Loi sur les langues officielles. Une fois que nous aurons un interlocuteur au niveau politique, nous voudrons nous asseoir avec cette personne pour discuter de la mise en œuvre de ces engagements », indique Mme Lanthier.

Dans l’immédiat, la Fédération attend la nomination d’un ou d’une ministre responsable des langues officielles et souhaite que la personne désignée ait une réelle autorité sur l’ensemble de l’appareil fédéral pour ce qui a trait au plein respect des obligations linguistiques du gouvernement.

La FCFA tient à féliciter tous et toutes les élue.e.s et candidat.e.s, peu importe leur couleur politique. « Se présenter pour être député.e, surtout dans une campagne aussi longue que celle qu’on vient de connaître, ça prend beaucoup d’énergie. Ces gens-là ont démontré un bel engagement civique et il faut le reconnaître », déclare Mme Lanthier.  

C'est le temps d'aller voter. C'est le temps de dire haut et fort que #nouscomptons

14 octobre - « Le 19 octobre, vous avez une occasion qui ne se représente qu’une fois tous les quatre ans. Je compte sur vous pour vous faire entendre… parce que tous ensemble, nous comptons ». C’est dans ces termes que la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, a exhorté les citoyens et citoyennes d’expression française partout au pays à sortir voter en grand nombre lundi prochain.

La FCFA dévoilait ce matin, en conférence de presse, son analyse des positions des quatre principaux partis sur une variété d’enjeux qui intéressent plus spécifiquement les francophones vivant en milieu minoritaire. Cette analyse, préparée notamment à partir des plateformes des partis et des réponses de ceux-ci aux questionnaires et lettres des organismes de la francophonie, vise à informer les électeurs et les électrices francophones. Elle se trouve sur le microsite mis en ligne par la Fédération pour la campagne électorale, www.fcfa.ca/elections.

« Ce travail d’analyse n’a pas été simple. Les plateformes sont sorties assez tardivement, et dans le cas du Parti conservateur, nous avons reçu peu d’information quant à leurs intentions en ce qui a trait aux enjeux de la francophonie et des langues officielles. Nous mettons ces renseignements à la disposition des citoyens et des citoyennes qui iront voter lundi prochain, pour qu’ils en tirent leurs propres conclusions.

Durant les derniers jours de la campagne, la FCFA travaillera avec son réseau pour promouvoir cette analyse auprès des électeurs francophones et surtout pour encourager ceux-ci à se rendre au bureau de vote. « Le tollé suite au débat des chefs à Radio-Canada a montré qu’on peut attirer l’attention lorsqu’on parle fort au bon moment. On invite tous les citoyens et toutes les citoyennes francophones à parler fort lundi prochain, pour qu’on soit 2,6 millions à faire une différence », déclare Mme Lanthier.

La FCFA encourage par ailleurs les citoyens et les citoyennes à demander un service en français au bureau de scrutin et à présenter une plainte au commissaire aux langues officielles s’ils ne reçoivent pas ce service. 

Lire les remarques de Sylviane Lanthier lors de la conférence de presse (format PDF)

Débat des chefs : "Hier, ils nous ont oubliés une fois de trop"

25 septembre - « Hier, des citoyens francophones des quatre coins du pays étaient au rendez-vous pour le débat, mais les organisateurs du débat, et les chefs eux-mêmes, n’étaient pas au rendez-vous pour nous. C’est comme si on nous avait embarrés dehors. Nos citoyens s’attendent à mieux, ils méritent mieux ». C’est ce qu’a déclaré la présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Sylviane Lanthier, à la suite du débat des chefs diffusé hier à Radio-Canada et RDI.

Qu’il s’agisse des questions posées par les animateurs ou des réponses des chefs, les références au Québec étaient omniprésentes au cours du débat. En revanche, la francophonie ailleurs au pays a été totalement ignorée.

« Comment les chefs ont-ils réussi à faire tout un débat sans parler de nous ? On a parlé en long et en large de la question de la clarté référendaire, mais on n’a même pas trouvé 30 secondes pour parler de respect des droits linguistiques. On a fait tout un segment sur le gouvernement au service des Canadiens sans dire un mot sur les obligations du gouvernement envers les minorités », déplore Mme Lanthier.

La FCFA estime que Radio-Canada a failli à ses obligations en tant que diffuseur pancanadien. La Fédération est aussi d’avis que les chefs, qui aspirent à diriger un pays avec deux langues officielles, auraient pu et dû démontrer une perspective pancanadienne de la francophonie.

Sur les médias sociaux, plusieurs francophones de toutes les régions du pays ont exprimé leur frustration d’être ignorés durant le débat des chefs. La FCFA les invite à ne pas s’arrêter là. « Nous encourageons les francophones à déposer des plaintes au CRTC par rapport au travail de Radio-Canada comme organisateur du débat. Le diffuseur public a un mandat pancanadien et l’oublie souvent dans ses émissions nationales. Hier soir, ils nous ont oubliés une fois de trop », commente Mme Lanthier.

La FCFA invite aussi les francophones à interpeller leurs candidats locaux sur l’absence presque totale de reconnaissance, par les chefs, de l’existence même de la francophonie ailleurs qu’au Québec. « Sont-ils fiers de ce que leurs chefs ont dit hier ? Ils veulent nos votes, qu’ils nous répondent et nous disent ce qu’il en est de la vision qu’a leur parti de la francophonie canadienne », indique Mme Lanthier. 

La Fédération et son réseau sont toutefois fiers de voir combien les citoyens et citoyennes francophones ont répondu à l’appel en grand nombre. « Clairement, ils souhaitaient s’informer sur un enjeu qui les touche dans leur quotidien : leur vie en français », souligne Mme Lanthier. 

Message de la présidente de la FCFA à l'occasion du Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes

25 septembre - « Il y 40 ans jour pour jour, on dévoilait pour la première fois le drapeau franco-ontarien à l’Université Laurentienne. Les francophones qui assistaient à ce dévoilement ne pouvaient prédire l’avenir, mais ils espéraient certainement que cet emblème devienne un symbole de ralliement non seulement pour leur génération, mais aussi pour celles qui suivraient.

Quand on voit toutes ces écoles qui font des levées de drapeaux, quand on voit toutes ces photos de jeunes Franco-Ontariens et Franco-Ontariennes habillés ou maquillés en vert et blanc, quand on pense aux drapeaux géants qui flottent devant l’hôpital Montfort d’Ottawa ou devant le Moulin à fleur à Sudbury, on peut se dire que les créateurs de l’emblème franco-ontarien ont gagné leur pari.

Il y aura aujourd’hui 400 levées de drapeau, puisqu’on fête cette année le 400e anniversaire du voyage de Champlain en Ontario. Et je tiens à prendre cette occasion pour remercier la communauté franco-ontarienne de nous avoir rappelé que nous sommes tous et toutes, francophones du Canada, les héritiers de Champlain. Son rêve, celui de l’établissement de communautés francophones en terre d’Amérique, est aussi le nôtre.

Les Franco-Ontariens et les Franco-Ontariennes ont 40 bonnes raisons d’arborer fièrement le vert et le blanc aujourd’hui… et même 400! » 

Sylviane Lanthier, présidente de la FCFA

Débat des chefs ce soir : citoyens et citoyennes francophones, faites-vous entendre!

24 septembre - La FCFA appelle les citoyens et les citoyennes de langue française de toutes les régions du pays à être au rendez-vous pour le débat des chefs, ce soir, à la télévision, sur le Web et sur les médias sociaux. Alors que plusieurs, dans les médias et la sphère politique, assument déjà qu’il s’agit d’un débat avant tout pour le Québec, la FCFA y voit une occasion de montrer que cet événement appartient à tous et toutes les francophones du pays.

« C’est notre débat à nous aussi, et plus nous serons nombreux à écouter ce que les chefs ont à dire et à commenter sur les médias sociaux, plus nous montrerons que nous comptons et qu’ensemble, nous faisons 2,6 millions de fois la différence », déclare la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

La FCFA invite les francophones de nos communautés qui utilisent Twitter à se servir des mots-clics #débatdeschefs et #nouscomptons pour manifester leur présence au cours du débat.

La Fédération rappelle par ailleurs qu’au moins trois visionnements publics en français du débat ont lieu ce soir dans nos communautés, au Campus Saint-Jean (Edmonton), à l’Université de Saint-Boniface (Winnipeg) et à la Cour des arts (Ottawa). Les intéressés peuvent obtenir davantage de renseignements dans la section « La campagne dans nos communautés » du site www.fcfa.ca/elections.  

À moins de 30 jours des élections, les francophones encore en attente d'engagements concrets

22 septembre - Moins d’un mois avant que les citoyens et les citoyennes se rendent aux urnes, on a encore très peu d’information sur ce que les partis s’engagent à faire, concrètement, pour le plein respect de la Loi sur les langues officielles, la reconnaissance des besoins distincts des communautés de langue française en situation minoritaire ou l’appui aux activités et aux services par et pour les francophones. La FCFA espère que les partis clarifieront leur position sur ces enjeux lors du débat des chefs RDI/La Presse jeudi.

« Sur certains dossiers qui touchent l’ensemble de la francophonie canadienne, comme le financement de Radio-Canada, certains des partis ont clarifié leurs engagements. Mais sur des enjeux qui touchent plus spécifiquement nos communautés et sur la question du respect de la Loi sur les langues officielles, à part de grandes déclarations de principe des chefs, c’est le silence radio », souligne la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

La plus récente de ces déclarations de principe a été faite par le chef du Parti conservateur, Stephen Harper, dans une lettre au premier ministre du Québec. La FCFA s’étonne d’ailleurs de voir le Premier ministre déclarer, dans cette lettre, que le Canada est « né en français dans la ville de Québec ».

« Le Canada est aussi né en français avec la fondation de Port-Royal en 1604, avec le voyage de Champlain en Ontario en 1615, avec l’exploration du Manitoba par La Vérendrye, tient à rectifier Mme Lanthier. Clairement, les chefs des partis politiques ont beaucoup à dire au Québec, mais il faut qu’ils parlent à tous les francophones du pays. Ils auront une occasion de le faire lors du débat jeudi, nous les invitons à la saisir ».

La Fédération en profite pour rappeler à RDI qu’elle tient à ce que le débat des chefs soit réellement pancanadien et non pas centré uniquement sur des préoccupations québécoises. 

Visitez notre micro-site pour les électeurs et électrices francophones!

14 septembre - La FCFA a lancé ce matin un micro-site pour informer les citoyens et citoyennes de langue française qui iront voter le 19 octobre. Ce site, accessible à l’adresse www.fcfa.ca/elections, est conçu pour tablette, téléphone intelligent et ordinateur. Il présente notamment les priorités de la FCFA et de ses organismes membres pour le prochain gouvernement, les positions exprimées par les partis politiques sur la francophonie et les langues officielles, ainsi que des suggestions pour les francophones qui souhaitent interpeller leurs candidats durant la campagne.

« Nous sommes 2,6 millions à parler français dans neuf provinces et trois territoires. Nous pouvons faire une différence, et l’objectif de la FCFA c’est de tout mettre en œuvre pour que les citoyens et les citoyennes de langue française aient les renseignements nécessaires pour faire un choix éclairé le 19 octobre », déclare la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

Le site présente d’ailleurs une liste de quelque 30 circonscriptions que surveillera la FCFA durant la campagne, soit parce que les francophones y forment une part importante de la population, soit parce qu’ils peuvent influencer le résultat lorsqu’une lutte est particulièrement serrée, ou encore parce qu’il y a dans ces circonscriptions des enjeux qui touchent les francophones.

Les internautes trouveront sur le site des renseignements sur comment vérifier s’ils sont inscrits pour voter, ce qu’il leur faut pour s’identifier au bureau de scrutin, et surtout les droits linguistiques des électeurs et électrices.

« Les gens ne savent pas nécessairement qu’Élections Canada doit offrir des services et des communications dans les deux langues officielles dans tous les bureaux de scrutin au pays, que la demande soit importante ou non. Il faut que les francophones sachent qu’ils peuvent porter plainte s’ils ne parviennent pas à voter en français », souligne Mme Lanthier.

Au fur et à mesure que les partis publieront leurs plateformes, au cours des prochaines semaines, la FCFA travaillera sur une analyse des positions de chacun d’entre eux sur les priorités des communautés francophones et acadiennes. Les résultats seront publiés sur le site www.fcfa.ca/elections

Médias communautaires et publicité fédérale : la FCFA dépose une plainte au commissaire Fraser

10 septembre - La FCFA a officiellement porté plainte, hier, contre trois institutions fédérales dans le dossier des placements publicitaires du gouvernement fédéral dans les journaux et radios communautaires francophones. La FCFA demande au commissaire aux langues officielles de déterminer si le Bureau du Conseil privé, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada et le Secrétariat du Conseil du Trésor ont manqué à leurs obligations linguistiques en choisissant de privilégier Internet, plutôt que les médias de nos communautés, pour les communications du gouvernement avec les francophones vivant en milieu minoritaire.

« Ces trois institutions sont responsables de l’application de la Politique sur les communications du gouvernement du Canada. Cette politique comprend des obligations linguistiques, y compris une reconnaissance de l’importance d’utiliser les médias qui desservent les minorités francophones quand on fait des placements publicitaires gouvernementaux », explique la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

Au cours des dernières années, les revenus de placements publicitaires fédéraux des radios et journaux desservant les communautés de langue officielle en situation minoritaire ont dégringolé, passant de 3,2 M $ en 2006-07 à 1,2 M$ en 2012-13.

« Les institutions fédérales ont la responsabilité d’agir de façon à ne pas nuire au développement de nos communautés. Or, dans ce cas-ci, c’est clair que les choix du gouvernement ont eu un impact négatif : si nos radios et nos journaux n’ont plus les ressources pour faire leur travail adéquatement, c’est la capacité de nos communautés de s’informer en français sur leur milieu qui est compromise », commente Mme Lanthier.

La FCFA a fourni au commissaire Fraser une série de questions spécifiques sur lesquelles elle souhaite qu’il enquête. « Est-ce qu’il y a eu une directive formelle d’utiliser davantage Internet que les médias développés par et pour les communautés et si oui, qui a émis cette directive? Est-ce que nos communautés ont été consultées avant que cette décision soit prise? Est-ce qu’il y a eu une étude d’impact pour mesurer l’effet sur le développement et l’épanouissement de nos communautés? Voilà ce que nous souhaitons savoir », déclare Mme Lanthier.

La Fédération a déposé cette plainte en appui à l’Association de la presse francophone (APF) et à la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE), deux organismes membres de la FCFA. La FANE a aussi déposé une plainte au commissaire aux langues officielles dans ce dossier.

Statement of the FCFA Upon the Kick-Off of the Federal Election Campaign

Ottawa, August 4, 2015 – The FCFA of Canada acknowledges Prime Minister Harper's decision to visit the Governor General earlier than anticipated in order to dissolve Parliament and formally kick off the election campaign.

However, for the FCFA, the campaign has already been under way for a number of months. Since the beginning of the year, the Federation has met with many of the three major parties' MPs, individually, specifying the Francophone and Acadian communities' expectations and priorities in relation to the next government.

More recently, we worked with our member organizations in an effort to provide citizens who wish to question candidates on Francophonie issues with the tools they may need, whether when the candidates are campaigning door-to-door or at the parties' summer activities.

The commitments that we are asking for are simple. We want the next government to assure the Francophone and Acadian communities their fair share of the country's annual immigration. We want the next government to ensure that our public broadcaster, Radio-Canada, has the means to fulfill its mandate. We want the next government to invest in the French-language services, organizations, institutions, community centres, media and the events created by our communities for our communities, and that enable Francophones to live in French in day-to-day life. We want the next government to commit to never again accept anything less than excellence in complying with the Official Languages Act.

The FCFA's attention will now be turned to Francophone citizens living in the nine provinces and three territories. Starting the day after Labour Day, the Federation's priority will be to get the Francophone vote out on October 19 and ensure that Francophones have all the information needed to exercise their right to vote.

The FCFA is a national organization that brings together nine provincial and three territorial associations representing Francophone interests, as well as nine national organizations. Its role is to defend and promote the rights and interests of French-speaking population living outside Québec.

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Information:               Diane Côté, Government and Community Liaison Director
                                       Tel.: 613-241-7600, ext. 4
                                       d.cote@fcfa.ca

Déclaration de la FCFA à l'occasion du déclenchement de la campagne électorale fédérale

Ottawa, 4 août 2015 – La FCFA du Canada prend acte de la décision du Premier ministre Harper de visiter le gouverneur général plus tôt qu’anticipé pour dissoudre le Parlement et donner le coup d’envoi formel à la campagne électorale.

Il reste que pour la FCFA, cette campagne est en cours depuis déjà plusieurs mois. La Fédération a en effet rencontré de nombreux parlementaires des trois principaux partis depuis le tout début de l’année, précisant à chacun les attentes et priorités des communautés francophones et acadiennes vis-à-vis le prochain gouvernement.

Plus récemment, nous avons travaillé avec nos organismes membres pour outiller les citoyens et les citoyennes qui souhaitent interpeller les candidats et candidates sur les enjeux de la francophonie, que ce soit lorsque ceux-ci font du porte à porte ou lors des activités d’été des partis.

Les engagements que nous voulons sont simples. Nous voulons que le prochain gouvernement assure aux communautés francophones et acadiennes une part équitable de l’immigration annuelle au pays. Nous voulons que le prochain gouvernement assure à notre diffuseur public, Radio-Canada, les moyens de s’acquitter de son mandat. Nous voulons que le prochain gouvernement investisse dans les services, les organismes, les institutions, les centres communautaires, les médias, les événements en français créés par nos communautés, pour nos communautés, et qui permettent aux francophones de vivre dans leur langue au quotidien. Nous voulons que le prochain gouvernement s’engage à ne jamais plus tolérer rien de moins que l’excellence en matière de respect de la Loi sur les langues officielles.

Désormais, c’est vers les citoyens et les citoyennes francophones vivant dans neuf provinces et trois territoires que se portera l’attention de la FCFA. Dès le lendemain de la Fête du travail, la priorité de la Fédération sera d’assurer qu’ils aillent voter en grand nombre le 19 octobre et détiennent toute l’information nécessaire pour exercer leur droit de vote.

La FCFA du Canada est un organisme national qui regroupe les associations francophones porte-parole de neuf provinces et des trois territoires, ainsi que neuf organismes nationaux. Elle a pour rôle de défendre et de promouvoir les droits et les intérêts des francophones à l’extérieur du Québec.

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Renseignements :          Diane Côté, directrice des liaisons gouvernementales et communautaires
                                           Tél. : (613) 241-7600, poste 4                                             
                                           d.cote@fcfa.ca

Rapport sur l'avenir de CBC/Radio-Canada : la FCFA demandera aux partis de se prononcer

21 juillet - C’est avec beaucoup d’incrédulité que la FCFA a pris connaissance du rapport publié hier par le Comité sénatorial des Transports et des Communications quant à l’avenir de CBC/Radio-Canada. La FCFA ne peut adhérer à une transformation radicale du rôle du diffuseur public comme celle qui est proposée dans ce rapport, sans qu’il y ait eu un débat public à ce sujet.

« Il y a plein de contradictions là-dedans : d’un côté, on reconnaît que Radio-Canada joue un rôle de premier service pour les régions et pour les minorités linguistiques, ce qui est bien, mais de l’autre on dit que la SRC devrait se cantonner dans ce que le secteur privé ne fait pas. On veut que le diffuseur public fasse plus de contenus historiques et culturels, mais en même temps on veut qu’il dépende moins des crédits parlementaires », souligne la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

La FCFA trouve pour le moins étonnant que le comité dise n’avoir entendu aucun argument probant démontrant qu’une augmentation du financement parlementaire de Radio-Canada est nécessaire pour lui permettre de remplir son mandat. « En mai, les gouvernements du Québec et de l’Ontario ont publié le rapport Houle, qui montre sans l’ombre d’un doute que CBC/Radio-Canada n’a plus les moyens de remplir son mandat. Dans tout ce qui est proposé par le comité comme modes de financement alternatifs, il n’y a rien qui, à notre avis, règle l’enjeu fondamental du fossé entre ce qu’on attend du diffuseur public et les ressources qu’on est prêt à lui donner », commente Mme Lanthier.

La Fédération note que ce rapport est publié à la veille des élections fédérales prévues à l’automne. Cela signifie qu’il n’y aura vraisemblablement pas de réponse formelle du gouvernement aux recommandations qui y sont formulées. La FCFA tient donc à ce que les partis politiques prennent position sur la vision de CBC/Radio-Canada qui est présentée dans ce rapport. « On est en train de proposer ici une vision assez radicalement différente du rôle et de la structure de financement du diffuseur public canadien. Il nous semble important d’entendre ce que les partis ont à dire là-dessus avant que les Canadiens et les Canadiennes se rendent aux urnes », explique Mme Lanthier.

La FCFA a comparu devant le Comité sénatorial des Transports et des Communications dans le cadre de l’étude qui a mené à ce rapport. Elle a notamment recommandé un moratoire immédiat sur les compressions prévues dans la stratégie quinquennale 2015-2020 de CBC/Radio-Canada, ainsi que la mise sur pied d’une commission indépendante sur l’avenir du diffuseur public. 

Déclaration de la présidente de la FCFA à l'occasion de l'ouverture des Jeux panaméricains

10 juillet - La présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, a émis la déclaration suivante pour souligner l’ouverture des Jeux panaméricains, aujourd’hui à Toronto :  

« En cette journée d’ouverture des Jeux, je me réjouis de savoir que ceux et celles qui visiteront Toronto au cours des prochaines semaines pourront voir et vivre la francophonie canadienne. Qu’il s’agisse des Lisa LeBlanc et Damien Robitaille qui se produiront sur scène pendant Panamania, des nombreux spectacles en français au Square Yonge-Dundas à l’occasion de la Franco-Fête, ou encore des nombreux athlètes francophones qui participeront aux compétitions, nous nous sommes donné une belle vitrine. C’est l’occasion de montrer que 400 ans après le voyage de Champlain en Ontario, nous sommes plus nombreux et plus fiers que jamais.

Je tiens à remercier et à féliciter tous les intervenants qui ont travaillé ensemble pour qu’il y ait cette présence francophone aux Jeux, dont l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures, les organisateurs des spectacles, ainsi que tous ceux et toutes celles qui, de diverses manières, ont porté le français pendant le relais de la flamme.

Enfin, je souhaite bonne chance et bon succès à tous et toutes nos athlètes, et à ceux et celles qui nous visitent d’un des 41 pays participants, bienvenue chez nous! »

La FCFA et Place aux jeunes en région rendent publique une étude sur les migrations des jeunes francophones

22 juin - Il existe un réel besoin et des défis tangibles en ce qui a trait à la migration des jeunes francophones dans plusieurs régions du Canada. C’est ce que confirme une étude commandée conjointement par la FCFA et Place aux jeunes en région (PAJR). Réalisée par l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques (ICRML), cette étude brosse un portrait des migrations des jeunes adultes francophones ainsi que des actions possibles dans les francophonies canadiennes quant à cet enjeu.

On y apprend notamment que 34 des 63 régions à présence francophone obtiennent un solde migratoire négatif important, c’est-à-dire que les jeunes sont plus nombreux à quitter ces régions qu’à s’y établir. Il s’agit de quatorze régions de l’Atlantique, de douze régions de l’Ontario ainsi que de huit régions de l’Ouest. L’étude révèle également l’impact de cette migration des jeunes sur la pérennité des communautés francophones et l’avenir  du fait français au Canada.

«Cette étude démontre que le phénomène de migration des  jeunes ainsi que les motivations qui les poussent à quitter les régions au profit des centres urbains sont sensiblement les mêmes que ceux observés dans les différentes régions du Québec, mais que les impacts sont d’autant plus importants puisqu’ils influent également sur l’avenir du fait français au Canada», souligne R. Mathieu Vigneault, directeur général de PAJR.

L’étude repose sur une combinaison de sondage auprès de plus de 360 intervenants concernés par la migration des jeunes francophones ainsi que d’un portrait statistique des migrations des jeunes adultes francophones.

Les répondants sont convaincus, dans une proportion de 96 %, de la nécessité d’élaborer une stratégie provinciale ou territoriale sur l’enjeu de la migration des jeunes francophones.

« Il est très clair que les répondants veulent de l’action afin de concerter et de mobiliser les intervenants autour de stratégies provinciales qui tiendront compte des besoins et des réalités spécifiques de chaque région. En termes de marche à suivre, cela nous semble approprié », déclare Suzanne Bossé, directrice générale de la  FCFA.

Cette étude a été réalisée pour le compte de PAJR et de la FCFA grâce à l’appui financier d’Industrie Canada, du Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes (SAIC) du Québec ainsi que de l’appui des gouvernements des provinces  de l’Ontario, du Manitoba, de la Nouvelle-Écosse, ainsi que du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest.

Consulter le rapport d'étude sur les migrations des jeunes francophones (version PDF)

Consulter le sommaire du rapport d'étude (version PDF)

 

La présidente de la FCFA à la 20e Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne

18 juin - "Quatre cents ans plus tard, nous sommes aussi déterminés que Champlain l'était, nous portons notre rêve et nous accomplissons le sien, par notre présence partout au pays. Nous  continuons de dire à nos ministres comme il disait aux siens : donnez-nous les moyens, donnez-nous les gens, et nous ferons de grandes choses". C'est ce qu'a déclaré hier soir la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, aux membres de la Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne réunis à Toronto.

La présidente de la FCFA soulignait ainsi le 400e anniversaire du voyage de Champlain en Ontario. Elle a dressé un parallèle entre les objectifs de ce dernier et ceux des communautés en 2015 : "Le rêve de Champlain, celui de l'établissement de communautés francophones - on appelait ça des colonies - en terre d'Amérique, c'est aussi le nôtre. Et ses défis de l'époque sont aussi les nôtres : Champlain a, sans relâche, eu à convaincre le gouvernement français et ses bailleurs de fonds de rester solidaires avec lui". 

Sylviane Lanthier a aussi tenu à féliciter les gouvernements à l'occasion du 20e anniversaire de la Conférence. "Quand nous vous voyons travailler ensemble, quand nous avons l'occasion de collaborer avec vus, nous savons que nous pouvons aller plus loin, dans des petites comme dans de grandes choses", a-t-elle dit.  

Lire les remarques de la présidente de la FCFA

Sylviane Lanthier élue à la tête de la FCFA

6 juin - La FCFA a une nouvelle présidente. Ce matin, les 21 membres de la FCFA ont élu la Franco-Manitobaine Sylviane Lanthier pour succéder à Marie-France Kenny, à l’occasion de la 40e Assemblée générale annuelle de l’organisme. Cette rencontre avait lieu dans la région d’Ottawa-Gatineau.

Résidente de Saint-Boniface, Mme Lanthier est présentement directrice générale du Centre culturel franco-manitobain et occupait jusqu’à ce matin les fonctions de vice-présidente de la FCFA. Elle a également été rédactrice en chef du journal La Liberté et présidente de l’Association de la presse francophone.

Élue deux jours après la tenue, par la FCFA, d’un panel des partis sur la dualité linguistique et la Loi sur les langues officielles, Mme Lanthier a tenu à transmettre un message clair aux parlementaires à l’approche des élections fédérales : « Nous, les francophones du Canada, sommes plus nombreux que jamais et nous sommes là pour rester. Notre place, notre langue et notre culture ne sont pas négociables ; qu’on se le tienne pour dit ».

Les membres de la FCFA ont également élu une nouvelle vice-présidente. Audrey LaBrie, native du Nouveau-Brunswick et résidente de l’Alberta, succède ainsi à Sylviane Lanthier. Étudiante en droit à l’Université d’Ottawa, Mme LaBrie est notamment connue pour son engagement dans les réseaux de la jeunesse francophone.

La rencontre a aussi donné lieu à un hommage à la présidente sortante, avec notamment des prestations du rappeur fransaskois Shawn Jobin, du poète Oliver Walter Greenhorn et du musicien bien connu Zachary Richard. Dans son discours d’au-revoir, Mme Kenny a appelé les membres de la Fédération à se faire les porte-voix des citoyens et citoyennes comme elle : « Dites aux candidats et candidates que nous n’accepterons plus l’on brime nos droits année après année. Le respect est une des valeurs fondamentales des citoyens canadiens. C’est le temps ou jamais de dire assez, c’est assez, nous méritons mieux que ça », a-t-elle dit.

La 40e Assemblée générale annuelle de la FCFA a enfin été marquée par la présence de la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, Mme Michaëlle Jean. Dans ses remarques aux participants, Mme Jean a tenu à souligner les 40 ans de travail « sans relâche » de la FCFA, qu’elle a qualifié d’exemple d’engagement collectif sincère et résolu envers une cause juste. 

Déclaration à l'occasion de la Journée provinciale de la francophonie à Terre-Neuve-et-Labrador

30 mai - La présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Marie-France Kenny, a émis la déclaration suivante pour souligner la Journée provinciale de la francophonie à Terre-Neuve-et-Labrador : 

«De Cap-Saint-Georges à Happy Valley-Goose Bay, de St-Jean à Labrador City, les citoyens et les citoyennes francophones sont des gens qui se lèvent chaque matin déterminés à vivre en français. Ils nous rappellent que c’est ce geste quotidien, répété des milliers de fois dans la province et partout au pays, qui fait vivre la francophonie canadienne, qui lui donne sa voix.

C’est pourquoi je me réjouis que cette année, des célébrations aient eu lieu dans les quatre principales communautés francophones de la province et qu’à chaque endroit, il y ait eu une levée du drapeau franco-terre-neuvien-et-labradorien. Il faut que notre francophonie, partout au pays, soit vue et entendue. Il faut que tous et toutes voient notre fierté.

Je souhaite une excellente Journée à tous les francophones de Terre-Neuve-et-Labrador. J’en profite également pour féliciter le Centre scolaire et communautaire des Grands-Vents de Saint-Jean à l’occasion de son dixième anniversaire, et le Centre scolaire et communautaire Ste-Anne de La Grand’Terre à l’occasion de son 30e anniversaire ». 

Panel sur la dualité linguistique et la Loi sur les langues officielles : les trois principaux partis acceptent l'invitation de la FCFA

25 mai - La FCFA est fière d’annoncer que les trois principaux partis politiques fédéraux ont accepté son invitation à participer à un panel sur la dualité linguistique et le respect de la Loi sur les langues officielles. Quelque 200 personnes assisteront à ce panel qui aura lieu à l’Université d’Ottawa le jeudi 4 juin, en marge de la 40e Assemblée générale annuelle de la FCFA. Il sera diffusé en direct sur le Web sur le site de iVote-jeVote et enregistré pour diffusion en différé par la chaîne parlementaire CPAC.

Au cours de ce panel, Jacques Gourde (Parti conservateur du Canada), Yvon Godin (Nouveau Parti démocratique) et l’hon. Stéphane Dion (Parti libéral du Canada) présenteront la vision et les engagements de leur parti sur une variété d’enjeux touchant la francophonie et la dualité linguistique au pays.

« À l’approche des élections fédérales, les francophones partout au pays tiennent à savoir où se situent les partis sur les grandes questions qui touchent le respect de la Loi sur les langues officielles et l’essor des collectivités de langue française. Nous sommes très heureux que les trois partis aient accepté de participer à ce panel », déclare la présidente de la FCFA, Marie-France Kenny.

La FCFA invite les citoyens et les citoyennes francophones à envoyer des questions en vue du panel, d’ici le 2 juin, à l’adresse info@fcfa.ca. D’autre part, ceux et celles qui souhaitent poser des questions durant le panel pourront le faire sur Twitter en utilisant le mot-clique #panelLO2015 ; la Fédération s’engage à ce qu'une ou deux questions au cours du panel proviennent des médias sociaux.

Le panel sur la dualité linguistique et la Loi sur les langues officielles sera animé par Linda Godin, de la chaîne éducative TFO. La FCFA apprécie le soutien logistique de la Chaire de recherche Jean-Luc Pepin de la Faculté des Sciences sociales de l’Université d’Ottawa dans l'organisation de cet événement. 

En savoir plus sur le panel

Rapport Houle sur le financement de CBC/Radio-Canada : la preuve que le diffuseur public n'a plus les moyens de remplir son mandat

21 mai - « On se doutait qu’avec les rondes de compressions à n’en plus finir, on en était arrivés à un point où notre diffuseur public n’a plus les moyens de s’acquitter de son mandat, particulièrement à l’extérieur du Québec. Maintenant on en a la preuve ». C’est ce qu’a déclaré la présidente de la FCFA, Marie-France Kenny, en réaction aux conclusions du rapport produit par le consultant Michel Houle sur le financement de CBC/Radio-Canada. Ce rapport a été dévoilé cet après-midi, lors d’une conférence de presse, par les ministres Jean-Marc Fournier (Québec) et Madeleine Meilleur (Ontario).

Le rapport confirme notamment qu’entre 1990 et 2014, les crédits parlementaires de CBC/Radio-Canada ont augmenté d’un peu moins de 0,5 % en dollars courants, alors que les dépenses gouvernementales ont augmenté de 74 %. On y lit également qu’entre 2011 et 2015, le diffuseur public aurait perdu plus de 100 M$ de financement public ciblé spécifiquement sur la programmation. De plus, l’auteur écrit que « si CBC/Radio-Canada est confrontée à une crise de financement qui l’amène à […] mettre en œuvre des compressions budgétaires qui affectent directement la programmation locale et les effectifs des stations régionales desservant les communautés francophones et acadiennes […] le problème vient incontestablement de la stagnation des crédits parlementaires ».

« C’est un rapport qui est assez effarant à lire, mais au moins nous sommes fixés sur ce qu’il en est de la capacité de la société d’État à remplir son mandat. Ça ne résoudra pas l’enjeu de la myopie de Radio-Canada quand ça vient au reflet de nos communautés, mais si on peut au moins mettre un frein à l’écroulement de notre diffuseur public national, on aura fait un énorme pas en avant », commente Mme Kenny.

Alors que le Canada est virtuellement déjà en campagne électorale fédérale, la FCFA exhorte les partis politiques à prendre connaissance des pistes de solution que propose le rapport Houle pour consolider le financement de CBC/Radio-Canada, et à prendre des engagements concrets à cet égard. La Fédération invite aussi les citoyens et les citoyennes à se mobiliser sur cet enjeu.

« C’est le temps de se lever. C’est le temps de dire haut et fort que nous avons besoin d’un diffuseur public robuste et véritablement national. Assurons-nous que nos candidats, députés et sénateurs le sachent. Et puisque le CRTC tiendra des audiences publiques sur la situation de la programmation locale plus tard cette année, soyons-y en masse pour que notre message soit entendu », souligne Mme Kenny.

La FCFA tient à remercier les ministres Fournier et Meilleur pour le leadership dont ils font preuve par rapport à l’enjeu de l’effritement des services de Radio-Canada.

 

Présidence et vice-présidence de la FCFA : six candidats et candidates en lice

21 mai - Six citoyennes et citoyens francophones ont posé leur candidature en vue des élections à la présidence et à la vice-présidence de la FCFA. Ces élections auront lieu à l’occasion de la 40e Assemblée générale annuelle de l’organisme, le samedi 6 juin.

Deux personnes briguent la présidence de la FCFA, soit Réjean Grenier (Ontario) et Sylviane Lanthier (Manitoba). Les candidats à la vice-présidence sont Ali Chaisson (Terre-Neuve-et-Labrador), Jean Johnson (Alberta), Audrey LaBrie (Nouveau-Brunswick/Alberta) et Richard Létourneau (Territoires du Nord-Ouest).

La FCFA a mis en ligne une section présentant les profils des six candidat.e.s. D’autre part, la FCFA tiendra lors de l’Assemblée générale annuelle du 6 juin un forum où les deux candidat.e.s à la présidence présenteront leur vision et leurs priorités pour la FCFA. Ce forum sera animé par Jean‑Marc Dufresne, journaliste à la radio communautaire Unique FM d’Ottawa.

Faites connaissance avec les candidats et les candidates

Déclaration de la FCFA à l'occasion de la Journée de la francophonie yukonnaise

15 mai - La présidente de la FCFA, Marie-France Kenny, a émis la déclaration suivante pour souligner la Journée de la francophonie yukonnaise :

« La journée qu’on célèbre aujourd’hui a été proclamée, en 2007, afin de mettre en valeur l’histoire et la vitalité de la Franco-Yukonnie. Cette vitalité, on l’a vue, on l’a entendue et on l’a sentie au cours des derniers mois. C’est toute la francophonie canadienne de l’Acadie au Pacifique qui a suivi la cause de la Commission scolaire francophone du Yukon à la Cour suprême. C’est toute la francophonie canadienne qui a été témoin de la détermination et de la ténacité des Franco-Yukonnaises et des Franco-Yukonnais.    

À un moment où plus que jamais, les événements requièrent que les citoyens et les citoyennes francophones se lèvent et exigent le respect, la communauté franco-yukonnaise est une source d’inspiration pour l’ensemble de la francophonie canadienne.

À toutes et à tous, je souhaite une excellente Journée de la francophonie yukonnaise ». 

Décision de la Cour suprême concernant les droits scolaires au Yukon : une occasion de revenir à la charge sur les questions de fond

14 mai - C’est un autre jour qu’on tranchera sur des questions importantes en matière de droits scolaires, comme l’enjeu de la gestion des admissions aux écoles de la minorité : la Cour suprême du Canada a ordonné un nouveau procès dans la cause intentée par la Commission scolaire francophone du Yukon. La FCFA estime donc qu’il s’agit là d’une occasion pour les francophones de revenir à la charge avec ces questions.

« Principalement, la Cour s’est contentée d’ordonner un nouveau procès dans cette affaire. Tout en reconnaissant que les questions de fond sont pertinentes, elle n’a pas tranché de façon définitive sur celles-ci. Cela signifie que la porte reste ouverte pour porter à nouveau ces questions devant les tribunaux », a déclaré la présidente de la FCFA, Marie-France Kenny.

Parmi les questions qui n’ont pas été tranchées de manière définitive, il y a celle du contrôle des admissions. « Est-ce que c’est le conseil scolaire ou le gouvernement provincial/territorial qui a le dernier mot sur qui a le droit de fréquenter l’école de langue française ? L’enjeu n’est pas petit, considérant le nombre croissant d’immigrants dans nos communautés qui, s’ils ne sont pas citoyens au sens de l’article 23 de la Charte, sont francophones et devraient pouvoir fréquenter nos écoles », explique Mme Kenny.

Étant donné que cette question n’a pas été réglée de façon définitive ce matin, la FCFA espère bien que la Cour suprême acceptera d’entendre les appels interjetés par la communauté franco-ténoise concernant les écoles francophones de Yellowknife et de Hay River. Ces causes portent également sur la question du contrôle des admissions : en janvier, la Cour d’appel des Territoires du Nord-Ouest a suggéré que le gouvernement territorial était justifié de refuser l’accès, à l’école de la minorité, aux immigrants et aux enfants dits de « générations perdues » de francophones.

En ce qui a trait à l’agrandissement de l’école Émilie-Tremblay de Whitehorse, qui est au fondement de la cause de la CSFY, la FCFA note que le gouvernement du Yukon a pris un engagement à cet égard. « Considérant la décision récente de la Cour suprême du Canada dans le cas de l’école Rose-des-Vents de Vancouver, on espère bien que le gouvernement du Yukon va respecter son engagement », souligne Mme Kenny.

La FCFA tient à saluer la ténacité de la communauté francophone du Yukon, qui est une inspiration pour l’ensemble des communautés francophones et acadiennes du Canada.  

Débat des chefs en français à TVA : un débat national ou québécois?

13 mai - La FCFA est inquiète d’apprendre que le réseau TVA a été choisi comme hôte du seul débat des chefs en français prévu, à date, lors de la campagne électorale fédérale de l’automne. Bien que TVA soit, en théorie, disponible au service de base partout au pays, cette chaîne n’est pas nécessairement reconnue pour son reflet de la francophonie ailleurs qu’au Québec.

« Déjà, même avec la présence de Radio-Canada, le débat des chefs en 2011 était remarquablement centré sur les questions québécoises. Si le seul débat télévisé entre tous les chefs sur une chaîne francophone pancanadienne est à TVA, un réseau qui est basé strictement au Québec, ça risque d’être encore pire cette fois-ci », souligne la présidente de la FCFA, Marie-France Kenny.

Puisqu’on apprenait hier qu’au total, cinq débats auront lieu dont deux en français, la FCFA exhorte les partis politiques à s’assurer que ce deuxième débat soit à Radio-Canada, de façon à ne pas exclure les francophones de neuf provinces et trois territoires. « On parle ici d’une question d’intérêt public national et si les partis politiques cherchent à contourner le seul diffuseur dont le mandat est expressément pancanadien, on a un sérieux problème », commente Mme Kenny.

La Fédération compte également interpeller la haute direction de TVA pour lui demander de s’assurer que le débat des chefs qui sera diffusé sur ses ondes présente une perspective réellement pancanadienne et non seulement québécoise.

« C’est important que les Canadiens et les Canadiennes partout au pays puissent entendre les chefs se prononcer sur les enjeux qui les touchent, et ça inclut les 2,6 millions de francophones qui vivent ailleurs qu’au Québec. Nous n’accepterons pas d’être balayés sous le tapis », indique Mme Kenny.  

Rapport annuel du commissaire aux langues officielles : en matière d'immigration francophone, la balle est dans le camp du gouvernement fédéral

7 mai - Un mois après le cri d’alarme lancé par la présidente de la FCFA quant au manque de mesures gouvernementales pour appuyer l’immigration au sein des communautés francophones et acadiennes, le commissaire aux langues officielles arrive à la même conclusion. Dans son rapport annuel, lancé ce matin, Graham Fraser « exhorte le ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration à prendre des mesures concrètes et à fournir le financement nécessaire pour que l'immigration rehausse la vitalité des communautés ».

« La balle est clairement dans le camp du gouvernement fédéral. On ne peut pas continuer à accueillir moins de 2 % d’immigrants francophones par année à l’extérieur du Québec comme on le fait depuis des années ; si on poursuit sur cette voie, on se dirige vers un désastre démographique pour la francophonie », déclare la présidente de la FCFA, Marie-France Kenny.

Le commissaire parle aussi de l’importance pour le gouvernement d’adopter une perspective francophone sur les questions d’immigration. La FCFA ne remet pas en question l’engagement personnel du ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration envers l’immigration francophone ; toutefois, cette perspective francophone est singulièrement absente des politiques et programmes.

« Avec l’élimination de l’Avantage significatif francophone, on nous a enlevé le seul  incitatif pour les employeurs en termes de recrutement de travailleurs francophones à l’étranger ; on a lancé Entrée Express sans y inclure une lentille francophone, même si cela faisait près de trois ans que la FCFA le demandait ; et on sait maintenant qu’il n’existe même pas de mécanisme pour mesurer le nombre d’immigrants d’expression française dans le bassin d’Entrée Express. Ce n’est pas ça, une perspective francophone », commente Mme Kenny.

Au chapitre du respect des obligations linguistiques par les institutions fédérales, la FCFA note l’augmentation du nombre de plaintes au Commissariat aux langues officielles au cours de la dernière année et estime que cela dénote une nouvelle fois un glissement à cet égard. La présidente de la Fédération voit dans cette augmentation un signe de la frustration des citoyens qui ne reçoivent pas des services dans leur langue.

« Nous sommes dans une année électorale et les francophones ont un message pour les parlementaires : nous en avons assez des manquements répétés à la Loi sur les langues officielles. Nous nous attendons à ce que tous les partis prennent des engagements concrets pour le respect et la pleine application de la Loi », indique Mme Kenny.

Déclaration de la FCFA concernant la décision de la Cour suprême dans la cause de l'école Rose-des-Vents

27 avril - La présidente de la FCFA, Marie-France Kenny, a émis la déclaration suivante concernant la décision de la Cour suprême du Canada, vendredi, en faveur des parents de l’école Rose-des-Vents à Vancouver :

« Cette décision est une victoire, avant tout, pour les parents francophones qui se sont battus pendant des années pour faire reconnaître leur droit à des installations scolaires équivalentes à celles de la majorité. Parce qu’ils se sont tenus debout, les communautés francophones et acadiennes partout au pays sont plus fortes aujourd’hui. Je les félicite et je les remercie de leur engagement et de leur ténacité.

La Cour suprême a confirmé qu’en matière d’installations scolaires pour la minorité, l’accent devrait être mis sur l’équivalence réelle plutôt que sur les coûts par personne et les autres indicateurs d’équivalence formelle. C’est une avancée majeure dans l’interprétation et l’application des droits scolaires; il aura fallu, encore une fois, des images d’enfants fréquentant une école surpeuplée, mal adaptée et inadéquate pour en arriver là.

Si ce principe d’équivalence réelle n’était pas clair avant, il l’est aujourd’hui. Il faut souhaiter que les gouvernements provinciaux et territoriaux cessent de dépenser des sommes faramineuses dans des recours judiciaires et qu’ils investissent plutôt dans des installations scolaires convenables pour nos enfants ». 

Budget fédéral : derrière l'équilibre budgétaire, un tissu social qui s'effrite

22 avril - « L’équilibre budgétaire et les baisses de taxes, c’est bien, mais l’envers de la médaille c’est une érosion du tissu social et des services, structures, organismes et institutions qui permettent à nos citoyens de vivre en français ». C’est ce qu’a déclaré la présidente de la FCFA, Marie-France Kenny, en réaction au budget fédéral déposé hier par le ministre des Finances, l’hon. Joe Oliver.

La FCFA souhaitait, avec le budget fédéral, un sérieux coup de barre qui corrigerait cette érosion, notamment en investissant pour renforcer les organismes et institutions des communautés. Elle était même intervenue en ce sens durant les consultations prébudgétaires. Or, la francophonie, la dualité linguistique et les langues officielles ne sont même pas mentionnées dans le budget.   

Pourtant, les impacts de la lutte au déficit sur les communautés francophones et acadiennes sont de plus en plus marqués. « À titre d’exemple, on voit avec les coupures de la semaine dernière combien les services de Radio-Canada dans nos communautés s’affaiblissent de plus en plus, sans parler de la fragilisation de nos médias communautaires. Et pendant que nos services en alphabétisme et en développement des compétences en français peinent à se maintenir, on apprend que les programmes fédéraux à cet égard dégagent des millions en surplus parce que les argents ne sont pas tous dépensés », déplore Mme Kenny.

D’autre part, les changements d’orientation dans les programmes de plusieurs institutions fédérales – notamment l’accent mis sur la finance sociale - ont fait en sorte qu’il est moins facile pour nos communautés d’avoir accès aux programmes du gouvernement. Le fait que le budget fédéral annonce une accélération au niveau de la finance sociale, sans même avoir mesuré si cette approche est praticable en milieu minoritaire, inquiète grandement la FCFA. « Avec la finance sociale, il faut trouver un partenaire privé qui contribuera des fonds au projet. Ce n’est pas une approche qui fonctionne très bien en milieu minoritaire, où on a accès à une variété beaucoup plus restreinte de bailleurs de fonds potentiels », explique Mme Kenny.

Enfin, la FCFA note l’absence, dans le budget fédéral, de toute mesure pour favoriser l’immigration francophone. « Au début mars, on nous a indiqué qu’il y aurait une annonce d’ici la fin du printemps, possiblement en termes de mécanismes pour accroître l’immigration francophone à l’extérieur du Québec. Nous attendons toujours », déclare Mme Kenny. 

Déclaration de la FCFA concernant les pertes de postes dans les stations régionales de Radio-Canada

20 avril - La présidente de la FCFA, Marie-France Kenny, a émis la déclaration suivante concernant les pertes de postes confirmées dans plusieurs stations régionales de CBC/Radio-Canada au pays :

« Après l’Acadie à la fin mars, c’était au tour des communautés francophones du reste du pays, la semaine dernière, d’en apprendre plus sur comment on va éviscérer leurs services régionaux de Radio-Canada. Les pertes sont énormes et les citoyens de langue française sont justifiés de se demander comment, désormais, ceux et celles qui restent dans les studios et les salles de nouvelles seront en mesure de raconter leurs histoires, d’offrir un reflet de leurs réalités.

Les dernières semaines nous ont servi des images difficiles, comme celle de l’enseigne « À vendre » sur l’édifice abritant Radio-Canada à Moncton. Quand on pense que vendredi dernier, au moment où on apprenait les détails de ces pertes de postes massives en région, c’était encore des actualités montréalaises qui faisaient la manchette sur le site Web de Radio-Canada, le fossé où se dirige l’aspect « national » de notre diffuseur public apparaît clairement.

Il est facile de se laisser aller au découragement, mais je tiens à rappeler à tous les citoyens et à toutes les citoyennes francophones que nous sommes dans une année électorale. Je nous encourage, je nous appelle tous et toutes à exiger des réponses et des engagements concrets des partis politiques en termes d’appuis à un diffuseur public fort et représentatif de l’ensemble de la francophonie canadienne. La FCFA est quant à elle intervenue auprès de tous les parlementaires pour demander la création d’une commission indépendante sur CBC/Radio-Canada et n’entend pas cesser ses démarches dans ce sens ».

Déclaration à l'occasion de la Semaine de l'action bénévole

13 avril - La présidente de la FCFA, Marie-France Kenny, a émis la déclaration suivante à l’occasion de la Semaine de l’action bénévole 2015 :

« La valeur qu’apportent les gens qui donnent leur temps et leur savoir-faire bénévolement dans nos communautés est incalculable. Les bénévoles qui travaillent pour qu’on puisse vivre en français se comptent par milliers; on les trouve dans nos centres culturels et communautaires, dans nos radios communautaires, sur les conseils d’administrations et comités de nos organismes et institutions communautaires. Je pense aussi à tous ceux et toutes celles qui ont consacré leur temps à faire avancer des causes pour la reconnaissance et la mise en œuvre de nos droits linguistiques, par exemple au niveau scolaire. Dans une large mesure, ce sont tous ces gens-là qui portent la francophonie sur leurs épaules.

La FCFA elle-même compte de façon continue sur des dizaines d’administrateurs et d’administratrices bénévoles, sans compter tous ceux et toutes celles qui acceptent de partager leur expertise avec nous en siégeant à nos comités. Nous ne pourrions pas faire notre travail sans eux.

En cette semaine de l’action bénévole, je tiens à remercier tous ces individus de leur générosité et de leur passion ».  

Rien de nouveau sous le soleil pour l'immigration francophone

7 avril - Les propos du ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration devant le Comité permanent des langues officielles des Communes, la semaine dernière, ne changent absolument rien aux vives préoccupations ni aux attentes de la FCFA La Fédération maintient qu’il faut un coup de barre immédiat du gouvernement en matière d’immigration francophone si on veut éviter un désastre démographique pour les communautés.

« Nous avons écouté ce que le ministre Chris Alexander avait à dire au Comité mardi dernier, mais honnêtement, les propos du ministre ne nous ont rien appris. On se questionne toujours sur la vision du ministère et la volonté de mettre en place une stratégie spécifique aux communautés francophones et acadiennes. Selon les propos du ministre, il y a même matière à se demander si on reconnaît qu’un problème existe », a déclaré la présidente de la FCFA, Marie-France Kenny.

Il y a deux semaines, la FCFA a dénoncé devant le Comité le fait que depuis plus de 20 ans, le Canada accueille moins de 2 % d’immigrants francophones à l’extérieur du Québec, comparativement à plus de 98 % d’immigrants d’expression anglaise. La présidente de la Fédération a commenté, à cette occasion, qu’on voudrait éliminer la francophonie par attrition qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

« Nous maintenons ce que nous avons dit au Comité. Si on veut des résultats en matière d’immigration francophone, il faut un plan cohérent avec des mesures qui tiennent compte des réalités de nos communautés, et des incitatifs qui fassent en sorte que les employeurs recrutent des immigrants francophones. À ce chapitre, nous sommes toujours en attente », souligne Mme Kenny. 

Prenez le relais! Campagne de mises en candidature pour la présidence et la vice-présidence de la FCFA

7 avril - Le 6 juin, il y aura une nouvelle présidence et une nouvelle présidence à la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada. La FCFA a lancé aujourd’hui un appel de candidatures en vue des élections à ces deux postes, qui auront lieu lors de la 40e Assemblée générale annuelle le 6 juin prochain.

La présidente actuelle de la FCFA, Marie-France Kenny, terminera à cette date son troisième et dernier mandat.

Selon les règlements de la Fédération, toute candidature doit être proposée et appuyée, respectivement, par deux organismes membres. Les individus intéressés à se porter candidat à l’un de ces deux postes sont donc encouragés à entrer en communication avec les organismes membres de la FCFA à cette fin.

La description des deux postes, les profils de compétence et autres renseignements sur le processus de mise en candidature se trouvent ici

La FCFA dénonce le manque d'action gouvernementale en immigration francophone

27 mars - La FCFA trouve scandaleux que depuis 20 ans, le gouvernement accueille annuellement, à l’extérieur du Québec, plus de 98 % d’immigrants de langue anglaise et moins de 2 % d’immigrants de langue française. La FCFA ne s’est pas gênée pour le dire, hier, au Comité permanent des langues officielles des Communes, qui étudie présentement les programmes fédéraux en matière d’immigration francophone.

« Avec des proportions comme 98 % contre 2 %, notre poids relatif ne cesse de diminuer. À plusieurs endroits, ce n’est qu’une question de temps avant que nos communautés tombent en-dessous du seuil minimum requis pour recevoir des services en français des bureaux fédéraux. On voudrait tuer la francophonie à petit feu, éliminer nos communautés par attrition, qu’on ne s’y prendrait pas autrement », a déclaré la présidente de la FCFA, Marie-France Kenny.

La FCFA a rappelé au comité, en des termes très directs, qu’il n’existe à l’heure actuelle à peu près rien qui permette de donner un véritable élan à l’immigration dans les communautés francophones et acadiennes. « Au cours des dernières années, on a coupé les programmes et les incitatifs qui nous donnaient un certain avantage au niveau de l’immigration. Et là, on apprend que dans Entrée express, l’outil qu’on tente de nous vendre depuis trois ans comme la réponse pour l’immigration francophone, on n’a même pas le moyen de savoir si un immigrant est de langue française ou non », explique Mme Kenny.

La Fédération déplore également qu’il n’y ait aucune stratégie pour promouvoir les communautés francophones auprès des immigrants potentiels à l’étranger, ni de mesure pour inciter les employeurs à recruter des immigrants de langue française, ni de plan pour combler les lacunes criantes en termes de services d’établissement en français. « Il faut que le gouvernement se dote d’un plan cohérent de recrutement d’immigrants francophones à l’extérieur du Québec », a martelé Mme Kenny.

Profitant de ce qui était sans doute sa dernière comparution avant la fin de son mandat à la présidence de la FCFA en juin, Marie-France Kenny a également dénoncé les manquements répétés et systématiques à la Loi sur les langues officielles.

« Lorsqu’il y a des infractions, il n’y a aucune conséquence. Comme Canadienne, comme francophone, je sens qu’on me manque de respect alors que tout ce que je demande, c’est de ne pas être traitée comme une citoyenne de seconde classe. J’en appelle aux parlementaires de tous les partis pour qu’ils se fassent les champions du plein respect des droits linguistiques des citoyens une fois pour toutes », a-t-elle déclaré. 

Lire l'allocution de la présidente de la FCFA

Message de la présidente de la FCFA à l'occasion de la Journée internationale de la Francophonie

20 mars - La présidente de la FCFA, Marie-France Kenny, a tenu à transmettre le message suivant, à l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie, à tous ceux et toutes celles qui ont choisi le français :

« Il y a une grande différence entre célébrer la langue française et célébrer la francophonie. Chacune a sa valeur, bien entendu. Mais une langue ne prend tout son sens que lorsqu’on la fait vivre dans le concret, lorsqu’on en fait le véhicule de ses idées, de ses aspirations, de ses passions, lorsqu’on l’utilise pour faire des affaires, créer ou vaquer à ses occupations quotidiennes. C’est dans cet espace-là que réside la francophonie.

Chaque fois que vous utilisez le français dans votre vie de tous les jours, vous posez un geste beaucoup plus important que vous le pensez. Même si ce n’est qu’un ‘Hello, bonjour’ au magasin, vous faites savoir que vivre et s’affirmer en français, dans ce pays, est normal.

À tous ceux et celles qui, peu importe leur origine ou leur langue maternelle, font partie de notre francophonie diversifiée et riche de mille accents, je souhaite une formidable Journée internationale de la Francophonie ». 

Décisions du CRTC sur la télévision canadienne : de bons éléments, mais des paris risqués

20 mars -  Même si elle voit certains éléments positifs dans les décisions annoncées hier par le CRTC dans la foulée de la consultation Parlons télé, la FCFA trouve que le Conseil joue à l’apprenti sorcier avec des composantes essentielles du système canadien de télévision.

La FCFA trouve particulièrement risquée la décision du CRTC d’exiger que les chaînes facultatives soient toutes offertes à la carte d’ici la fin de 2016. Bon nombre d’experts prévoient que cette mesure pourrait faire grimper les prix des canaux individuels, tout en fragilisant certaines petites chaînes spécialisées. « Dans sa décision d’hier, le Conseil parle de ‘tarif abordable’, mais on ne précise pas quel sera ce tarif. Est-ce que les consommateurs trouveront l’offre à la carte avantageuse si chaque chaîne en vient à coûter trois, cinq ou dix dollars ? » s’interroge la présidente de la FCFA, Marie‑France Kenny.

La Fédération est aussi préoccupée par la décision, annoncée par le Conseil la semaine dernière, de réduire les exigences imposées aux télédiffuseurs en termes de pourcentage de contenu canadien. « Le CRTC dit vouloir miser sur les dépenses en production d’émission canadienne plutôt que sur le nombre d’heures diffusées, et favoriser ainsi la qualité plutôt que la quantité. Le Conseil essaie de nous convaincre que moins c’est mieux ; il aura fort à faire pour y parvenir lorsque c’est la souveraineté culturelle et l’identité de notre pays qui sont en jeu », affirme Mme Kenny.

La FCFA estime essentiel que le Conseil maintienne des exigences de contenu canadien non seulement en soirée, mais aussi en matinée lorsque les enfants regardent la télévision. Elle entend saisir le CRTC de cette question au moment le plus approprié.

Ceci dit, la Fédération accueille favorablement la création d’un service de base à prépondérance canadienne qui comprendra les stations locales, les chaînes à distribution obligatoire comme RDI, TVA et Unis, ainsi que les chaînes éducatives provinciales. Le CRTC a par ailleurs annoncé qu’il permettrait aux télédistributeurs d’inclure au service de base la chaîne éducative d’une autre province s’il n’en existe pas dans leur province de desserte. Le Conseil reprend ainsi une des recommandations de la FCFA durant les audiences publiques. « Cela signifie, par exemple, qu’Access Cable chez moi en Saskatchewan pourrait demander à distribuer TFO au service de base, puisqu’il n’existe pas de télévision éducative de langue française dans ma province », précise Mme Kenny.

Le CRTC a aussi maintenu, tel que le demandait la FCFA, l’obligation pour les télédistributeurs d’offrir une chaîne spécialisée de langue française pour 10 de langue anglaise. La Fédération apprécie aussi le fait que le Conseil réitère l’importance que les citoyens de langue officielle en situation minoritaire se voient eux-mêmes représentés dans la programmation et « incite fortement » les télédistributeurs à offrir des forfaits de services de langue française partout au pays.

La FCFA a participé activement aux trois phases de la consultation Parlons télé et a agi pour que les citoyens francophones vivant en situation minoritaire prennent également la parole quant à l’avenir de la télévision au Canada. 


Lire : La décision du CRTC sur le choix et l'abordabilité pour les téléspectateurs canadiens, 19 mars 2015

Le 20 mars, la FCFA parlera francophonie canadienne avec une centaine d'immigrants potentiels

12 mars - À l'occasion de la Journée internationale de la Francophonie, la FCFA sera l'invitée d'honneur d'une webconférence organisée par l'Ambassade du Canada à Paris, à l'intention de personnes intéressées à immigrer au Canada. À cette occasion, la présidente de la FCFA, Marie-France Kenny, exposera les attraits et le dynamisme de la francophonie canadienne à une centaine de participants. La webconférence donnera aux participants un aperçu des possibilités qui existent dans ces communautés francophones en matière d'emploi, d'affaires, d'éducation, de culture et de services.   

Les personnes intéressées à immigrer au Canada qui souhaitent participer à cette webconférence peuvent s'inscrire sur le site de l'Ambassade.

Message de la présidente de la FCFA à l'occasion du lancement des Rendez-vous de la francophonie 2015

6 mars - La présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Marie-France Kenny, a tenu à transmettre le message suivant à l’occasion du début des 17es Rendez-vous de la francophonie, qui débutent aujourd’hui et se déroulent jusqu’au 22 mars :

« Au fil de mes années à la présidence de la FCFA, j’ai rencontré partout au pays des Francophones et des Acadiens qui, comme moi, ne refusent jamais une occasion d’afficher fièrement leur amour pour le français. Nous sommes chanceux : le calendrier des Rendez-vous de la Francophonie nous offre cette année  2 256 raisons de le faire.

On raterait une belle occasion si on ne célébrait les Rendez-vous de la Francophonie qu’entre nous. Je tiens aussi à ce que mon voisin de langue anglaise sache et respecte que je suis francophone, que c’est dans cette langue que je vis, et que parce que je suis capable de vivre et de m’épanouir en français, je participe pleinement à l’essor de ma communauté, de ma province et de mon pays. Je tiens à ce qu’il comprenne la passion que j’ai pour le français, comme près de 10 millions de Canadiens et de Canadiennes qui sont nés dans cette langue ou l’ont choisie.

Protéger le français pour le transmettre aux prochaines générations, c’est essentiel. Partager le français pour se donner 33 millions d’alliés à la grandeur du pays, c’est encore mieux.

À tous ceux et à toutes celles qui aiment la francophonie, à tous ceux et toutes celles qui la découvriront au cours des prochaines semaines, je souhaite d’excellents Rendez-vous ».  

Bilan de la Journée de réflexion sur l'immigration francophone : une participation record, des discussions franches, des suivis essentiels

5 mars - Des besoins criants en termes d’appui au recrutement d’immigrants francophones, d’investissements pour des services d’établissement en français, d’appui à la promotion des communautés francophones à l’étranger : voilà ce qui ressort de la 9e Journée de réflexion sur l’immigration francophone, qui avait lieu lundi à Ottawa. Plus de 130 chercheurs, intervenants communautaires et représentants gouvernementaux ont participé à cet événement coordonné par la FCFA, et une centaine d’autres, partout au pays, ont suivi les discussions en webdiffusion.

La FCFA est d’avis que les discussions ont généré beaucoup de matériel pour orienter les politiques et les programmes en appui à l’immigration francophone. « On a vraiment senti que la Journée cette année a permis d’avoir des discussions franches sur les défis en matière d’immigration francophone et sur les manières de travailler ensemble pour les relever, déclare la présidente de la FCFA, Marie-France Kenny. Maintenant, il ne faut pas que ces discussions en restent là une fois la Journée terminée ; il faut que tous et toutes qui sont engagés dans le dossier assurent des suivis ».

Le panel sur l’initiative Entrée Express, lancée par Citoyenneté et Immigration Canada le 1er janvier, a clairement fait ressortir à quel point il est essentiel de créer des mesures incitatives pour que les employeurs soient intéressés à recruter des travailleurs francophones à l’étranger. Mme Kenny a d’ailleurs insisté sur ce point auprès du ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration, Chris Alexander, qui a adressé la parole aux participants à l’heure du lunch.

« Quand les gens du ministère parlaient d’Entrée Express comme la solution pour augmenter le nombre d’immigrants francophones dans nos communautés, on sentait beaucoup de scepticisme dans la salle. Toutefois, ce système ne comporte aucun outil de promotion des communautés, ni lentille francophone, ni incitatif pour que les employeurs jouent le rôle qu’on attend d’eux », souligne la présidente de la FCFA.

D’autre part, une cartographie des services d’établissement en français au pays a permis aux participants de voir à quel point il reste des lacunes importantes à cet égard. La FCFA presse Citoyenneté et Immigration Canada d’agir sur ce point dans son prochain appel de propositions, en juin : « On sait maintenant qu’à plusieurs endroits où on trouve des immigrants de langue française, il n’existe presque rien en termes de services d’établissement en français. Or, Citoyenneté et Immigration Canada s’apprête à investir 600 millions $ par année sur trois ans pour des services d’établissement; il faut que cette problématique soit considérée comme prioritaire dans cet appel de propositions », explique Mme Kenny.

Au niveau de la recherche, les participants ont convenu qu’un des plus gros défis se situe au niveau du volume d’information disponible et de la capacité des intervenants communautaires à avoir accès à cette recherche. « Des données sur l’immigration, il y en a beaucoup. Mais pour quelqu’un qui travaille sur le terrain, faire le tri là-dedans pour trouver ce dont il a besoin, et même avoir accès à cette recherche, c’est tout un défi. On espère que Citoyenneté et Immigration Canada assumera un leadership pour favoriser une meilleure collaboration et un meilleur partage à cet égard », estime Mme Kenny. 

La FCFA accueille 100 participants à la 9e Journée de réflexion sur l'immigration francophone

25 février - Lundi prochain, une centaine de chercheurs, d'intervenants communautaires et de représentants gouvernementaux participeront à la 9e Journée de réflexion sur l'immigration francophone. Coordonnée cette année par la FCFA, la Journée est un rendez-vous annuel où les participants font le point sur les grands enjeux et défis en matière d'immigration francophone.

Les discussions seront également diffusées sur le web. Pour plus de renseignements et pour connaître le programme de la Journée, visitez notre Portail de l'immigration francophone.

Déclaration à l'occasion des audiences de la Cour suprême dans la cause Caron-Boutet

13 février - La présidente de la FCFA, Marie-France Kenny, a émis la déclaration suivante en ce jour où la cause Caron-Boutet est entendue par la Cour suprême du Canada :

« Nous vivons aujourd’hui un moment historique dans le parcours des communautés francophones et acadiennes. D’abord parce que l’enjeu sur lequel le plus haut tribunal de notre pays sera appelé à trancher, c’est le statut linguistique de l’Alberta, de la Saskatchewan et des Territoires du Nord-Ouest. Ensuite parce que ces audiences marquent l’aboutissement d’une démarche qui a débuté en 2003 avec un citoyen Franco-Albertain qui, du moment qu’il a senti que ses droits linguistiques étaient lésés, a décidé d’aller jusqu’au bout pour les faire respecter.

Je tiens à saluer la ténacité de Gilles Caron et de son co-demandeur Pierre Boutet. Je tiens aussi à  exprimer toute notre solidarité avec l’Association canadienne-française de l’Alberta, l’Assemblée communautaire fransaskoise et la Fédération des associations de juristes d’expression française, qui sont toutes trois intervenantes dans cette cause. Aujourd’hui, toute la francophonie est avec vous ». 

La FCFA dévoile le programme de la 9e Journée de réflexion sur l'immigration francophone

10 février - La FCFA est heureuse de dévoiler le programme de la 9e Journée de réflexion sur l’immigration francophone, qui aura lieu à Ottawa le 2 mars prochain. La FCFA invite les chercheurs du milieu universitaire, les intervenants communautaires en immigration francophone et les représentants gouvernementaux à s’inscrire d’ici le 20 février pour participer à cet événement.

« Depuis 2007, la Journée de réflexion sur l’immigration francophone est le rendez-vous par excellence pour faire le point sur les grands enjeux auquel nous faisons face dans ce dossier. La FCFA est fière d’assumer cette année la coordination complète de cet événement, avec l’appui d’une variété de partenaires. Notre objectif est de générer des discussions riches qui vont nous outiller pour mieux travailler ensemble pour le bien des immigrants et des communautés », souligne la présidente de la FCFA, Marie-France Kenny.

Le programme prévoit notamment une discussion sur le nouveau système Entrée Express et les conséquences sur le recrutement d’immigrants francophones et l’engagement des employeurs.

« Avec Entrée Express, le gouvernement compte beaucoup sur les employeurs, mais sont-ils prêts à jouer le rôle qu’on attend d’eux en appui à l’immigration francophone, et quels sont les incitatifs pour qu’ils le fassent? Voilà des questions dont on discutera », précise Mme Kenny.

Les participants à la Journée seront également appelés à réfléchir sur la question du « parcours francophone », c’est-à-dire une approche « par et pour » visant à établir un lien étroit entre les nouveaux arrivants et les communautés de langue française. La Journée se terminera avec une réflexion comment les intervenants communautaires, gouvernementaux et universitaires peuvent mieux collaborer en matière de recherche et de données probantes.

Le programme de la Journée, ainsi que les renseignements pour l’inscription, sont disponibles sur le Portail de l’immigration francophone.

La Journée de réflexion sur l’immigration francophone est rendue possible depuis neuf ans maintenant grâce à la collaboration et à l’appui financier annuel de Citoyenneté et Immigration Canada (CIC). 

Déclaration de la FCFA à l'occasion du Mois de l'histoire des Noirs

3 février - La présidente de la FCFA, Marie-France Kenny, a émis la déclaration suivante à l’occasion du début du Mois de l’histoire des Noirs :

« Célébrer le Mois de l’histoire des Noirs, c’est célébrer notre « nous » collectif. Nous ne sommes plus seulement les Boudreau, Doiron, Doucet, Lalonde, Déquier ou Lanthier; nous sommes aussi les Ndoye, Keita, Augustin et Mbonimpa.

On parlera beaucoup, ce mois-ci, des accomplissements de la communauté noire. Tout en soulignant ces accomplissements, je tiens à ce qu’on se rappelle que cette communauté fait pleinement partie de notre francophonie. Célébrons comment ceux et celles qui forment cette communauté contribuent de mille et une façons à faire en sorte que nous pouvons vivre en français, que ce soit comme enseignants dans nos écoles, comme gens d’affaires ou artistes, comme agents de développement communautaire ou comme francophones dédiés qui siègent aux conseils d’administration de nos organismes et de nos institutions.

J’invite tous et toutes les francophones du pays à participer aux nombreuses activités qui ont lieu cette année pour marquer le Mois de l’histoire des Noirs en français ». 

Déclaration de la FCFA concernant les décisions du CRTC en matière de programmation locale

29 janvier - La présidente de la FCFA, Marie-France Kenny, a émis la déclaration suivante suite à la publication des premières décisions du CRTC sur l’avenir de la télévision au Canada :

« Lorsqu’elle a comparu devant le CRTC en septembre dernier, la FCFA a sonné l’alarme par rapport à l’effritement de la programmation télévisuelle locale en français au pays et a fait valoir l’importance de créer un fonds d’appui pour soutenir cette programmation. Aujourd’hui, le Conseil déclare qu’il n’a pas l’intention d’imposer des frais ou des redevances supplémentaires aux Canadiens pour appuyer la programmation locale. Le Conseil est d’avis que toute aide supplémentaire à la programmation locale devrait venir d’une réallocation des contributions existantes au système canadien de télévision.

Par contre, le CRTC remet toute cette question à plus tard en annonçant qu’il lancera au cours des prochains mois un examen complet de la situation et du financement de la télévision locale. La FCFA ne comprend pas pourquoi, au terme d’une consultation majeure comme Parlons télé au cours de laquelle le CRTC a entendu des milliers d’intervenants, le Conseil estime devoir faire encore une autre étude avant de prendre des décisions sur cet enjeu.

Pendant ce temps, l’érosion de la programmation locale se poursuit, comme on a pu le voir en décembre avec l’annonce de la réduction de la durée des bulletins de nouvelles régionaux de Radio-Canada.

La FCFA est d’ailleurs déçue que le CRTC n’ait pas fait mention, dans sa décision de ce matin, de la situation particulière des communautés francophones en situation minoritaire en matière d’accès à des contenus télévisuels locaux dans leur langue ». 


Lien : Décision du CRTC - Transmission en direct des signaux de télévision et programmation locale

Rentrée parlementaire : la FCFA demande des engagements sur l'avenir de CBC/Radio-Canada

26 janvier - Alors que les travaux reprennent au Parlement, la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada enverra cette semaine à tous les députés et sénateurs une lettre leur demandant de manifester leur appui à CBC/Radio-Canada. La FCFA tient à ce que les parlementaires spécifient, en ce début d’année d’élections, comment leur parti entend garantir l’avenir à long terme d’un diffuseur public qui s’effrite de plus en plus rapidement.

« Pour beaucoup de francophones vivant dans nos communautés, Radio-Canada est la seule source de programmation locale en français, tant à la télévision et à la radio que sur Internet. Si Radio-Canada venait à disparaître, à plusieurs endroits, il n’y aurait tout simplement plus de programmation locale en français. Ce n’est plus un scénario fantaisiste que l’on décrit là, mais bien une possibilité réelle », déclare la présidente de la FCFA, Marie-France Kenny.

La FCFA note que la semaine dernière, le Nouveau Parti démocratique a déjà annoncé des engagements précis à l’égard du financement et de la structure de gouvernance de CBC/Radio-Canada. La Fédération apprécie ce geste d’appui au diffuseur public et estime qu’il s’agit d’un pas dans la bonne direction ; elle espère que les autres partis feront de même.

Cependant, face à la fragilisation croissante du diffuseur public, la FCFA prône aussi un moratoire immédiat sur les coupures annoncées par CBC/Radio-Canada dans sa stratégie quinquennale 2015-2020. La Fédération réclame également la mise sur pied d’une commission indépendante chargée d’entendre les Canadiens et les Canadiennes et de faire rapport, notamment, sur le rôle du diffuseur public au XXIe siècle et sur la capacité de CBC/Radio-Canada de s’acquitter de son mandat avec ses ressources actuelles.

« À notre avis, on est en train de démanteler des pans entiers de CBC/Radio-Canada sans avoir même demandé aux Canadiens et aux Canadiennes ce qu’ils en pensaient. Il est temps d’avoir une vraie conversation nationale sur l’avenir de notre diffuseur public », souligne Mme Kenny. 

Jugements de la Cour d'appel des TNO en matière de droits scolaires : la FCFA inquiète des répercussions possibles ailleurs au pays

19 janvier - La FCFA craint que deux jugements rendus par la Cour d’appel des Territoires du Nord-Ouest créent des précédents pour l’interprétation des droits scolaires ailleurs au pays. Dans ces décisions rendues le 9 janvier dernier, la Cour a renversé des jugements favorables à l’agrandissement des écoles Allain St-Cyr (Yellowknife) et Boréale (Hay River).

La FCFA trouve alarmante, notamment, la position des juges de la Cour d’appel par rapport à qui a droit de fréquenter l’école de la minorité et qui doit contrôler l’accès à celle-ci.

 

« Les juges disent entre autres que les gouvernements sont parfaitement justifiés de contrôler attentivement l’admission dans les écoles de la minorité, étant donné les coûts que cela représente ; d’autre part, ils affirment que le droit à l’éducation en français garanti par la Charte vise les citoyens canadiens et exclut donc les immigrants. Si on combine ces deux éléments, on a potentiellement un plan de match pour réduire la population de nos écoles et de nos communautés », déclare la présidente de la FCFA, Marie‑France Kenny.

 

La FCFA rappelle que les communautés francophones et acadiennes comptent de plus en plus d’immigrants qui, à leur établissement au Canada, ne détiennent pas encore la citoyenneté. « Va-t-on se mettre à refuser l’accès à nos écoles aux enfants de ces familles immigrantes parce qu’ils ne sont pas citoyens canadiens? C’est absolument déraisonnable comme interprétation des droits scolaires », estime Mme Kenny.

 

La FCFA est d’avis que l’approche de la Cour d’appel, dans son ensemble, va à l’encontre de la jurisprudence établie par la Cour suprême du Canada. D’ailleurs, dans le jugement portant sur l’École Allain St-Cyr, la juge Rowbotham s’est dissociée de ses collègues et a émis une opinion dissidente s’inspirant justement des décisions de la Cour suprême.

 

La Fédération estime que cette interprétation des droits scolaires de la minorité ne peut rester incontestée, et espère que la Cour suprême sera interpellée sur cette question. Le plus haut tribunal du pays entendra d’ailleurs cette semaine la cause opposant la Commission scolaire francophone du Yukon au gouvernement territorial. La FCFA comparaîtra devant la Cour suprême comme co-intervenante dans cette cause. 

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